Perdu dans la forêt vierge, texte de Faustine

Perdue dans la Forêt Vierge

Par Faustine 

Elle s’appelle Lucia, elle a 45 ans. Elle est mince. Elle est grande. Elle est blonde. Elle a des lunettes rouges. Elle a les cheveux lisses. Elle est peu forte mais elle a du courage. Elle fait des blagues nulles mais drôles. Elle ne peut pas faire le grand écart, mais presque. Elle est intelligente, a beaucoup d’amis, et adore le bleu. Elle a très peur des araignées, des sauterelles et des scorpions. Elle pense qu’elle ne va jamais y arriver, mais au final elle y arrive tout le temps. Ses ennemis sont tous les gens méchants dans les films.

Chapitre 1

SOS DEMANDE AUTORISATION ATTERRIR

Lucia était dans son petit avion, c’était une dame qui pilotait très très bien, elle en conduisait tous les jours. Mais ce jour-là, son moteur ne marchait pas. Elle s’y attendait un peu, à ce que son moteur lâche, mais pas ce jour-là ! Elle vit une chose verte, elle savait que c’était une forêt, mais elle ne voulait pas aller dessus parce qu’elle ne voulait pas voir de sauterelle et d’araignée, et encore moins de scorpion. Pendant qu’elle pense à ces choses, soudain, l’avion va à toute vitesse, et là, énorme sursaut! un encore plus gros sursaut, elle court sans rien voir et là elle tombe dans une eau. Au moins ça lui enlève sa goutte de sueur… et elle s’évanouit. Elle se réveille hors de l’eau, juste à côté, et là elle ne se souvient de rien. Elle regarde le ciel et elle a l’impression de voir un visage, son visage ! Et elle s’en va près d’un arbre et s’endort…

Chapitre 2

Tout à coup, elle se réveille et elle se demande où elle est. Mais au bout de quelques secondes, elle se souvient de TOUT : quand ça a atterri, et quand elle a eu peur, tous ses sursauts. Là, elle panique beaucoup, et là elle ressent des présences. Ce n’étaient que des hallucinations mais elle croyait que c’était VRAI. Deux minutes plus tard, elle se rend compte que c’était faux, d’un coté ça la rassure, mais d’un coté ça l’angoisse. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle se disait que d’un coté elle aurait pu parler à une personne et qu’elle aurait pu sortir d’ici. Elle s’enlève tout ça de la tête et pense si elle pourra survivre ; et là elle crie à voix haute (elle ne sait pas pourquoi à voix haute mais bon…). Du coup elle crie : « FAUT A MANGER ET PENSER A AUTRE CHOSE : ». Elle re-pense à où est son sac, et là elle court très vite vers l’avion. Elle voit son sac, elle prend son sac, se met sous un abri (parce qu’il pleuvait). Elle prend la nappe qu’il y avait dans son sac, la pose par terre, et prend tout ce qu’il y avait de sucré dans son sac. Et après, elle décide de suivre la rivière…

Chapitre 3

Après un long moment de marche elle se dit qu’il est déjà la nuit, alors elle prend plein de feuilles et elle en met dix contre un arbre, ça pourra lui faire un oreiller, et elle en met cent-dix par terre pour faire sa couverture. Le matin elle va toucher l’eau et elle crie « AAAAAAH C’EST FROID ! ». Elle lève la tête et voit un oiseau très coloré et elle se dit « mais c’est un perroquet ! ». Elle recule et se prend un fruit dans la tête parce que quand elle reculait, un fruit est tombé. Elle décide de le manger, mais quand elle veut s’en approcher, une force la retient, et elle a tellement essayé qu’elle s’évanouit…

Chapitre 4

Elle se réveille et ne touche pas le fruit du coup, elle se dit qu’elle va prendre une pêche dans son sac. Et elle en mange trois. Alors, elle va se balader, Elle marche, encore, encore, encore, et encore ! jusqu’à ce qu’elle trouve un chemin en pierre. Elle le suit encore et encore et là : un temple ! elle rentre, et là, deux serpents ! un vrai qui dort, et un faux en pierre ! Si elle appuie sur le faux, ça active un passage secret, si elle appuie sur le vrai, elle MEURT ! par chance elle appuie sur le faux. Qu’y a-t-il derrière le passage secret ? Il y a des CADAVRES ! et là non, c’est des statues. Elle voit de la paille alors elle décide de dormir dessus. Eh oui, il est déjà nuit, aussi, avec toute cette marche. Voilà le matin. Elle mange, et elle n’a plus rien à manger, qu’est-ce qu’elle va faire ?

