à la Une

Perdu dans la forêt vierge, jour 10

La pirogue a fini par arriver au village.

Les autorités ont été prévenues par radio que votre héros (héroïne) est sain et sauf.

Des secours ont pris la piste et sont en route.

Racontez ses adieux avec les Indiens. Peut-être prend-il un dernier repas avec eux autour d’un feu?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

A quoi pense-t-il (elle)? Cette aventure l’a t-il (elle) changé? Comment se sent-il (elle) après toutes ces émotions? Excité, épuisé? Va-t-il (elle) retrouver ses proches? Ses amis? C’est le moment de ressortir la fiche que vous avez écrit sur lui (elle) au début de l’atelier.

Quand vous aurez dit tout cela, ce sera le moment, à votre tour, comme plein d’auteurs, d’écrire le mot…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Relisez bien tout ce que vous avez écrit. Ceux qui veulent, peuvent me joindre dans l’onglet « Contact », ou sur Facebook, d’ici le 30 avril. Je leur expliquerai comment m’envoyer leur texte. Les 3 histoires les plus haletantes, ou drôles, ou émouvantes seront ensuite publiées sur mon site!

Merci d’avance à tous les participants et bon courage pour la suite du confinement!

Sophie Humann

 

Perdu dans la forêt vierge, texte de Tom

Perdu dans la forêt vierge

Par Tom

Mon héros

Prénom : Tom
Age: 18 ans
Nationalité: Franco-portugais

Description physique :

Musclé et mince
Taille moyenne Cheveux châtain, court Yeux marron

FORCES :

Court vite, sportif
A du courage
De l’humour
Sait parler plusieurs langues A un grand cœur

SES PEURS :

Serpents (ophiophobie). Araignées
Alligators
Piranas

FAIBLESSES

S’énerve rapidement Impatient

ENEMIES :Araignées

Amis
Jules, Léo, Evann et Kelyan

PERDU DANS LA FORET VIERGEDe Tom SOARES – 9 ans

Jour 1 :

page1image8784page1image8944page1image9104page1image9264page1image9424page1image9584page1image9744page1image9904page1image10064page1image10224page1image10384page1image10544

S.O.S. DEMANDE AUTORISATION D’ATTERIR !

Jour 2 :

Dans le cockpit tous les voyants sont au rouge et de la fumée s’échappe du moteur. Tom comprend très vite qu’il y a un problème, il doit atterrir de toute urgence. Mais à travers la verrière de son avion, il ne voit que des arbres à perte de vue. Mais où va-t’-il ce poser dans cette immense forêt amazonienne. L’angoisse monte en lui, ses mains tremblent, seraisse la fin ?

C’est à ce moment là qu’il aperçoit au loin une zone dégagée où il pourra atterrir sans trop de dégâts. C’est plein d’espoir que Tom amorce alors la descente, mais la mission s’avère très périlleuse… Une des ailes est maintenant en feu. Comment va-t’-il faire ? La descente est de plus en plus difficile à gérer, la sueur coule de son front, il a les mains crispées sur le manche et tente tant bien que mal de maîtriser l’avion.

Après plusieurs minutes qui lui semblent interminables il parvient enfin à atterrir!
En sortant de l’avion, Tom aperçoit devant lui d’immenses montagnes, une rivière et de majestueux arbres verts de différentes tailles. Il était tellement en panique qu’il tituba en sortant de l’avion. Il décida alors de s’assoir sur une pierre afin de retrouver ses esprits.

JOUR 3

Il pensait à tout ses proches : sa maman, ses grands-parents, sa cousine et ses animaux ! Le désespoir s’était emparé de lui. Dans sa tête tout était chamboulé …. il ne pouvait contacter personne car la radio était H.S. Tom désespérait de plus en plus et ses craintes n’étaient pas prêtes de disparaître. ……

Des bruits étranges et terrifiants émanant de cette forêt lui glaçaient le sang…… Cherchant autour de lui un objet pour se protéger, Tom se rappela avoir un canif dans son sac à dos, mais où était-il ? Ah oui, il l’avait laissé dans l’avion !
Il se précipita à l’intérieur du cockpit et chercha tout autour de lui, mais où était ce fichu sac !!!!! Ah ! Il était là, sous le siège. En se hâtant pour le récupérer il se cogna la tête contre la carlingue de l’avion, il avait très mal, mais le plus important à cette instant là n’était pas la douleur ! Il saisit le sac d’une main ferme et commença à sortir tout ce qui s’y trouvait : une lampe torche, un hamac plié en deux, une boussole à moitié cassée, « mais où était ce canif !», des biscuits de survie, une petite bouteille d’eau, un crayon à papier, un livre intitulé « Plus que 7 jours à vivre », cette dernière trouvaille ne le rassura pas du tout ! Mais il n ‘avait pas le temps de s’attarder dessus, et l’envoya valdinguer à l’autre bout de l’avion !

Après avoir mit la main sur le canif qu’il rangea immédiatement dans la poche de son pantalon, il remit toutes ces affaires dans son sac, le mit sur son dos et sortit de l’avion. En se dirigeant vers la rivière pour se rafraichir il remarque une pierre sur laquelle était gravé un étrange code « Uwku nc tkxkgtg ». Tom se demanda qu’est-ce que cela voulait bien dire et surtout qui avait bien pu l’écrire ? Il le déchiffra et comprit qu’il y était écrit : Suis la rivière……

Après avoir longuement hésité car cela pouvait s’avérer être un piège, il se décida quand même à suivre l’indication.

page2image28880page2image29040

Jour 4 :

Sur son chemin Tom entendait divers sons comme celui de la rivière, du chant des oiseaux tropicaux, des grenouilles, des crapauds de pluie, des crissement des cigales et des singes hurleurs……. autant d’animaux qui peuplaient cette forêt amazonienne. Tom se dit que cette dernière était dotée d’une très belle bio diversité. Il y avait du vert à perte de vue, des colibris venaient ce poser sur les fleurs exotiques, de gros rochers déviaient le cour normal de l’eau, le sol était terreux et les arbres avaient d’énormes racines qui pour certaines représentaient des obstacles.

L’odorat de Tom était lui aussi très sollicité par les nombreuses variétés de plantes présentent dans cette forêt : plante perroquet, guyapi, fleurs exotiques… En plus de sentir bon elles étaient magnifiques, Tom n’avait jamais vu de couleurs aussi vives. Toute cette beauté avait réussi à prendre le dessus sur ses peurs !

C ‘est donc confiant qu’il s’approcha de l’eau pour y contempler les poissons. Elle était si cristalline qu’il y plongea la main dedans… C’est à ce moment là qu’il s’aperçut que les poissons n’étaient pas aussi pacifiques qu’il le croyait, il s’agissait en fait de PIRANAS ! Une bête féroce assoiffée de sang ! Une des phobies de Tom ! Bien que rapide Tom n’eu pas le temps de retirer sa main : Pirana 1 – Tom 0. Il avait une de ses sangsues qui s’accrochait à son annulaire ! Tom entra alors dans une danse un peu spécial, il sautait à droite, à gauche, se roulait au sol, secouait la main énergiquement afin de se débarrasser de cet indésirable ! Finalement la danse énergique de Tom eu raison du pirana !

Epuisé Tom s’assit à même le sol pour se reposer et s’endormit sans même sans rendre compte……
« 12H00 …… j’ai faim…. qu’est-ce-que je vais bien pouvoir prendre…. des nuggets ? Un croque MCDO ? Des frites ? Un Big Mac ? Un double cheese ? »

Une douleur au ventre le tira de son sommeil, Il avait faim, mais point de MC DO à l’horizon, adieu double cheese…… ! Tom se rendit à l’évidence, personne à l’horizon pour le servir. Il entreprit donc de se mettre à chercher de la nourriture pour manger. Par chance, la forêt offrait à Tom un buffet de fruits, de noix et de baies à volonté : des mangues, des citrons verts, des ananas, des fruits de la passions, des coquerets, des bacabas, …. Il n’avait que l’embarras du choix ! Mais les yeux de Tom furent attirés par un fruit qu’il ne semblait pas connaître. Celui-ci était d’aspect rond, petit et de couleur violet foncé. Tom voulait attraper le fruit mais il ne savait pas comment faire pour grimper tout là haut, il regarda autour de lui et vu une liane, il s’accrocha à cette dernière qui céda aussitôt. Tom se retrouva sur les fesses avec un air hébété… De nature persévérante, il se releva immédiatement pour saisir une autre liane qu’il testa en tirant dessus afin de s’assurer qu’elle ne céderait pas sous son poids. Il se hissa jusqu’en haut de l’arbre, cueillit quelques uns de ses fruits, les mit dans ses poches et redescendit au sol. Après avoir inspecté visuellement le fruit, il le sentit : celui-ci avait une odeur très originale de cassis et de cacao,….il était forcément comestible pensa Tom. Il fut agréablement surprit par son goût qui ressemblait étrangement à celui du chocolat. C’est là qu’il se rappela qu’il connaissait ce fruit, il s’agissait des drupes d’açaï, un fruit aux propriétés très énergisantes !

page3image29528

Après un bon festin Tom s’aperçut que la nuit commençait à Tomber et se rendit à l’évidence, il n’irait nul part aujourd’hui. Il décida donc d’accrocher son hamac et de passer la nuit sur place.

Jour 5 :

Malgré un début de nuit un peu agité du fait des nombreux bruits inconnus de la forêt, Tom avait bien dormit. C’est donc requinqué qu’il entama sa deuxième journée d’exploration…… Après bien sur avoir pris un bon petit déjeuner de fruits !

Après quelques minutes de marches, Tom se retrouva face à un sentier qui s’enfonçait dans la forêt. Téméraire il décida de le suivre, pensant que ce chemin pourrait le conduire à un petit village ou à un campement d’indiens.

Après trois heures d’une marche harassantes à travers une végétation dense, qui a obligé Tom à se frayer un passage à l’aide de son couteau, son bras gauche est maintenant ankylosé. Tom est sur le point d’abandonner quand…Est-il entrain de rêver ? Face à lui, caché par la végétation un temple ! Il était gigantesque. A vu d’oeil il avait l’air de mesurer plus de 20 mètres de haut et sa forme était rectangulaire, il était entièrement fait de pierres, Tom se demandait à quel civilisation pouvait bien appartenir ce dernier. Curieux le garçon alla examiner le temple de plus près.

Plus il montait et plus il était stupéfait par ce qu’il voyait… le temple avait beau être en partie détruit il n’en demeurait impressionnant par sa beauté.

page4image31696

En s’adossant à une pierre Tom déclencha l’ouverture d’une trappe. Suspicieux, il s’en approcha très lentement et tenta de voir ce qu’il s’y trouvait à l’intérieur, mais l’obscurité était telle qu’il ne voyait rien. Prenant son courage à deux mains, il s’engagea dans la trappe. Sa progression était lente mais certaine, quand il sentit que quelque chose lui chatouillait les cheveux, il sortit sa lampe torche, recula et là , devant lui pendu à son fil, une énorme tarentule toute velue l’observait de ses 1,2, 3 ? NON de ses 8 zeux ! Il poussa un énorme cri et rebroussa chemin, Tom n’avait jamais couru aussi vite, à ce moment il n’avait rien à envier à Usain BOLT!

Jour 6 :

Reparti dans son exploration, Tom commençait à avoir très faim, les fruits ne lui suffisaient plus. Il se lança alors dans un nouveau périple, la pêche. Mais comment allait- il faire pour attraper des poissons, il n’était pas réputé pour être aussi adroit qu’un grizzly, bien au contraire…. il était aussi adroit qu’un manche à balai. Mais la faim qui le tiraillait l’obligea à tenter quelque chose……. Il regarda autour de lui à la recherche d’idée pour confectionner une lance. Il se rappela d’une série où le personnage avait créé une lance à partir de branches. Il se mit alors à la recherche d’une branche suffisamment épaisse et grande qu’il affuta à l’aide de son canif.

Tom était fier du résultat obtenu, il se lança alors à la conquête de la rivière et de ses nombreux pirarucu. Il ne réussit pas du premier coup mais sa persévérance finit par payer. Il attrapa un magnifique spécimen d’1 mètre ! Il allait se régaler, mais avant ça il devait s’attaquer à ses larges écailles dures comme l’acier. Il prépara un feu avec l’aide de branches et de cailloux, une fois ce dernier allumé il grilla le poisson aussi nommé

« morue d’Amazonie ». Ce festin, avait rassasié Tom, il était maintenant temps d’aller se coucher. Il installa son hamac entre deux arbres et s’effondra dessus !

00h00, Tom est réveillé par une douleur aiguë à la jambe. Il aperçoit dans la pénombre un corps poilu dont l’envergure des pattes avoisine les 25 cm, qui quitte subrepticement son hamac…….

Jour 7 :

Tom commençait à délirer, il voyait des étoiles partout autour de lui, il entendait même des arbres qui parlaient entre eux, leurs échanges étaient d’ailleurs des plus étranges, Tom avait l’impression qu’ils étaient entrain de parler de lui :

page5image6000

– Tiens papa est-ce encore un de ces humains qui vient pour nous assassiner ?

-Mais non boulle ils ne sont pas tous comme ça, il a l’air très gentil celui là, regarde il est plutôt mignon, il pas très grand, un peu frêle, et puis il a surtout l’air perdu ! Non vraiment je pense qu’il ne ferait même pas de mal à une mouche….
-Papa tiens pourquoi on ne ferait pas comme eux ?
-Comment ça ?
-Bah oui, une petite branche sur la tête et Hop un de moins….
-Non fiston, on n’est pas comme eux,
-Allez s’il-te-plait plait papa un en moins ce n’est rien, eux c’est des milliers d’arbres comme nous qu’ils assassinent honteusement, sans aucune pitié sans parler des animaux !
-Et qu’est-ce-que cela te ferait Boule ?
-Comment ça ?
-Tu insistes pour lui faire du mal, mais que t’as t’il fait lui ? -Doit-il être tenu pour responsable de tout ce que font les autres ?
-Et nous papa ? Qu’est-ce qu’on leur a fait ? Tu m’as toujours appris qu’on était essentiel pour eux, grâce à nous l’atmosphère qu’ils polluent eux même est purifiée. On absorbe leur gaz carbonique et on leur rejette de l’oxygène qui est essentiel pour eux et comment nous remercient-ils ? COUIC…… alors moi je dis plus de pitié !
-La violence ne résout pas tout mon petit boulle….
-Et nous pourtant on l’a subit leur violence, tu te rappelles l’année dernière, tous les feux ????? on a faillit y passer, je te rappelle que Tata Ginette et oncle Georges n’ont pas eu notre chance ! et puis tous les amis qu’on a perdus, Gérard le Koala et toute sa famille, Zozo le paresseux, Mimi la fourmi et toute sa colonie, Jeanne le Tatou géant, Titeuf le ouistiti pygmée, Carmit…
-Mais peut-être que les humains ne sont pas responsables…
-Hein, quoi !!!!!! pas responsable ? si ! ce sont des assassins ! les feux ce sont eux qui les allument pour avoir plus de terrain ! et la déforestation ce n’est pas eux aussi ? tout ça pourquoi ?
-Ca suffit maintenant Boulle, je sens beaucoup de colère en toi…
-Oui papa, je suis très en colère, très en colère contre eux et je ne suis pas le seul ! Comment ça ?
-Oui j’ai entendu dire par des amis que je n’étais pas le seul à être en colère ! Perlinpinpin le vent et Mimine la mer et Carlin le pangolin ont décidé d’agir ! La révolution est en marche papa et je veux en faire parti !

–  La violence ne résout pas tout mon chéri et comme je te l’ai dit ils ne sont pas tous comme ça…. Regarde cette petite fille dont on a entendu parlé… Tu sais cette militante écologiste suédoise……Ah….. son nom m’échappe..

–  Greta Thunberg…..

–  Oui, voilà c’est ça !

–  Oui bah une c’est pas beaucoup….

–  Mais non mon chéri elle n’est pas seule et puis ils sont de plus en plus à ce soucier de l’environnement.

–  Oui peut-être mais en tout cas s’ils continuent comme ça, sa va faire mal !!!!

Tom était terrifié il était clairement entrain de délirer, depuis quand les arbres parlaient ? Et puis le sol qui tremblait et qui zigzaguait, il ne se rappelait même plus où il était et comment il s’appelait. Sa jambe gonflait de plus en plus, il ne pouvait plus marché et s’écroula par terre. Il avait de la fièvre et il n’y avait aucun village à coté. Il était perdu…..Tom finit par s’endormir.

Jour 8 :

Tom se réveilla brièvement à plusieurs reprises, il avait l’impression qu’il se faisait transporter et que les arbres se mouvaient autour de lui.
Quand Tom se réveilla, la fièvre était tombée. Il n’était plus au même endroit. Il était couché sur un lit de feuilles. En observant tout autour de lui il s’aperçut qu’il était dans une cabane en chaume. Il se releva et constata que sa jambe n’était plus gonflée mais recouverte d’une étrange mixture …..

Des éclats de voix, le tirèrent de ses pensées. Au loin, un petit groupe de personnes se parlaient entre eux dans un dialecte qu’il ne connaissait pas. Ils étaient vêtus de simples pagnes de tissu rouge et couverts par des pigments rouge et noir.

Un des hommes de la tribu qui avait remarqué que Tom les observait se dirigea vers lui et se mit à lui parler. Tom était perdu car il ne comprenait pas un traître mot de ce qu’il lui disait. Devant le visage hagard de Tom, l’indigène pointa son doigt vers sa jambe. Tom comprit qu’il devait être entrain de lui demander comment allait sa jambe. Tom fit un signe de la tête en guise de remerciement, mais comment allaient t’ils pouvoir communiquer…. il ne parlait pas leur langue, il ne savait parler que français, espagnol, anglais et….. Portugais ! Mais oui avec un peu de chance, cette tribu connaissait aussi la langue. Il tenta quelques mots en portugais auprès de son interlocuteur. Par chance, ce dernier comprenait !

L’indigène lui demanda :

« – Comment t’appelles-tu ? Et d’où viens tu homme blanc ?
– Je m’appelle Tom, je viens de France, j’étais dans un avion pour me rendre chez un de mes amis mais suite à un problème, j’ai été obligé d’atterrir en pleine forêt. Heu,….. Pourquoi me regardent-ils tous comme ça ?

– Il ne faut pas leur en vouloir, ils sont très méfiants depuis l’assassinat de notre chef Emyra Waiapi.

page6image24616page6image24776

 

–  Que c’est-il passé ?

–  Les autorités nous ont dit qu’il était mort noyé mais c’est faux, il a été lâchement assassiné. Cela faisait des années qu’il protégeait la forêt des riches hommes blancs qui convoitent nos terres pour l’or, le fer et le cuivre qui s’y trouve !

–  Mais c’est scandaleux !

–  Que veux-tu petit, certains hommes blancs sont prêts à sacrifier l’Amazonie aux intérêts des lobbies, des industries minière, agroalimentaire et forestière et pour cela ils sont prêt à tout…

–  Nous ne sommes pas tous comme ça !

–  Nous le savons bien petit, c’est bien pour cela que nous t’avons secouru, tu étais très mal en point !

–  Je ne me rappelle même pas ce qui c’est passé, à part que je dormais et que je me suis réveillé avec une forte douleur à la jambe……. Ah oui j’ai cru voir une grosse bestiole……

–  Les traces de morsures sur ta jambe sont celle d’une mygale, heureusement pour toi leur morsure est rarement mortelle ! On t’a trouvé à temps car tu aurais pu mourir à cause d’une surinfection !

–  Mais je suis resté combien de temps endormi ? Et comment avez-vous fait pour me soigner ? vous n’avez pas de médicament…

–  Pour tout te dire tu es resté quatre jours endormis et nous t’avons soigné grâce à notre arbre le plus sacré, le YAPUKURIWAHU !!!!!

–  YAPUKU…… quoi ? mais comment un arbre peut-il soigné ?

–  Chaque arbre possède des vertus médicinales, nous n’avons pas besoin de pharmacie nous ! L’écorce de cet arbre à des propriétés qui ont fait baisser ta fièvre et nous avons traité ton infection à l’aide de plantes médicinale.

–  Mais au fait, quel est ton nom ?

–  Arbvie »

Ils passèrent une bonne partie de la nuit à échanger sur leurs modes de vie si différente l’une de l’autre. Arbvie lui conta notamment de nombreux mythes qui subsistaient autour d’esprits qui habitaient la forêt amazonienne.
Avant d’aller enfin se coucher, l’indien proposa à Tom de partir dès le lendemain pour se rendre vers le village le plus proche, Bogotá, qui était situé à plus de 3 jours en bateau de leur village. De là-bas, il pourrait contacter et rassurer ses proches.