Chapitre 5

Elle va cueillir des fruits comestibles et elle pêche. Elle est fatiguée, et elle sait où dormir. Elle va chercher son hamac et l’accroche à deux arbres. Pendant la nuit elle a mal et se réveille, et voit une mygale. Elle crie, et l’écrase, et pleure tellement elle a mal.

Chapitre 6

Elle arrête de pleurer et essaie de marcher mais elle n’y arrive pas, elle crie « A L’AIDE !!! » mais personne n’est là…. Bien sûr…. C’est évident. Et là elle voit une femme mais….ce n’était qu’une hallucination. Et elle pense « je vais mourir ?». Elle s’évanouit et elle s’endort et dans son cauchemar elle voit d’énormes moustiques, d’énormes guêpes qui la piquent partout et mille scorpions, mille araignées qui la piquent aussi, et mille sauterelles.

Chapitre 7

Lucia se réveille devant des gens, elle pense « où suis-je ? ». Les gens qu’elle ne connait pas lui montrent du sésame et de la coriandre, et c’est avec ça qu’on l’avait soignée. Elle se lève et danse avec tout le monde, ils se comprennent bien avec des signes. Ils dansent toute la journée. Le soir, quelques hommes partent à la chasse. Quelques minutes plus tard ils reviennent avec un veau. Ils le font cuire une heure et en mangent. Ils dansent encore un peu, prennent à boire, et vont se coucher.

Chapitre 8

Ils dansent encore, ils aiment ça. Quelqu’un demande à Lucia si elle veut aller à Bolivia, qui est super loin mais super beau, de toute façon c’était pour quelques jours, alors Lucia dit « oui bien sûr !!!! ». Le trajet dure cinq jours mais ils n’ont pas dormi, ils étaient déterminés. Arrivés, enfin, ils vont dormir le matin jusqu’au lendemain matin.

Chapitre 9

Lucia écoute la radio et entend qu’elle va pouvoir s’en aller. Elle se dit « super », mais elle se dit aussi « les Indiens vont me manquer ». Alors ils dansent jusqu’au midi. Ils mangent autour du feu, ils dansent, et le soir, malheur, elle écoute la radio. Ils disent « message pour Lucia : il est temps de partir »….

Perdue dans la forêt vierge…

THE END

Perdu dans la forêt vierge, texte de Ryan

Perdu dans la forêt vierge

Par Ryan

SOS demande autorisation d’atterrir. MAYDAY MAYDAY ! SOS !

Pas de réponse. Tant pis j’y vais quand même ! Kirb a peur. Il a les jambes qui tremblent et le cœur qui bat très vite. Il voit une grande clairière et il essaye d’y atterrir. Il arrive à stabiliser son avion pour se poser sans se crasher. Ouf il y arrive. Il se sent soulagé. Il sort de l’avion et découvre une grande clairière verte. Il n’y a aucun arbre autour. 

Il s’assoit sur une grande pierre. Il pose ses mains sur son visage. Il pense à sa famille, à sa petite sœur Julie qui a 12 ans et à ses parents. Il aimerait tellement être avec eux.  Il pense à son chat Malou. « Je n’ai pas de chance, pourquoi ça m’arrive à moi ? En plus je suis tout seul ». Il s’allonge et s’endort. Le lendemain il réfléchit et se dit « Que vais-je faire maintenant ? ». Il remonte dans l’avion.  Il décide de prendre son sac à dos rouge qui ne le quitte jamais et le remplit de provision : une pomme, son sandwich, des chips, des bonbons et une petite bouteille d’eau. Il ajoute un stylo, un carnet, une boussole, un couteau suisse, une lampe de poche et un hamac.