Jour 9 :

Après une très courte nuit, Tom fut réveillé par Arbvie. Il était temps de partir. Tom était à la fois partagé par un sentiment de joie mais également de tristesse. Tous les indigènes s’étaient rassemblés pour faire leurs adieux au petit homme blanc. Une profonde mélancolie s’empara de lui à l’idée de quitter ce peuple.

Tom monta dans la pirogue avec Arbvie et deux autres indigènes prénommés Bruno cuisse et Fred bouche. Si Tom avait compris l’origine du prénom d’Arbvie il ne s’expliquait pas celui des deux autres…..

Bruno cuisse était assez petit et gringalet alors qu’à l’inverse, Fred Bouche était très costaud et il devait à vu d’œil mesurer 2 mètres. Tom se demanda comment ils allaient tous tenir dans la pirogue….

Arbvie embarqua sur leur moyen de navigation des victuailles. Ils étaient prêts à partir. Tom savait que leur périple risquait d’être semé d’embûche.
Une fois partie du village des indigènes, Tom échangea avec Arbvie sur certains des fruits qu’il avait prit avec eux. L’un deux attirait particulièrement son attention, il avait l’aspect d’une poire, un goût assez sucré et il sentait l’abricot. En voyant l’air curieux de Tom, Arbvie ne put s’empêcher de rire. L’homme blanc avait l’air de découvrir la papaye !

Soudainement le visage de Tom laissa place à l’effroi. devant eux une gigantesque cascade !
Bruno Cuisse demanda à Tom de bien s’accrocher à la pirogue !
Les trois indiens se munirent d’une branche chacun pour tenter de maitriser la descente. La chute fut vertigineuse, Tom eut l’impression que la mort lui tendait les bras.

Une fois la cascade passée ils n’étaient pas au bout de leur peine, un gavial les avait repéré et les avait pris en chasse. Arbvie ordonna à Tom de garder ses mains à l’intérieur de la pirogue pendant qu’eux tapaient dans l’eau avec les branches afin de faire fuir l’animal.

Tom tremblait de peur, allaient-ils s’en sortir ?

A la nuit tombée Tom fut réveillé par des bruits aussi étranges qu’effrayant, les trois indigènes eux ne dormaient pas et paraissaient très inquiets.
Arbvie conseilla à Tom de ne faire aucun bruit. Pour lui, il s’agissait du mapinguari, une créature sauvage et mystérieuse. C’était la plus terrifiante de la forêt tropicale ! On racontait qu’un jour, un puissant chamane avait trouvé le secret de la vie éternelle. Pour accéder à l’immortalité, il avait dut abandonner son apparence humaine pour prendre les traits d’une créature monstrueuse, au pelage rouge, dotée de griffes et dégageant une odeur fétide. Depuis ce jour, il rodait autour du fleuve et enlevait toute personne qui s’y aventurait la nuit.

Après 3 jours d’une navigation aussi épuisante que terrifiante, la ville de Bogota apparut enfin devant eux.

C’est soulagé que Tom mis un pied à terre. Il allait enfin pouvoir contacter sa famille et rentrer chez lui.

Le moment des adieux était arrivé… Ce dernier était dotant plus difficile qu’une réelle amitié était née entre Arbvie et Tom :

–  « Le moment est venu de nous séparer petit homme blanc »

–  « j’aimerai tellement pouvoir te revoir….

–  « je saurai toujours à tes côtés, dans ton cœur et tout autour de toi, à chaque fois que tu verras des arbres tu pensera à moi, » rigola Arbvie.

L’indigène ne crut pas si bien dire…
Un an après son périple, Tom avait créé une fondation qui s’appelait ARBVIE en hommage à son ami.
Cette dernière, œuvre à la lutte contre la déforestation et à l’extinction des espèces.

page9image392

Tom continue à se rendre très régulièrement en Amazonie.

page9image1320

FIN

Perdu dans la forêt vierge, texte de Chloé

Perdu dans la forêt vierge

Par Chloé 

SOS DEMANDE AUTORISATION D ATTERIR

J’ai très peur. Je sais que l’avion va tomber dans pas très longtemps. Alors je me dis « il faut que j’atterrisse et vite sinon… je vais m’écraser ». Je vois devant moi une clairière. Je suis si soulagée que je lâche les commandes, l’avion tangue puis je les reprends de justesse et j’atterris sans encombre. Les grandes forêts amazoniennes que je vois devant moi me terrifient ; je me demande combien de temps je vais rester là, des heures, des jours peut-être ? Je vois un petit ruisseau qui coule devant moi et je me dis que je ne risque pas de mourir de soif !

Dès que je descends de l’avion, je pense à ma famille ; à mon père Hans, ma mère Eléonore, ma sœur Laura et à ma tante Suzanne. Je me demande si je les reverrai un jour. Ils m’avaient pourtant prévenue que si je partais en avion, il m’arriverait malheur ! J’aurais dû les écouter ! Les reverrai- je un jour ? Et ma copine Nina ? Et mon chat Milou ? Mais quelle idée j’ai eu de dire oui à ma maitresse pour ce voyage ? J’espère qu’ils ont reçu mon message SOS ! Pourvu qu’ils soient en route ! Je rassemble dans un sac à dos le plus d’affaires possibles : Boussole, montre, carte, biscuits, gourde, papier, crayon, lampe de poche, corde, casquette, couverture, couverture anti feu, allumettes, canif, tente, K-way, hamac.

Pour commencer ma première journée dans la forêt amazonienne, je décide de regarder si l’eau de la rivière est potable. Comme je me sens très fatiguée, je décide de dormir un peu. Quand je me réveille, je sens sous ma main un contact rugueux. Je la soulève et là, je pousse un grand cri. Une mygale d’environ 20 cm était nichée dans ma main. En me voyant hurler, elle s’est repliée sur elle-même. Quelques instants plus tard, j’entends un bruit, une sorte de rugissement lointain. Ma curiosité me pousse à aller voir ce que c’est. Il y a plein de branches partout, j’entends le gazouillis de petits toucans et de petits oiseaux puis je réentends ce rugissement, mais cette fois il me semble plus proche. J’aperçois derrière un buisson deux mâles jaguars d’environ un mètre trente qui se battent ; alors je choisis de m’éloigner sans faire de bruit ; mais, manque de chance un des deux jaguars m’aperçoit et se lance à ma poursuite. Alors je prends mes jambes à mon coup, mais le jaguar gagne du terrain et se rapproche dangereusement de moi. Tout près de moi, je vois un anaconda, il est énorme. Je décide de ruser en fonçant droit sur l’anaconda puis au dernier moment je saute sur le côté dans un buisson. Le félin ne m’ayant pas vu sauter, fonce droit sur l’anaconda. Une lutte acharnée entre les deux commence. Je l’ai échappée belle !!

En revenant vers mon campement, je sens une odeur étrange et je décide d’aller voir ; c’est une carcasse d’animal en voie de décomposition. Je poursuis mon chemin.

Pas très loin du ruisseau, je vois un buisson rempli de baies, je suis tentée de les goûter mais au moment où je vais en manger, je vois un crapaud en train d’agoniser. Ce dernier en a encore une dans la bouche. Alors je me dis qu’il ne faut pas que j’en mange car c’est du poison. Juste à côté se trouve un buisson avec des cassis. J’en mange beaucoup, c’est délicieux ! 

Le soir tombant, je construis ma tente à côté du ruisseau avec un feu de camp et je vais me coucher. Je ne suis pas très rassurée.  Au loin, j’entends les derniers chants du toucan.

Je suis réveillée par une émeute sur la berge. Deux caïmans se battent. Alors, je rassemble rapidement mes affaires, et je choisis de prendre le petit chemin que je vois devant moi. Il doit bien mener quelque part ; peut-être à un village avec des habitations. Il est très endommagé, je prends beaucoup de temps pour me frayer un chemin. Je m’avance, et je vois un tapir du Brésil qui mange des feuilles. Comme je ne sais pas s’il est dangereux, je me recule tout doucement pour ne pas l’effrayer. Je continue mon chemin et croise un ara tout bleu. Il est splendide et mesure environ un mètre. Je continue ma route. Je vois un arbre avec des racines très étranges et derrière, j’aperçois un temple en ruine. Ce doit être des indigènes qui ont dû le construire il y a longtemps. Je vais visiter ces ruines. Oh ! un tityus serrulatus! Il ressemble un peu à un scorpion. Je continue et je vois des statues de dieux, de jaguars et d’autres animaux étranges. Je gravis le petit escalier qui mène à la porte, et je vois derrière le temple un village abandonné. Je décide d’aller le visiter, là, je vois beaucoup d’animaux surtout des oiseaux. Il y a des toucans, émeraude d’Olivares, aras, colibris, chouettes à lunettes… Que c’est beau ! De plus, il y a de majestueux rayons de soleil au-dessus de ma tête qui rendent l’endroit magique ! Puis, je décide de continuer de visiter le temple, il y fait si sombre que je dois prendre ma lampe de poche et là, je vois… un squelette !!! Je décide de continuer l’exploration. Je découvre des statuettes et plein de ruines.  

Le lendemain, je continue de marcher dans cette jungle. J’espère trouver un être humain qui pourra m’amener avec lui et me prêter son téléphone pour avertir ma famille et dire que je suis en vie. Mais pour le moment, je suis dans cette forêt et il n’y a personne avec moi. Je me sens si seule, mais je garde espoir. Je cherche un moyen de manger, peut-être chasser, mais je ne me sens pas à la hauteur. Il faut que j’essaie de pêcher, sinon je vais mourir de faim. Je dois fabriquer une canne à pêche ou pêcher à mains nues ; mais je préfère l’idée de fabriquer une canne à pêche. Donc je m’aventure dans la forêt à la recherche d’un grand bâton et d’une sorte de corde. Pour cette dernière, je trouve une liane banisteriopsis carapi et une branche d’arbre mais, pour ne pas abimer la forêt, j’en prends une par terre. J’assemble ma canne à pêche. Je longe l’Amazone et je vois des dauphins roses sauter. Je continue de longer la rive à la recherche d’un endroit pour pêcher et soudain, je vois un gros rocher. Je me dis que ce sera l’endroit idéal. Trois quarts d’heure plus tard, je sens quelque chose tirer, alors je soulève ma canne et je découvre un Jacunda. Je fais un feu et je le fais griller. Puis je le mange. J’adore ! Après avoir fini mon succulent repas, je décide de commencer à chercher un endroit où dormir cette nuit. J’en trouve un très sympathique avec deux arbres pas très loin l’un de l’autre. Parfait pour mettre mon hamac. Puis je vais me coucher. Je me réveille en pleine nuit avec une douleur à la jambe. Je regarde et…je vois UNE ENORME MYGALE !!!!