 Il commence à marcher pour trouver de l’aide. Il s’aventure dans la forêt. Il voit une rivière. Il décide de boire un peu. L’eau est froide et a bon goût. La rivière est peu profonde. Il suit la rivière en espérant tomber sur un village.  Après plusieurs minutes de marche, il commence à être un peu fatigué.  Il s’assoit sur l’herbe et en la touchant il voit qu’elle est humide. Il a faim et décide de manger. Il a tellement faim qu’il mange tout. Il regarde autour de lui. Les arbres sont très grands et leurs branches sont très longues. Il entend le bruit du vent dans les arbres et le son des oiseaux. Après quelques minutes, il reprend sa route. Il trouve par terre un grand couteau avec du sang. « Je ne suis peut-être pas seul dans la forêt ! ». Il le ramasse, le rince et le met dans sa poche. « Il me servira surement ! ». 

Kirb continue à suivre la rivière. Il aperçoit un sentier qui s’enfonce dans la forêt. « Je me demande où mène ce sentier ? ». Il hésite puis décide de le suivre. Le sentier est grand et le sol est plein de cailloux et de sable.  Kirb commence à avoir très mal aux pieds. Cela fait déjà 3 heures qu’il marche sans s’arrêter. Des branches longues et un peu dures l’empêche d’avancer. Il est gêné. Il prend le couteau trouvé et l’utilise pour couper les branches. Mais c’est difficile. Ça lui fait mal au bras. Il a envie de s’arrêter mais il ne peut pas rester coincé ici. L’endroit peut être dangereux. Kirb a très peur des serpents et il n’aimerait pas en voir un ! Il trouve le courage de continuer. Il sort du sentier et découvre un grand temple. « Waouh impressionnant ! ». Il s’avance pour le voir de près. Ce temple ressemble à une pyramide Maya. Elle est très grande et mesure au moins 50 mètres. Elle est faite de pierres. Il y a un grand escalier qui mène au sommet.

Kirb se demande si le temple est encore habité. Il fait le tour du temple mais ne voit personne. Il décide de grimper au sommet de la pyramide pour voir s’il y a un village quelque part. Il monte les marches, il s’aperçoit qu’elles sont hautes et grandes. « Elles font mal aux jambes ces marches » ! Il regarde en bas et a un peu le vertige. Il continue et arrive au sommet. « On voit tout d’ici ! ». La forêt est vraiment très grande.  En faisant le tour, il découvre une pièce cachée remplie de crânes humains. Il s’approche les voir de plus près. Il n’en avait jamais vu auparavant. Il prend un crâne entre ses mains et le regarde attentivement. Soudain, il entend le bruit d’un serpent à sonnette. Kirb lâche le crâne et hurle « non mais je rêve ! ». Le crâne se casse. Kirb a peur, il redescend à toute vitesse.

Il reprend sa route à la recherche d’un village où on pourrait l’aider. Il marche plusieurs heures sans rencontrer personne. Il est fatigué, il commence à faire nuit, il décide de s’arrêter et dormir un peu. Il sort son hamac de son sac à dos, c’était le dernier cadeau d’anniversaire que lui a offert son père. Il l’accroche à des branches. Il a faim et s’aperçoit qu’il n’a plus rien à manger. « Nom d’un petit bonhomme, j’ai tout mangé ! Que suis-je bête ! ». Il faut que je trouve quelque chose à manger ». Mais il fait nuit, ça va être difficile de chasser dans le noir. Il trouve un arbre avec des petits baies. Il en prend une petite et la goute pour voir si elle est bonne. « C’est plutôt bon ! » et en mange plusieurs. Ensuite il s’allonge et s’endort malgré les bruits des animaux. En pleine nuit, il se réveille car il a mal à la jambe gauche. Il allume sa lampe de poche qu’il avait gardé à côté de lui et l’allume. Il remonte le bas de son pantalon et voit une mygale géante ! Elle est énorme, poilue et couleur noir et orange. Il sent une piqure « aie elle m’a piqué la vilaine ! ». Il sursaute et tombe de son hamac. Il se relève et se dit « je ne reste pas une seconde de plus ici ! ». Il ramasse toutes ses affaires et reprend sa route.