Je descends de mon hamac pour essayer de faire quelques pas. Je tombe et je m’évanouis. Je suis en proie à d’étranges songes. Je suis en train de faire un feu et une mygale en sort suivi par des milliers de mygales et elles me disent « piquer NAOMI ; piquer NAOMI ». Elles se jettent toutes sur moi et me piquent et j’en meurt. Je me réveille en sursaut ; j’ai très mal à la tête. Je crois que j’ai de la fièvre à cause du venin. Je sombre dans un deuxième rêve tout aussi affreux. Une araignée est sur moi et me parle et je lui réponds. Elle crie HA HA HA et d’un coup elle se transforme en ma maman et chante la chanson de « la fleur au trésor » qu’elle me chantait quand j’étais petite. Puis elle se change en mon papa et me raconte une histoire comme il le faisait tous les soirs. Elle se retransforme en mon papi et ma mamie et me fait un long câlin. J’essaye de me dégager mais elle me serre si fort que je ne peux plus sortir. Puis je me réveille en sueur.

Ma fièvre est tombée. Je suis allongée sur un lit de feuilles et je me demande où je suis. Je vois une femme arriver avec un bol de soupe ou de purée ; un peu entre les deux. Je goûte et je sens qu’il y a du miel. Je demande à la femme :

-Où suis-je ? De quelle tribu êtes-vous ?

– … ?

Je reformule plus lentement.

-De quelle tribu êtes-vous ?

-T-A-N-O-M-A-N-I

Je lui montre le bol qui contient le miel. Elle me fait un signe dans la direction des fleurs présentes dans le vase. J’en déduis que le miel provient de là. 

Elle sort et revient avec une plante écrasée dans une coupelle et me fait un signe de la manger. Elle repart précipitamment. J’aperçois à travers le rideau deux hommes qui discute avec elle, puis d’autres indiens qui arrivent. Ils ont avec eux quatre pécaris et un singe hurleur. La femme revient et avec un geste m’invite à la suivre. Je la suis un peu chancelante et on s’assied sur un banc avec au tour tous les autres indiens afin de manger. Il y a du boa, de l’anaconda, du tapir, mais aussi des bananes, du mais, du manioc, des cacahuètes et des cannes à sucre. Il y a aussi beaucoup de choses que je ne connais pas. Je mange un peu de tout et j’apprends que le fruit qui ressemble un peu à une mangue s’appelle une papaye. C’est délicieux. Puis le chef de la tribu fait un signe et tout le monde sort de table pour aller se coucher. Je retourne dans ma petite chambre et je m’endors.

Quand je me réveille la femme d’hier est là avec du miel et je le bois. Elle me fait signe de la suivre. Elle m’amène devant deux hommes. Le plus grand prend la parole.

-THA O MONTANA A COHARET ?

Voyant que je ne comprends pas, il fait des gestes. Il me montre une pirogue puis le ruisseau et enfin l’immensité. J’en comprends qu’il veut m’emmener avec lui sur cette pirogue jusqu’au village le plus proche. Alors pour montrer que je suis d’accord, je hoche la tête. Il semble comprendre. Je rassemble mes affaires et nous prenons la route. Tout le village est venu me dire au revoir. Nous partons sur la rivière IRINI. Nous naviguons pendant trois longues heures avant de faire une pause sur la berge. L’indien me fait signe de rester ici. Il part chasser un petit singe. Moi, pendant ce temps, je me mets en quête de brindilles pour faire un feu. Quand il revient, je suis en train de sortir une allumette, alors il me fait un signe pour me dire non et me montre comment allumer un feu sans allumette. En premier, il prend une brindille qu’il frotte avec une autre. Ensuite, il met de la mousse et des feuilles mortes dessus et pour finir il souffle sur le tout doucement et des flammes commencent à jaillir. Puis, nous faisons cuire le petit singe. On le mange avec comme assiette des feuilles. Je fais un signe de dormir et je montre les alentours pour demander « Où allons-nous dormir ? ».

Il me montre le sol. J’aperçois une petite grenouille jaune. Je la pointe du doigt et il dit :

-« PHY-LLO-BA-TES TE-RRI-BI-LIS »

Je répète, PHYLLO quoi ?

-« PHYLLOBATES TERRIBILIS » dit- il.

Puis, il fait un signe d’aller dormir.

Un toucan croisse. C’est l’heure de se réveiller. Nous prenons la route après avoir mangé des cassis. Nous naviguons depuis deux heures quand un caïman nous prend en chasse. Nous ne sommes qu’à un kilomètre de Santarém donc l’indien accélère la vitesse et nous arrivons à destination sans embuche. 

-« Bonjour ».

-« Bonjour » répond dis-je.

L’homme qui parle est un policier. L’indien s’enfuit.

-« Qui es-tu petite ? »

-Je m’appelle Naomie et j’ai 9 ans ½.

-D’où viens-tu ? 

-De la forêt amazonienne.

-Que faisais- tu ?

Et je raconte toute mon histoire.

-« Waouh ! »

-Pourrait-on appeler ma famille ?

-Oui, suis moi, je vais te prêter mon téléphone dans mon bureau.

-Allo, papa, maman ?

Mon père dit : « c’est toi Naomi ? »

-« Oui »

« Eléonaure, vient vite, c’est Naomi ! »

Ma mère dit : « Que s’est-il passé ? Nous étions très inquiets ! ».

Et je leur raconte mon expédition.

Mon père dit : « Nous prenons un billet d’avion et nous arrivons ! Mais où es-tu ? 

Je suis à SANTAREM.

Deux jours plus tard, ils étaient là et je me dis que finalement tout se termine bien !

FIN

Perdu dans la forêt vierge, texte de Stan et Gabriel

Perdu dans la forêt vierge

Par Stan et Gabriel 

 

« SOS demande autorisation atterrir »

homme français 30 ans Tony Gauthier

mesure  : 1, 90 m et pèse 90 kilos

brun physique athlétique

avec une petite barbe

habillé avec une veste en cuir

point fort : Ping Pong  , vitesse , conduire, force et un puissant regard de tombeur

point faible : un peu raciste , il est pas discret , frileux ,

qui sont ses amis : son faire valoir qui s’appelle Samba

ennemis : Dave la pieuvre

CHAPITRE 1 : LE CRASH

« Sos demande autorisation atterrir«

– On va tous mourir, dit Samba

Moi j’ai peur mais je garde mon calme. Je suis un bon pilote, pourtant je sens que le moteur de mon avion a des ratés. Samba, mon ami, hurle ..

Ma radio grésille, je demande de l’ aide mais je crains que personne ne puisse venir à notre secours.

Tout d’un coup l’avion chute dans une clairière. On pourrait dire par chance, en plein milieu de la forêt  amazonienne .

Nous descendons de l’ avion heureusement vivants.

Samba pousse des cris de rage:

– Mais où sommes nous? Alors c’ est ça le meilleur pilote européen et bah bravo!

Il fait chaud et humide. Des arbres a perte de vue, de gigantesques cascades nous entourent.

J’essaie par tous les moyens de garder mon calme.

Il faut que nous rejoignions la ville le plus vite possible pour reprendre notre route.

Je suis assis par terre près de mon avion, découragé, au bord des larmes.

Je vérifie dans notre garde manger et nous n’avons de la nourriture que pour de deux jours .

Je pense aux gens que j’aime. Particulièrement à Samba avec moi.

Même si il a la peau de couleur foncée, il  a été très courageux de me suivre dans mon périple.

Je suis désespéré, en plus ma radio est brouillée .

Si je ne fait rien Donald la pieuvre, heu Dave la pieuvre, mon pire ennemi va retrouver le précieux sérum et anéantir le monde !

 

Après avoir passé de longues minutes à me lamenter sur mon sort, je puise dans le plus profond de mes ressources et je me ressaisis.

Je rentre dans mon avion. J’essaie de le réparer: je vérifie le moteur, les hélices et le train d’atterrissage, en vain. Tout est hors service.

Alors je décide qu’on continuera à pied.

Je prends mon sac à dos que je ne quitte jamais, ma raquette de Ping Pong, un tas de choses qui pourraient nous servir comme : une lampe torche , une boussole , mon couteau de survie, ma gourde, mon miroir pour vérifier mon regard de tombeur, ma veste en cuir, le peu de nourriture qu’il nous reste.

J’appelle Samba qui hurle toujours de peur et de rage depuis plusieurs minutes et nous nous aventurons dans la forêt amazonienne .

Chapitre 2 : DANS LA JUNGLE

Nous avançons avec la peur au ventre dans l’immense forêt vierge. Nos yeux ont des difficultés à s’adapter, les gigantesque arbres cachent le peu de lumière que nous avons.

Mon instinct de survie me dit de suivre le lit de la rivière, ainsi en cas de besoin l’eau sera toujours présente à nos côtés .

Il fait chaud et humide. Avec ma machette j’essaie de me frayer un chemin entre les fougères et les lianes coupantes comme des lames de rasoir.

Samba n’en peu plus. Il me supplie de nous arrêter pour boire à la rivière .

A genoux, il avale de cette eau terreuse. En levant les yeux ils voit une horde de piranhas qui le fait frémir. Nous repartons.

Des bruit mystérieux nous entourent .

Je crois reconnaitre le singe hurleur qui vit à 50 m de hauteur pour manger des fruits colorés. Nous marchons tranquillement quand soudain des feuilles tremblent  sur notre droite.

Je sursaute, je bondis et me retourne d’un quart de tour: un félin au pelage tacheté sort de la forêt. 

Samba crie

– Un jaguar !!!!!

– Reste derrière moi.

L’animal nous saute dessus.

Je me débats de longues secondes.

Heureusement la félin n’a pas encore atteint sa taille adulte.

Avec ma machette je transperce la bête .

Nous nous relevons. Mon ami n’ose  même me pas regarder, je  suis dans un bain de sang.

L’ adrénaline   me fait  repartir sans même vouloir me retourner .

Après plusieurs heures de marche qui paressent pour Samba interminables nous avançons plus vite que prévu

Mais je lui inflige un rythme élevé pour son gabarit peu sportif .  La nuit va bientôt tomber. Nous installons notre  camp: des hamacs avec moustiquaire pour éviter de  nombreuses piqures  par des centaines, je dirais même des milliers  de moustiques qui rodent chaque nuit dans la forêt vierge.

CHAPITRE 3 : LA DECOUVERTE DU TEMPLE 

La nuit a été mauvaise .

Dans cette forêt des millions de bruits d’ animaux ont perturbé notre sommeil .

A l’aube, nous commençons notre deuxième jour de marche . Samba a des courbatures, certainement à cause du violent crash et de cette difficile journée de marche.

Décidément il n’a pas de physique…

Après quelques pas, je me trouve face à un sentier.

Sauvés! A mon avis nous n’avons pas dû le voir hier soir avec la pénombre.

Nous décidons de le suivre. Avec un peu de chance, nous arriverons à trouver un village pour remplir notre garde-manger, sachant qu’il ne nous reste de la nourriture que pour 24 heures seulement. Il nous faut surtout de l’eau potable car avec cette chaleur moite nous transpirons à grosses gouttes.

Peut-être pourrons nous trouver un véhicule et avancer plus rapidement?

Après 3 heures de route épuisante, je suis exténué.

J’ai trop chaud. Je glisse ma veste en cuir dans mon sac dos. Maintenant les lanières me rentrent dans la chair.

Soudain, une merveille s’offre devant nous : un temple gigantesque se tient là. Certainement la trace d’une ancienne civilisation qui vivait ici.

Les façades sont gravées d’écritures indéchiffrables.

Il ne reste que la moitié du temple, je pense que ce gigantesque bâtiment servait à des cérémonies religieuses.

A  cet instant  précis je regrette de ne pas avoir une arme à feu sur moi car il y a peut-être des rebelles may may  cachés.

Je m’ avance à pas de loup pour faire le tour des vestiges.

Machette  à la main je me retourne et je vois plusieurs arbres couverts de fruits juteux et colorés : des mangues bien mûres. Au moins ça nous assurera le repas d’ aujourd’hui.

A mon retour Samba dort presque déjà.

J’installe le camp pour la nuit. Impossible de faire du feu, à cause de cette satanée humidité.

CHAPITRE 4 : LE REVE

Une douleur intense à la jambe droite me tire de mon sommeil.

Je n’ai aucune idée de l’ heure. Je cherche ma lampe torche. Je la trouve dans ma poche de pantalon que j’inspecte. Je ne vois rien pourtant ça me brûle

Rapidement j’ ai la réponse : une mygale grosse comme mon poing sort de ma botte.

Je tremble, je n’ose même pas bouger d’un poil, j’étouffe un cri.

Samba dort à poings fermés  .

Je sais par expérience que ma jambe va gonfler, elle sera brûlante car le venin se glisse peu à peu dans mon corps.

Je ne dois surtout pas bouger parce que mes organes seraient touchés plus rapidement .

Une famille, un enfant et ses deux parents, passent des vacances dans une petite crique méditerranéenne.  

L’ eau est turquoise, le sable fin.

Un vrai petit paradis 

Le petit garçon décide d’ aller jouer dans l’ eau 

Il court vers les vagues

Quelques mètres avant d’ y parvenir un pieuvre géante sort de l’ eau.

Le père de l’ enfant se jette vers la mer 

Il soulève le petit juste à temps et le l’envoie en direction de sa femme qui l’attrape en vol

Le monstre empoigne violemment le couple avec ses longs tentacules.

La pieuvre les gobe, puis se retire dans les fond marins.

Le petit bonhomme, Tony Gauthier reste seul sur le sable, 

Il est devenu orphelin à cause de Dave la pieuvre.

J’ouvre les yeux, je sens encore l’ eau salée sur mes lèvres.

Je me touche le visage à mains ouvertes : c’est de la transpiration, j’étais dans mon rêve.

Où suis-je?

Je regarde en l’air: c’est une cabane avec des feuilles en guise de toit. Je me redresse pour m’ assoir, épuisé. Ma jambe me lance encore. Des hommes torse nu, leur lance et hache à la main, discutent dans une langue non compréhensible. Les visages de ces mystérieux personnages sont tatoués de rouge. On a du m’enlever ma veste en cuir.

Je balaie la pièce avec mes yeux:  mon sac a dos est posé sur un rocher.

Quatre hommes entrent avec des branches sur l’épaule et un sanglier sauvage pendu par les pieds au centre. Personne ne me remarque, je me lève et traverse la cabane.

Samba essaie de communiquer avec ces indiens.

Je lui demande: mais ou sommes nous?

–  Hein tu t’es enfin levé ce matin! J’ai attendu que tu te réveilles. Je me suis mis à lever le camp. J’ai essayé de te réveiller, mais impossible. Puis quand j’ai vu ta jambe gonflée et ton front en sueur, je me suis dit que tu avait du te faire piquer. Alors j’ai voulu chercher de l’aide. Je t’ai porté sur quelques mètres, j’ai crié au secours et ses gens sont sortis de nulle part : des  Waorani d’ Equateur. Tu étais quasiment mort, mais ils t’ont soigné avec cette plante, regarde!

Il me montre un tas de feuilles. On aurait dit de la menthe. En m’approchant, je reconnais l’astragale, une plante qui guérit les morsures de serpent et de mygale.

– Un des indiens va nous amener en pirogue jusqu’au village le plus proche, c’est certainement là que nous pourrons trouver un véhicule et retrouver Dave la pieuvre et sa base dans les montagnes. Le voyage durera 3 jours jusqu’à la capitale.

Je me réjouis de cette nouvelle je commence a rassembler mes idées et mes affaires: nous partons demain à l’aube, mais avant ça j’ai faim!

Après 5 heures d’attente pour le sanglier à la broche, nous partageons un diner excellent sous les moustiques et la chaleur

CHAPITRE 5 : RETOUR A LA CIVILISATION

Cela fait déjà 1 heure que nous sommes partis. Nous voguons sur le Rio Napo. L’indien ne parle pas. Je sais qu’il a peur du dangers qui rodent comme les piranhas, les caïmans, les chauve-souris vampires (qui te sucent le cou la nuit), les anacondas.

La fièvre  intense  me reprend et malgré Samba qui jacasse je m’endors.

Je ne profite pas du magnifique paysage vierge du parc national Yasuni, ni des dauphins roses qui sortent à la tombée de la nuit

Nous entrons dans le port de El coca. Je me réveille avec le bruit du forage de pétrole qui ruinent les berges et les abords de la forêt. Nous avançons à petite allure jusque au barrage.

A terre, je salue l’ indien de la main et je le remercie. Le Woraoni d’équateur ne me regarde même pas. Ils ne sont décidément pas bavards.  Samba, lui, verse une larme en le voyant partir.

Dans cette ville j’espère trouver des informations sur la localisation de la base de Dave la pieuvre. Avec mon regard de tombeur on me donnera certainement ces informations

J’espère aussi trouver un véhicule tout terrain qui nous mènera vers Quito.

Vivement que je quitte cette jungle de malheur!

FIN

 

 

Perdu dans la forêt vierge, texte d’Augustin

Perdu dans la forêt vierge

Par Augustin 

Mon personnage

Mon personnage s’appelle Rocky.

Il a 30 ans.

Il est espagnol.

Il est métisse. Il n’est ni gros ni mince, il est très grand, 1.95 m, il est châtain, il a les cheveux mi-longs. Il a les yeux marrons.

Il a un grand tatouage de lion sur le dos. 

Il est très courageux, il n’a pas beaucoup d’humour, il est très musclé. Il est souvent en tee-shirt à manches courtes, il porte souvent un survêtement marron avec des baskets.

Il n’a peur de rien sauf des lions.

Il fait très mal la cuisine, il n’a pas d’amis et ne parle pas à sa famille.

Ses seuls ennemis sont les lions.

Scène 1 : l’atterrissage.

Je suis en train de me crasher. Mon coeur bat à toute vitesse et j’ai l’impression que je vais mourir. Je vois une clairière. Je me dis que j’ai une chance de survivre. Comme je suis un très bon pilote, je réussis à atterrir sur la clairière. Je suis soulagé. Je suis un peu choqué. Je me demande comment je vais faire pour rentrer chez moi.

Scène 2 

a – découragement

Je suis découragé, je n’ai aucun espoir, je crois que je vais me faire bouffer par les fourmis. J’ai très faim, j’ai envie de rentrer chez moi pour manger une quatre fromages sur mon canapé.

b- le courage revient

Mon seul espoir est de continuer mon chemin. Je regarde ce qu’il y a autour de moi. Dans mon sac, j’ai un grand couteau, une bouteille de vodka et une gourde d’eau, un petit enfant pour le manger, un bouquin sur le foot.

Scène 3

J’entre dans la forêt. Je sens l’odeur des feuilles des arbres. Je vois des arbres partout. Il y a une rivière, je goûte l’eau, elle n’est pas bonne, il y a plein de boue et de cailloux dedans. Je crache. Dans la rivière, il y a un crocodile. 

J’entends un bruit de lion, je m’enfuis. Je m’appuie sur un arbre parce que je suis fatigué. L’écorce est dure.

Scène 4

Je vois un précipice. Après cinq heure de marche, je suis crevé. Il y avait plein de grands rochers. J’entends que le lion me suit. J’aimerais me battre avec lui.

Je vois un temple plein de végétation, je me réjouis parce que peut-être qu’il y a des personnes dedans.

Scène 5

On dirait qu’il n’y a personne dans le temples mais je garde un espoir. J’ai très envie d’y aller. Le temple est grand, tout fissuré. Il a forcément été contruit par des indiens.

Scène 6

Je fais le tour du temple, je vois des crânes, des peaux d’animaux, je vois des buches.

Je meurs de faim. Je mange l’enfants.

J’entends un rugissement de lion, il est juste derrière moi. Je n’ai qu’une solution : me battre. Je sors mon couteau, je cours vers lui, je pointe mon couteau vers lui et il avance vers moi, je lui mets le couteau dans sa gorge. Il est à terre. Je lui mets une trentaine de coup de couteau dans son dos. 

Je lui enlève la peau, je fais un feu en frottant des bâtons entre eux, je le fais cuire et je le mange.

Scène 7

Je délire. Je me fais attaquer par un troupeau d’éléphants. Ils me donnent des coups de pieds, un éléphant aspire ma tête avec sa trompe.

Scène 8

Des indiens m’ont sauvé. Je me retrouve sur des feuilles. Je me  lève et je vois une trentaine d’indiens. Ils ont des feuilles sur eux. Ils me disent tout ce qui s’est passé.

Scène 9

Un grand Indien avec des peintures sur le visage me propose d’aller dans la ville de Manaus pour trouver de l’aide. Je le remercie en lui chantant Sur ma route de Black M. Il est très choqué.