Après 30 minutes de marche dans le noir éclairé par sa lampe, il sent sa jambe toute bizarre. Il s’arrête et l’observe. Elle est toute gonflée et brûlante. Il commence à paniquer et à avoir très chaud. Le venin de la mygale qui l’a piqué commence à faire effet. Il continue de marcher mais il commence à trembler et il s’effondre par terre. Il vomit. Il se met sur le dos et voit tous les arbres tourner au-dessus de lui. Le soleil commençait à se lever. Il s’évanouit. Il se réveille, il est pendu et enfermé dans un cocon blanc. Il panique et essaye de se libérer. Il utilise son couteau suisse pour couper le cocon, il arrive à s’enfuir. Il s’aperçoit qu’il a des ailes, « je suis un papillon, je vole, trop bien ! ». Il survole le forêt et se pose sur une branche. Tout à coup, il se fait dévorer par un oiseau, « aaahhhh » crie-t-il !

Il commence à se réveiller et se sent très fatigué. Il entend des voix mais il ne les connait pas. Il se demande où il est. Il se frotte les yeux et réalise qu’il n’avait plus d’ailes « quel rêve horrible ! ». C’est à cause de la fièvre qu’il avait fait ce drôle de rêve.  Il est allongé sur un lit de feuilles et voit un toit fabriqué avec des branches. Trois personnes autour de lui le regardent. Kirb ne le sait pas encore mais il a failli mourir. En effet, il a été trouvé et sauvé par un groupe d’indiens  qui chassaient dans la forêt. Kirb était inanimé au sol et brulant de fièvre. Ils l’ont porté à plusieurs jusqu’à leur village. Ces hommes étaient très forts ! 

Arrivé au village une femme lui avait préparé un remède contre la fièvre avec des feuilles de thé. Heureusement la potion a fonctionné et Kirb n’avait plus de fièvre ! Ce peuple était constitué par des indiens Waiapi d’Amazonie. Ils vivaient dans la réserve protégée de Renca. Ils étaient tous habillés d’une jupe en tissé rouge. Les enfants étaient tous nus ! Leurs petites maisons étaient construites avec de la paille et des branches. Il n’y avait pas d’électricité, ni d’eau et encore moins la télévision. Ils vivaient en groupe avec un chef. Il n’avait pas beaucoup de contact avec le monde extérieur. Kirb est soulagé car il n’était plus seul mais il avait un peu peur car il ne les connaissait pas. Ils étaient peut-être des cannibales !

Un des indiens commençait à lui parler. Mais il ne comprenait pas ! « Je ne comprends pas ce que vous dites ! Où suis-je ? ». L’homme qui s’appelait Rio, lui parlait d’abord dans son dialecte. Il réalisa que Kirb ne pouvait pas comprendre. Il lui parlait en portugais. Kirb avait appris cette langue au collège, quelle chance ! Rio lui raconta tout ce qu’il s’était passé et comment il l’avait sauvé. Kirb comprit que le peuple ne lui voulait aucun mal. Il était rassuré et le remercia. 

Rio lui proposa de le conduire en pirogue jusqu’au village Macapà, qui était plus grand et d’où il pourrait communiquer avec l’extérieur. Kirb était ravi et accepta. 

Avant le départ, il fallait prendre des forces et manger. Il lui donna du manioc, des baies, et un peu de poisson que Rio avait péché dans la rivière. Rio lui expliqua que pour vivre ils se nourrissaient de la cueillette, de la chasse, de la pêche et d’une petite agriculture.

Une fois le repas terminé, Kirb rassembla ses affaires, remercia son groupe de sauveurs et s’en alla avec Rio. Ils marchèrent plusieurs kilomètres avant d’arriver à la rivière Feliz. Une pirogue les attendait. Ils montèrent dedans avec toutes les affaires. Rio avait pris des provisions pour manger.

Ils commencèrent leur voyage et se mirent à pagayer.  La rivière était calme et l’eau vert foncé. Rio expliqua qu’il y avait des animaux dangereux dans l’eau et qu’il fallait être prudent.

Kirb avait un peu peur mais il se disait que le plus dur était derrière lui ! Rio chantait des chansons de sa tribu pour se motiver. Ils avancèrent pendant des heures avant de faire une pause. Ils s’arrêtèrent sur la terre ferme pour se dégourdir les jambes. Kirb avait chaud, pagayer était très fatiguant et il voulait se baigner. Il entra dans l’eau nagea un peu et Rio lui cria « attention il y a un crocodile !!!, Sort vite !!! ». Kirb nagea aussi vite qu’il put et sortit de l’eau. Son cœur battait à toute vitesse. « il y a trop de danger ici ! ». Ils reprennent leur route jusqu’au coucher du soleil. Ils s’arrêtèrent pour dormir à la belle étoile. Kirb était inquiet, il avait peur d’être encore attaqué par une bête. Rio le rassura. Kirb garda près de lui son couteau suisse. Heureusement il n’a pas été embêté par des animaux dangereux, sauf par des moustiques et son couteau suisse ne pouvait rien y faire !

Au petit matin, ils mangèrent des petites baies et reprirent leur chemin. Kirb était tellement impatient d’arriver qu’il ne profitait pas de la belle vue qu’il y avait !

Après deux jours de voyage, ils arrivèrent au village Macapà. Les deux nouveaux amis étaient épuisés mais contents d’avoir réussi ! Rio emmena Kirb dans une petite boutique qui avait une radio. Le propriétaire de la boutique appela les autorités pour les informer que le rescapé d’un crash d’avion avait été sauvé par des indiens et amené ici, il fallait donc venir le récupérer. Les sauveteurs se mirent en route. Kirb était sain et sauf ! 

Avant l’arrivée des secours prévue le lendemain, Kirb voulait profiter de sa dernière soirée avec Rio pour le remercier de lui avoir sauvé la vie. Ils discutaient de longues heures autour d’un bon repas pris au coin du feu. En souvenir de leur amitié, Rio fit un tatouage tribal sur le bras gauche de Kirb avec des formes géométriques et des symboles sacrés. Ainsi Kirb ne pourrait jamais oublier l’aventure qu’il avait vécu en Amazonie. Il souviendra à jamais de ce peuple indiens Waiapi qui lui avait sauvé la vie.

Kirb, épuisé par son aventure dans la forêt amazonienne, avait qu’une envie : revoir sa petite sœur Julie et ses parents pour les serrer fort dans ses bras !!! Et aussi retrouver son chat Malou qu’il voulait entendre ronronner.

Kirb avait qu’un objectif en rentrant : profitez de la vie après avoir frôlé la mort à plusieurs reprises !!!

FIN

Perdu dans la forêt vierge, texte de Carla

 Perdu dans la forêt vierge

Par Carla.                                                   

Fiche d’identité

Prénom : Samuel Age : 20 ans Nationalité : Belge Couleur de peau : mate 

Description : grand, mince 

Chevelure :Lisse avec une grosse mèche qu’il n’arrive pas à plaquer( même avec beaucoup de gel !)

Caractère : intrépide, coléreux, a une passion pour l’ aviation 

Peur : Il a peur que des noix de coco tombent du ciel, des mauvaises notes, des araignées 

Faiblesses : II ne sent pas le danger approcher, nul au lycée 

Amis et Famille : Justine (son amie), son père (Alain ) et une mère dont il ne sait presque rien 

 Perdu dans la forêt vierge                                    

 SOS demande autorisation atterrir 

Je me relève en titubant. Affolé, je regarde autour de moi. Jetant un coup d’œil a mon avion, je remarque qu’il est tout cabossé et le moteur crachote. En plus, mon téléphone est cassé. De la sueur perle sur mon front. Il fait chaud ici! Autour de moi s’étendent des forêts et de la verdure à perte de vue. Un petit ruisseau coule à côté de moi. J’y trempe mon visage. Elle est glacée. J’examine l’ampleur des dégâts. L’ aileron est cassé et les commandes ne répondent plus. Je m’assois par terre, j’essaye de me répéter « ça va aller, ça va aller … ». Mais ça ne marche pas. De toutes façons, c’est faux. En plus, je ne sais même pas si le SOS que j’ ai envoyé a été reçu. Dans ma tête, tout se bouscule. Je pense à mon père, à son dernier regard pour me décourager de ce périple insensé. J’aurais dû l’écouter. Justine, ma meilleure amie, me manque, elle et tous les efforts qu’elle faisait pour me remonter le moral en cours quand le professeur me critiquait. Même mes cahiers me manquent ( je n’ aurais jamais cru dire ça ). Et ma  mère.Ma mère … Je ne l’ ai jamais connue. Oh, bien sûr, j’ai maintes fois essayé de demander « pourquoi » à mon père :

-Ta mère était naïve , Sam’. Elle est partie quand tu avais 3 ans et je ne l’ ai plus jamais revue .