Je prends mon sac, on prend de la nourriture et on part en pirogue sur le Madeira. Nous avons une semaine de route. 

Le deuxième jour, il y a un crocodile qui troue notre pirogue, et l’Indien se fait manger le bras. Je répare la pirogue, j’abandonne l’Indien et je repars. Toute la journée, je rame. Le soir, je suis mort de fatigue. Je prends une buche, je creuse un grand trou dans la terre, je pose la buche dans le trou et rebouche le trou. J’attache la pirogue à cette buche avec la corde que j’ai volé à l’Indien. Je trouve un grand arbre, j’arrache ses feuilles et je me couche à côté du tronc avec les feuilles en couverture. Je bois un peu de vodka et je prends de la nourriture qui était dans la pirogue.

Scène 10

Je suis arrivé, tout le monde me regarde comme si j’étais un alien. Je vais au centre ville, je veux rentrer chez moi donc je demande un avion à la France.

C’est mon dernier soir ici. Je vais manger seul dans un resto. C’est délicieux. Je n’ai pas d’argent pour payer donc je demande au patron d’attendre pour que j’aille chercher de l’argent. Je pars en courant et je ne reviens pas.

Je suis soulagé, je peux enfin prendre une 4 fromages sur mon canapé. Je n’ai plus peur des lions maintenant. Je me demande si je pourrai revivre cette aventure. Cette fois, je prendrai de l’argent et trois petits enfants.

FIN

Perdu dans la forêt vierge, texte d’Arthur

Perdu dans la forêt vierge

Par Arthur et ses grands-parents

 

 

« L’aventure périlleuse de Marius James »

JOUR 1

Assis nerveusement derrière le manche de son avion, Marius James est stressé. Les gouttes de transpiration lui brouillent le regard et le font cligner des yeux. Il parvient toutefois à jeter un rapide coup d’oeil vers le bas. Le colosse australien ne repère pas de maison, pas de route, pas le moindre signe de vie humaine… Du vert, rien que du vert à perte de vue ! L’expérimenté pilote ne voit que des arbres immenses et touffus. Les jauges de son Ecoflyer s’affolent, les diodes clignotent frénétiquement.   

Le cerveau de Marius tourne à pleine vitesse, son coeur bat à 10.000 pulsations par minute. L’espace d’un instant, il pense à s’éjecter, à abandonner “Volt”, ce fidèle coucou qui l’a loyalement transporté aux quatre coins du continent. Après un dernier soubresaut, le moteur cale, l’avion se met alors à planer et à se rapprocher dangereusement du sol. Marius se saisit alors de la radio, 

-SOS, demande d’autorisation d’atterrir ! SOS, demande autorisation d’atterrir ! lance Marius James, en espérant qu’une tour de contrôle lui réponde. 

-Ici, Ecoflyer “Volt”! Mon moteur a calé, SOS, SOS !, hurle l’aventurier dans son micro.

Puisant dans l’énergie du désespoir, Marius parvient à retrouver son sang-froid. L’Australien tourne la tête et là, à moins d’un km de la zone qu’il est en train de survoler, il aperçoit un endroit qui semble plus clairsemé. Oui, c’est ça, c’est bien une clairière ! Elle paraît suffisamment grande pour y poser son avion. Cinq minutes plus tard, après avoir lutté avec les vents contraires et les bourrasques, il réussit tant bien que mal à poser les petites roues de son Ecoflyer dans cette clairière et c’est avec un immense soulagement qu’il s’extrait du cockpit sain et sauf.   

JOUR 2

Assis sur un rocher recouvert de mousse, Marius ne peut pas s’empêcher d’être inquiet. Qui va bien pouvoir deviner où il s’est posé en catastrophe ? Quelqu’un trouvera-t-il la carlingue de son coucou ? Est-ce que son SOS a été entendu par une oreille bienveillante ? Toutes ces questions tournent en boucle dans sa tête. C’est évident, il ne va jamais réussir à s’en sortir. Mais, tout à coup, le visage de sa fille, Sofia, remonte dans ses pensées, celui de son épouse Marguerite, qu’il a rencontrée à l’université de Sydney, aussi. Le souvenir de ses parents vient également l’encourager. Tous le supplient de revenir : “Tu n’as jamais rien abandonné au cours de ton existence, ce n’est pas maintenant que ça va commencer”. Marius se ressaisit alors. Après tout, dans son malheur, la situation n’est pas si sombre, il y a une lumière d’espoir : il n’est pas blessé. Et, dans la soute de son avion, il a aussi pu récupérer une boussole, une lampe torche, un trousse de premiers secours, le couteau que lui avait donné un ami de Copiapo lors d’un périple au Chili, la photo de sa famille qui ne le quitte jamais et son briquet favori, souvenir d’un voyage mouvementé en Islande. Equipé, et bien équipé, Marius peut se mettre en chemin en longeant la rivière située quelques mètres en contrebas de son avion. Sur le chemin, alors qu’il crapahute nerveusement, un crocodile surgit de l’eau et manque de le croquer. 

Après plusieurs heures de marche, et alors que cette frayeur n’est plus qu’un mauvais souvenir, c’est un jaguar qui lui barre la route. Marius ne doit sa survie qu’au bruit émis par un buffle pris au piège dans un marécage quelques mètres plus loin. 

JOUR 3

En longeant le cours d’eau, Marius s’enfonce dangereusement dans la forêt. Elle est épaisse et avec ses arbres qui montent haut, la lumière a du mal à se frayer un chemin jusqu’à si bas… C’est dans cette pénombre angoissante qu’il progresse, tant bien que mal. Les yeux et les oreilles grands ouverts, l’aviateur échoué reste attentif au moindre bruit, à tous les sons que produisent les habitants de cette effrayante jungle. Derrière lui, un craquement de branche. Marius sursaute, son coeur bat la chamade. Il se retourne brusquement pour faire face au danger… Là, à cinq mètres de lui seulement, il perçoit un mouvement. Un frisson descend dans son dos. C’est une bête et elle se rapproche. D’un coup, surgit d’un buisson un singe écureuil pas plus haut que trois pommes. Craintive, la bestiole regarde ce grand animal étrange qui semble errer dans la forêt. Il tremble plus qu’elle… 

Marius, instinctivement, tend sa main et parvient à caresser la tête du petit animal au pelage jaune doré dont les yeux sont cerclés de blanc. Dans sa patte, le singe tient une grappe de bananes, qu’il offre à Marius. Le colosse australien, qui n’a plus rien avalé depuis deux jours, accepte ce cadeau. Lui qui était affamé savoure chaque bouchée de ce fruit excellent qui lui redonne de l’énergie.  

JOUR 4

Accompagné désormais par son nouveau petit compagnon qu’il a baptisé “Cookie”, Marius découvre, sous les feuilles tombées au sol, un étrange chemin qui semble n’avoir plus été emprunté depuis des années. Avec son couteau, il entreprend d’élaguer le passage. Tout à coup, alors qu’il s’attaque à une branche plus résistante que les autres, quelque chose en haut de l’arbre se met à bouger. Marius a juste le temps de faire un pas en arrière et voit un magnifique perroquet multicolore prendre son envol depuis la cîme de ce poivrier. C’est à ce moment que ses yeux repèrent à travers les feuilles ce qui semble être un mur. Gris, il est recouvert de mousse. Prudemment, Marius se fraye un chemin entre les branches et les buissons qui gênent sa progression. Ses chevilles sont retenues par les racines piquantes des arbustes, des toiles d’araignées s’accrochent à son visage. Après trois minutes de lutte intense avec la végétation, Marius finit par arriver au pied de ce qui se révèle bien être un mur. Cookie grimpe sans difficulté sur le dessus de l’enceinte et court vers la droite. Marius suit du regard l’agile animal qui s’arrête net après avoir parcouru quelques mètres. Sous l’endroit que signale Cookie en sautant et en piaillant se trouve une porte d’entrée. Il pénètre dans le temple. Éclairées par les rayons du soleil qui se frayent un chemin par une meurtrière, des statues de dieux Incas sont entreposées les unes à côtés des autres, parfaitement alignées. L’une d’elles représente Râ, le dieu du soleil. Dans un autre recoin sombre du temple, Marius frotte un mur plein de poussière. A la lumière de la flamme de son briquet, des inscriptions gravées dans la pierre se révèlent, au sol, un objet brillant attire son regard : une amulette. Elle est en or et sur une des faces, on distingue le profil d’un homme à tête de faucon coiffé du disque solaire. Marius James la glisse dans la poche latérale de son treillis. Plus qu’un souvenir, l’australien, pourtant pas du genre à jouer les superstitieux, espère qu’elle lui portera bonheur. 

JOUR 5

Affamé depuis le début de son périple, Marius James doit se résigner à repartir dans la jungle. Avant de quitter le temple, il brise trois longues branches. Avec son canif, il les taille en pointe puis les aiguise en les frottant sur une pierre plate pour en faire des lances. Alors qu’il se frayait un chemin dans le sous-bois épais, un bruit l’interrompt. Là, sur sa gauche, un grognement, les feuilles des arbustes alentours remuent… Un grognement à nouveau ! Un pécari file à travers la végétation. Marius James a tout juste le temps d’armer son bras et envoie sans trop y croire une de ses lances dans la direction prise par le petit sanglier. 

Le soir venu, après avoir arpenté inlassablement la forêt avec son gibier calé sur ses larges épaules, Marius James décide de prendre une pause bien méritée. Appuyé contre le tronc d’un arbre immense, l’aventurier ne se doute pas qu’il vient de commettre une énorme erreur. Son périple vient de le conduire sur le territoire d’une  panthère noire. Il l’ignore, mais le fauve l’a déjà repéré et l’a pris en chasse depuis un bon moment déjà. Tapi à une dizaine de mètres, il attend le moment opportun pour attaquer. L’instinct ordonne à Marius James de se retourner. La panthère, majestueuse, se dresse face à lui, crocs à découvert et babines retroussées. Il se trouve nez à nez avec la protectrice de cette forêt bien hostile. Gêné par le pecari qu’il transporte, il parvient à jeter sa dernière lance, mais il rate sa cible. Marius James, alourdi par son précieux repas, tente tant bien que mal de courir, mais peine perdue, le félin est trop agile et se déplace trop rapidement au milieu de dédale touffu. Comprenant qu’il n’échappera pas à son poursuivant, le colosse australien se retourne et pousse de toutes ses forces un hurlement qui résonne dans toute la jungle. La bête, surprise et effrayée, stoppe net sa course et disparaît dans un buisson.     

Épuisé par la marche et par la grosse frayeur qu’il vient de se faire, il trouve quand même la force d’allumer un feu pour faire rôtir le pecari et cuire les racines de taro qu’il avait ramassées en chemin. Les quelques baies qu’il avait cueillies feront un excellent dessert. 

Fourbu mais le ventre plein, Marius James s’endort sur le hamac qu’il a réussi à se fabriquer avec sa veste et des lianes tressées. Mais dans la nuit, quelque chose le réveille. D’abord, une sensation étrange puis, petit à petit, la démangeaison se transforme en douleur intense. Marius James, en regardant au bout de son lit de fortune, comprend ce qui vient de lui arriver : une tarantule velue se carapate dans la nuit noire…  

JOUR 6

Le feu se répand dans sa jambe anesthésiée, Marius se lève péniblement pour aller récupérer sa gourde mais, à chaque pas, son état s’aggrave et la douleur s’intensifie. Elle est telle qu’il finit par s’évanouir à quelques mètres seulement de la branche à laquelle il avait attaché sa bouteille d’eau…

Le pilote rouvre les paupières. Les yeux mi-clos, il devine un papier peint vert d’eau. Cette couleur, bizarrement, le réconforte immédiatement. Elle lui est familière. Sur le mur qui lui fait face, Marius aperçoit une photo en noir et blanc qu’il connait bien. Il en a une copie toujours épinglée dans le cockpit de son avion. Celle qu’il regarde est plus grande. Elle est enchâssée dans un cadre en bois. On le voit trônant fièrement entouré de sa famille, sa fille devant lui, sa femme derrière, et ses parents sur les côtés, tous sont tirés à quatre épingles. Cette photo avait été prise lors de la communion de Sofia à Los Santos il y a cinq ans. Tandis qu’il ausculte la photo, il est interrompu par une voix, venant de loin, qui lui crie : “ Réveille-toi papa, tu as assez dormi, il est temps de prendre le petit-déjeuner ! Allez papa ! Fini la grasse mât’ !” Les yeux de Marius James se posent alors sur son bureau, celui sur lequel il a travaillé tant de fois ses plans de vol et ses missions. Il tourne un peu la tête et son regard descend sur un petit objet. Non, ce n’est pas possible ?! Comment est-ce qu’elle a pu arriver jusqu’ici ?! Marius James ne comprend pas ce que l’amulette qu’il a trouvée dans le temple inca fait sur le bureau de sa chambre à Sydney !!! 

 

JOUR 7

Il se réveille en sursaut épuisé ! 

-“Où suis-je ? Combien de temps j’ai dormi ? Comment suis-je arrivé là ? Qui m’a transporté jusqu’ici”, se demande Marius James, en nage.

Le yeux rivés sur le plafond, il aperçoit de la paille. A côté de son lit, se trouve un berceau, un feu crépite au centre de la hutte. Encore vaseux, il discerne des voix, des bruits, visiblement, il y a de la vie à l’extérieur. L’Australien se sent faible et boîte encore un peu lorsqu’il se dirige vers la sortie. Une fois à l’air libre, une grande bouffée d’air frais le ravive. Et il découvre qu’il se trouve dans un village d’indigènes. Alors qu’il déambule entre les huttes en paille et les peaux tendues, tout le monde le dévisage comme s‘il venait d’une autre planète. Un étrange bonhomme se dresse devant lui. Dans sa bouche, un énorme plateau rouge et bleu déforme sa lèvre inférieure. Il a les cheveux longs, deux tresses et est vêtu d’une longue robe noire. Sur sa tête est fixée une couronne de plumes jaunes. Ses avants-bras sont couverts de tatouages tout comme ses mollets que l’on devine sous son bermuda de la paille. 

-“Ici, c’est Waïapi !” lui lance l’indien en frappant son torse avec son poing. Toi avoir dormi deux jours pleins depuis que chasseur à nous a trouvé toi.”

Marius le regarde, se concentre pour comprendre ce qui lui dit l’indien, mais il n’arrive pas à décrocher son regard de cet immense plateau en bois qui remue à chaque fois que son interlocuteur à plumes prononce un mot. 

-“Comment m’avez-vous soigné ?”, se risque Marius.

-“Avec plante qui s’appelle lancéolé. Elle a pouvoirs magiques”, sourit le chef indien.   

JOUR 8

Quand tout a été expliqué à Marius, un autre membre de la tribu lui fait comprendre, avec des signes, qu’il lui propose de partir en pirogue avec lui. S’il parvient à descendre le fleuve encore un peu, l’aviateur imagine qu’il pourra alors rejoindre un plus grand village, et que là, il pourra peut-être trouver une radio et ainsi communiquer avec sa famille. Ni une, ni deux, sans réfléchir, Marius accepte de partir.

Le Waïapi le prévient : “Toi, bien dormir cette nuit, demain, départ à l’aube, voyage, danger ”

Marius, qui était habillé comme un Waïapi, rentre dans sa petite tente, regroupe ses affaires et en pliant son pantalon sent que son amulette porte-bonheur est toujours là, dans sa poche. Il ressent comme un pincement au coeur quand il repense à Cookie, son partenaire d’infortune et dit tout haut : “J’espère qu’il ne lui est revient arrivé.” 

Après une nuit mouvementée au cours de laquelle le colosse n’a pas beaucoup dormi sur ce lit en bois trop petit pour sa grande carcasse, le voilà prêt à embarquer sur la courte et étroite pirogue qu’il va partager avec son nouvel ami et le chef de la tribu. La barque file sur une rivière plate comme le dessus de la main. Marius James, installé à la pointe de l’embarcation, laisse sa main traîner dans l’eau. Tout à coup, l’indien qui tient le gouvernail lui crie dessus de toutes ses forces. Marius James se retourne, l’interroge du regard mais ne comprend  pas ce que lui veut l’énergumène tout rouge qui gesticule à l’autre bout du bateau. Ce n’est qu’en se remettant dans le sens de la glisse qu’il voit, là où sa main trempait une seconde plus tôt, un banc de petits poissons aux dents acérés trépigner dans l’eau. On aurait dit qu’une pastille d’aspirine effervescente avait été lancée dans l’eau. Marius James, bien content de ne pas avoir laissé un doigt aux piranhas, comprend qu’il ne se trouve pas sur un long fleuve tranquille et qu’il lui faudra être attentif à tout ce qui nage ou qui vole, et extrêmement prudent s’il veut arriver à bon port. Accroupi dans la pirogue, il passe le reste du voyage aux aguets, les yeux grands ouverts, en échangeant quelques mots avec ses coéquipiers uniquement pour se partager le poisson séché qu’ils avaient emporté. 

Son regard perçant de pilote d’avion lui permet, après douze heures de descente de voir là-bas au loin, entre les feuilles touffues, ce qui ressemble à un toit de maison, puis un autre et enfin, il distingue un embarcadère fatigué. L’objectif est là, à quelques centaines de mètres… mais avant de l’atteindre, un obstacle coupe la rivière. Un tronc d’arbre ? Non ! Ce sont deux énormes crocodiles alanguis qui se laissent flotter. Marius ne voit que les écailles du bout de leurs queues et leurs petits yeux. Ils sont fermés… jusqu’à ce que les vibrations causées dans l’eau par la pirogue les tirent de leur sommeil. D’un coup, avec leurs puissantes pattes arrières, ils se retournent et foncent à pleine vitesse sur le petit bateau. Le conducteur a stoppé le moteur, il est tétanisé par la peur et semble ne plus entendre le chef de la tribu lui crier dessus. Les deux reptiles géants avancent tellement vite qu’ils ne sont plus qu’à dix longueurs de la pirogue et de leur déjeuner… Ils ont déjà ouvert la gueule quand un vacarme invraisemblable détourne leur attention. Ce sont les pêcheurs du village qui se sont tous mis à l’eau et tapent dans des casseroles en poussant des cris. Effrayés, les crocodiles plongent et disparaissent dans les eaux boueuses de la rivière, filant se cacher dans un marigot pas loin du village.            

La pirogue, bien secouée, finit par s’amarrer au bout du quai tremblant. Tout le village s’est réuni pour accueillir cet équipage inattendu. Marius James ne peut pas s’empêcher de sourire quand il voit, parmi cette foule, à des centaines de kilomètres de la première grande ville civilisée, un des Indiens vêtu du traditionnel pagne en paille et… d’un tee-shirt de la Juventus floqué au nom de Cristiano Ronaldo, le joueur préférée de sa fille. L’Australien, en dépit de toutes les aventures qu’il a traversées pour arriver jusqu’ici, des liens qu’il a créés avec cette tribu qui lui a appris à quel point la nature pouvait être généreuse, n’a plus qu’un souhait : retrouver ses proches. Le chef des Waiapis est en train de discuter avec un autre homme. Respectueusement, ils se sont donnés une accolade qui fait dire à Marius James qu’il doit s’agir du chef du village où ils viennent de trouver refuge. Les deux hommes se tournent régulièrement vers lui, l’étranger, et à tour de rôle, le désignent de la main. Il n’y a pas de doute, c’est bien de son cas dont ils discutent. D’un coup, ils disparaissent en direction de la seule maison en briques du village. Sur le toit, une antenne immense se dresse vers le ciel et rivalise avec les arbres des environs. Les deux hommes sont allés prévenir les secours. Sa famille va enfin savoir qu’il est en vie ! En courant, Marius James se précipite dans la maison. Là, il tombe sur les deux Indiens à quatre pattes sous une table. Au-dessus d’eux, une radio. Du haut-parleur, un bruit blanc… Elle est hors-service. Le chef Waiapi enrage et répète ce qui semble être des insultes, pendant que son acolyte tripote les branchements. Rien n’y fait, aucun son ne sort de l’enceinte.
Marius James, qui s’y connait en électronique, décide de prendre les choses en main. En s’approchant de la table sur laquelle est posée le dispositif, il remarque tout de suite qu’un des boutons n’a pas été enfoncé. Il appuie dessus et là, le haut-parleur crache un son : “Poste de secours de Quaibas, vous m’entendez ? poste de secours de Quaibas, vous m’entendez ?”, répète la voix. “Je vous reçois cinq sur cinq”, répond Marius James après s’être saisi de la radio. 

-“Êtes-vous le pilote de l’Ecoflyer qui s’est abîmé il y a cinq jours dans une clairière au sud du pays ?”  

-“Oui, c’est bien moi”, répond le pilote, sentant les larmes lui monter aux yeux. 