(Il disait toujours cela d’ un air détaché , mais je voyais bien qu’ en lui, cela avait laissé une profonde cicatrice.)

Ce à quoi je répondais :

– Mais elle ne se soucie pas de moi ? Enfin … De savoir comment je vais ?

-Elle a sûrement oublié que tu existes.

Cette dernière phrase me fait toujours l’effet d’une flèche violemment   plantée dans le cœur. Et puis, je déteste qu’on m’appelle Sam’. J’ai arrêté de me poser des questions sur elle. Quel genre de femme quitte son mari et son enfant de 3 ans pour partir avec un autre homme ?  Et oublier qu’elle a un fils qui a maintenant 20 ans ? Non … Je veux  vraiment l’ oublier .Pourtant , je n’ y parvenais pas .A chaque fois que je vois une maman serrer son fils contre elle, j’ ai mal. Je pense que c’ est parce- que je manque d’ affection maternelle. Non, non et non .Je ne peux pas abandonner toutes ces personnes qui me sont chères. Je vais m’en sortir. Papa n’ a plus que moi , je suis le meilleur ami de Justine .Et pour ma mère , autant l’ effacer complètement de ma  cervelle (-de moineau , aurait ajouté mon  professeur de français ) .Vous devez trouver ça bizarre, qu’à 20 ans, j’ai toujours un professeur de français. Et bien, à 20 ans, j’en suis encore au bac! J’ai redoublé deux fois. La poisse ! Enfin, j’ aurais peut-être mieux fait d’ apprendre mes leçons au lieu de regarder le film : « L’appel de la forêt ». Mais quand même, ce n’est pas tous les jours qu’un film avec Omar Si et Harrison Ford sort a la télé! Malheureusement, mes notes n’ étaient pas de cet avis. Je me relève précipitamment et m’engouffre dans l’avion. Je ne peux pas rester là à rien faire. Il faut que je passe à l’action. J’attrape mon sac à dos ( offert par Justine pour mon anniversaire de 18 ans )qui ne me quitte jamais et dresse une liste de choses à emporter :

-couteau suisse( 6 lames +un tir bouchon +des ciseaux +une lime +un cutter )

-lampe de  poche 

-ouvre boîtes ( qui peut toujours servir, même sans boîtes à ouvrir )

-boussole 

-mon collier avec ma croix taillée en bois de lichen ( cadeau pour mes 10 ans de la part de mon père )

-mon carnet 

-mon crayon 

-2 paquets de Granolas 

-mon porte clé « Minion » tout jaune avec de grosses lunettes 

– une gourde d’ eau bien remplie 

Tous ces objets rassemblés, je décide de suivre la rivière. Je pénètre dans une immense forêt touffue. Quand j’avance (prudemment), j’ ai l’ impression que toute le forêt me regarde. Je crois distinguer à chaque pas des yeux qui m’observent fixement. J’ai faim! Soudain, une chose dure qui me semble être une pierre me tombe violemment sur la tête. Je me retourne vivement et baisse les yeux. Une noix de coco! J’eu la pire peur de ma vie. Je dois vous avouer que j’ai toujours eu peur que des noix de coco tombent du ciel .C’est totalement surréaliste, je sais. Quand j’étais petit j’en faisais des cauchemars .