-“Nous avons entendu votre appel au secours, mais nous n’avons pas eu le temps de vous répondre. Nous avons retrouvé la carcasse de votre avion. Nous sommes arrivés sur place dès le lendemain mais vous aviez déjà disparu, vous étiez introuvable.”

-“Pas étonnant, je suis parti en longeant la rivière dans l’heure qui a suivi mon crash… mais je n’ai jamais trouvé de chemin pour sortir de cette jungle. Je dois ma vie à un Indien de la tribu des Waiapi.”

-“Nous avons déjà envoyé une équipe pour venir à votre secours, ils seront dans le village où vous vous trouvez pas plus tard que ce soir”. 

Marius James fond en larmes, il est soulagé mais il va encore devoir attendre alors qu’il n’a qu’une hâte, revoir ses proches restés à des dizaines de milliers de km de là. 

-“Votre femme et votre fille sont venues en début de semaine d’Australie pour participer aux recherches, elles sont en route avec les sauveteurs”, conclut la voix à l’autre bout du combiné. 

FIN 

 

 

Perdu dans la forêt vierge, texte de Sybille

Perdu dans la forêt vierge

Par Sybille 

Je suis perdue dans la forêt vierge avec mes copains : Inès, ma meilleure amie, Emma, Ludovic, Emile et moi… Anaïs. J’ai 19 ans comme mes amis. Notre avion s’est écrasé.

Pour nous abriter, nous construisons une cabane avec des longues branches et de belles grandes feuilles tropicales. Heureusement nous sommes équipés, nous devions partir en exploration, donc il y a des couvertures, des habits de rechange.

Je me tourne vers Inès et lui dit : « Inès, tu veux m’accompagner chercher de la nourriture pour ce soir ? » Elle me répond qu’elle vient avec moi car on est meilleure amie depuis la maternelle et qu’elle m’aime beaucoup.

La nuit commence à tomber donc on décide de rentrer avant de se perdre… On ramène des bananes et du manioc pour le diner. Le lendemain matin, je décide de regarder dans mon sac et je vois une corde de laine et une boussole en métal. Tout à coup, je vois quelque chose de bleu. Une rivière !!! Alors je préviens mes amis : « Et les copains il y a un lac ou un fleuve, ça vous dit de vous baigner ? ». On se baigne. Tout à coup il y a un banc de perroquets. Emma hurle : « Waouh c’est trop beau !!! ». Le jour se lève et Emma, Ludovic et moi trouvons un chemin qui s’enfonce dans la forêt. Ludovic explique que cela mène sûrement à un village. Emma me dit qu’elle va chercher les autres. Après 3 heures de marche j’aperçois un temple abandonné. Je trébuche et me coupe avec une pierre. Heureusement ce n’est pas grave. Allons visiter ce temple, dis-je. Inès dit Ok, comme les autres. Le temple est abandonné et je trouve des squelettes. J’ai donc un peu peur… Je décide de rentrer à la cabane. Je retrouve des vieilles allumettes c’est bien pour allumer un feu. Cette nuit me parait longue car j’ai mal à la jambe. Le matin, je vois ma jambe toute gonflée et je décide de marcher mais j’ai trop mal. Je m’écroule par terre et hurle : « Aaaaaaaaaaaah !!! » Emile se réveille et vient m’aider. Mais juste après son aide, je tombe dans les pommes. Cette sensation est bizarre, je rêve d’être une princesse. Je vis dans un château.  J’entends des voix et je dis « Massez moi la tête, j’ai mal très mal… ». Je me réveille après plus de 48 heures de sommeil d’après Ludovic et Emma. Je vois que ma blessure commence à disparaitre. Soudain, un groupe d’indiens chasse, on se met à courir avec nos gros sacs à dos. Emma commence à parler à l’Indien : « Bonjourno ! Je m’appelle Emma on peut dormir dans vos cabanes ou vos huttes ? Il fait chaud et on n’a plus rien à manger… ». Ils nous regardent bizarrement et l’un d’eux s’écrit : « Dézartiaaa nibhusgrati manananani tirirara eeeeea !!! ». Les Indiens partent et Ludovic s’écrie : « Venez on les suit ». Après 25 minutes de marche, on arrive près d’une cascade et on voit un petit village magnifique ! Je vois une petite fille avec trois garçons qui dansent. Ils nous accueillent ils sont très sympathiques. Il y a un très bon repas : du poisson, avec du manioc et des mangues et des oranges… Ensuite, on passe une très agréable nuit dans le village des Awà au Brésil. Les brésiliens essaient de nous parler avec des dessins et on arrive un peu à comprendre : « Tu crois qu’on doit prendre le bateau tous seuls ? » me demande Emile. Je lui répond que non car ils connaissent le chemin. Alors nous prenons des kayaks. Après 2 heures de trajet, on arrive dans une ville qui s’appelle Bélem. On se dit au revoir et tout le monde parle de nous. On part à l’aéroport et on retourne en France. Je suis contente mais j’aurais voulu faire plein de cadeaux aux indiens et leur parler. C’était la plus merveilleuse aventure que j’ai vécue !

 

Perdu dans la forêt vierge, texte de Tiago

Perdu dans la forêt vierge

Par Tiago

Il était une fois un héros du nom de Mac Habanne. Agé de 18 ans et originaire de Normandie, il était moustachu, blond et portait un chapeau qu’il ne quittait jamais, sauf pour dormir. A l’écoute des autres, il était gentil et plutôt sportif. Il aimait les cannellonis. En revanche, il avait peur des piranhas.

Il n’avait pas beaucoup d’amis, son meilleur ami s’appelait Nestor. C’était d’ailleurs avec lui qu’il survolait la forêt d’Amazonie. Quand soudain l’avion tombait en panne. « Il faut vite trouver une solution », indiquait Mac Habanne. « Là, une clairière. Posons-nous ! » lui indiquait son copilote. 

L’avion parvenait à se poser sans trop de casse. Les deux aventuriers étaient sauvés. Ils cherchaient à manger avant que la nuit tombe. Un bananier se trouvait sur leur chemin. Ils pouvaient se remplir l’estomac.

Sa famille lui manquait beaucoup. Son instinct lui indiquait de suivre la rivière. Nestor récupérait une petite hache qu’il y avait dans l’avion. Ils allaient construire un radeau. Ils coupaient des branches d’arbres. La construction du radeau prenait du temps. La nuit tombait. « Demain, nous quitterons cet endroit. Il faut préparer notre départ », disait Mac Habanne. Ils récupéraient leur sac à dos dans l’avion. A l’intérieur, il y avait une gourde et deux boîtes de cannellonis.

Mac Habanne pensait à sa chérie, Hélène. Il avait une photo d’elle dans son portefeuille.

Après une nuit à se battre contre les moustiques, les deux amis partaient en radeau. Soudain, un tamarin lion volait le chapeau de Mac Habanne pour jouer avec. Il demandait à Nestor de pagayer plus vite pour rattraper le singe farceur. Mac Habanne tenait beaucoup à son chapeau car c’était un cadeau d’Hélène. Ils descendaient finalement du radeau pour courir après le tamarin.

Le singe semblait voler dans les airs puis il stoppait sa course à l’entrée d’un temple. Mac Habanne et Nestor y entraient. Ils apercevaient une grande salle très sombre. Le sol semblait lisse et visqueux. « Mais nous marchons sur des serpents ! Vite, courons ! ». Ils arrivaient à l’entrée d’une deuxième salle remplie de tamarins lions. Tout à coup, Nestor eut l’idée de sortir la hache du sac à dos. Les singes prirent peur et s’enfuirent. Mac Habanne pouvait récupérer son chapeau et il quittait le temple avec son ami. 

A la sortie du temple, Mac Habanne et Nestor essayaient de trouver des renforts. Ils appelaient à l’aide dans la jungle. Sans succès. Après une journée épuisante, ils passaient la nuit sous un arbre. Mais avant, l’aventurier décidait de pêcher du poisson et son ami de partir à la cueillette de fruits. Les pas de Nestor ressemblaient à ceux d’un éléphant. Un indigène passant dans le coin se cachait derrière les fougères. 

Mac Habanne et Nestor se retrouvaient. Scout dans sa jeunesse, Mac Habanne était un expert en feu. Au bout de cinq minutes d’efforts intenses à frotter des branches sèches, le feu s’allumait. Ils pouvaient manger les bananes de Nestor avec le tambaqui, un gros poisson pêché par Mac Habanne.

Pendant la nuit, Mac Habanne se réveillait. Il ne se sentait pas très bien, sa jambe lui faisait très mal. Une araignée l’avait piqué. Il tentait de se lever, mais il n’y arrivait pas. Allongé, il tombait dans un sommeil profond et rêvait du temps où il s’était marié avec Hélène. Ils s’embrassaient et faisaient la fête toute la nuit. C’était le bon temps, mais la douleur le réveillait à nouveau dans un endroit qu’il ne connaissait pas.

Mac Habanne demandait à Nestor comment ils étaient arrivés là. Son copain lui expliquait qu’une tribu, les Aruak, était passée par là car elle chassait près de leur campement. Les indiens avaient sauvé Mac Habanne grâce à leur guérisseur. Il s’appelait Paléchocote et connaissait toutes les plantes de la forêt. Grâce à un mélange secret, il avait empêché l’effet du poison. D’une étreinte virulente, Mac Habanne remerciait son sauveur.

Dans une langue incompréhensible, un indien rentrait dans la tente. « Pancho ! », criait-il en frappant sa poitrine avec sa main. « Moi Mac », « Moi Nestor », répondaient les deux amis. Le lendemain, au petit matin, Pancho emmenait Mac Habanne et Nestor jusqu’à la pirogue pour descendre le fleuve Tambo. Les deux hommes avaient confiance car Pancho leur parlait de Cuzco, la première ville à des kilomètres à la ronde. 

Les deux aventuriers avaient déjà entendu parler de cette ville, ancienne capitale de l’empire Inca. Mais il leur fallait naviguer trois jours pour atteindre leur but. Les trois hommes entendaient du bruit à l’arrière de la pirogue. Des piranhas voraces étaient en train de grignoter leur bateau ! Vite il fallait se dépêcher sinon ils seraient dévorés !

Arrivés à Cuzco, les secours avaient été prévenus. Mac Habanne et Nestor remerciaient Pancho qu’ils n’oublieraient jamais. Un hélicoptère les attendait, avec, à l’intérieur Hélène, qui avait organisé les recherches. Les deux aventuriers montaient à bord, sains et saufs, soulagés et heureux. Cette aventure avait changé Mac Habanne. Une chose est sûre : à présent, il aurait moins peur des piranhas !

Fin