Je me réveillais en criant « Attention , des noix de cocos nous envahissent  ! »Ou encore « Danger, des noix de coco tombent du ciel , prenez vos parapluies! ». Mais, bon, je suis né avec cette phobie, donc je la garderai. Mais qui pourrait me la lancer ? Serait- elle tombée du ciel ? Cette pensée me fait frémir . « mais non , elle est sûrement tombée d’un arbre, sois plutôt content d’avoir à manger ! »me dis-je . C’ est vrai. Mes maigres ressources n’ont pas tenu longtemps. Je la prends dans mes mains et la fracasse  contre un arbre. Elle se casse en mille morceaux. J’en prends un dans mes mains et en engouffre une partie dans ma bouche. C’est bon et juteux. Bien que mon pire cauchemar sois qu’il en tombe du ciel , la noix de coco reste mon fruit préféré( très bizarre, vous êtes d’ accord avec moi ). Mais  celle-ci n’ est pas comme les autres ; elle a un goût plus doux, plus  savoureux , plus frais … Comme si elle donnait tout ce qu’elle a à chaque bouchée. Bon, ce n’ est pas tout,il est 13h26 et il faut que je me remette en marche. La noix de coco a rempli mon déjeuner ( je n’ai jamais eu un grand appétit). J’ai à peine recommencé ma marche qu’un bruissement de feuilles se fait dans mon dos. Je me retourne vivement et lève les yeux. Sur un cocotier se tient un petit singe qui me montre ses fesses! Regardant autour de moi, je remarque que c’est l’ endroit où une noix de coco m’est tombée dessus.C’était donc lui qui me l’avait lancée. J’hésite à le remercier. « Mais non, ce n’est qu’un singe … Il ne parle même pas ta langue ! », me dit une voix. Mais une autre riposte : « Et alors, il a quand même un cœur ! Sans lui, ton ventre gargouillerait a des kilomètres à la ronde ! ». Choisissant la deuxième  voix, je cris :

– Merci pour la noix de coco, petit singe !

-Hi hi hi, HI  hi !

J’eu l’ impression d’entendre « Pas petit singe , GRAND singe ! »Amusé , je réponds :

– D’accord … Merci beaucoup pour la noix de coco , GRAND singe !

Il me parut qu’il marmonnait  « Ces humains … ». Puis il me fit les gros yeux et disparut dans les fougères. Reprenant ma route, je remarque  un ruisseau à ma droite. Décidant de m’y baigner, je me déshabille et entre dans l’eau. Elle est tiède, contrairement à la rivière à côté de mon avion. Après quelques brasses, arrivé au milieu de ma « piscine improvisée », je m’assois sur ce qui me semble être un tronc d’arbre. Dès que je m’assois, ça se met à bouger. Un museau apparaît, puis des pattes,des oreilles, des dents aiguisées… « Un crocodile !!! « je hurle intérieurement. Sautant du crocodile ( ex-tronc) je me jette hors de l’ eau et cours m’abriter. Finalement, plus de peur que de mal. Le crocodile m’a abandonné, continuant sa sieste en se dorant au soleil. Me rhabillant en vitesse, je reprends ma marche. Le reste de la journée s’est passée sans embrouilles, (mis à part un perroquet qui a fait ses besoins sur moi; non mais, franchement je ressemble vraiment à une cuvette ? ) et le soir, autour d’un bon feu,je m’ allonge pour regarder les étoiles dans le ciel. Elles sont des centaines, des milliers , des milliards … Elles sont magnifiques. Elles font toutes sortes de formes. Une casserole, un crabe, un lion … Je me dis « peut-être il y en aura une de la forme de papa . Malheureusement, il n’y en a pas  (juste un cœur, ce qui , d’ailleurs,me convient très bien ). Peu après, je dormais, emmitouflé dans mon hamac. Le lendemain matin, après  un petit déjeuner composé d’un ananas trouvé par terre, je décide de partir à droite. Après trois heures de marche sous un soleil étouffant,je suis épuisé. Je pense: « J’ aurais mieux fait de rester près de mon avion en attendant qu’un autre passe et vienne me secourir ».   En regardant attentivement autour de moi, je distingue un temple qui se dresse derrière mon dos. Des escaliers montent. En les suivant, je pénètre dans une grande salle au plafond voûté. Des cadavres squelettiques  sont éparpillés ici et là. Une sorte de grande table en pierre est plantée au milieu de cet endroit .«Un temple de sacrifices »je ne peux m’empêcher de frissonner. En m’approchant de la table, j’y vois toutes sortes d’images de sacrifices. Cette fois , c’est  trop !!! Complètement effrayé, je ressors comme une bombe de cette horrible salle d’ horreur. Je reprends mes affaires et continue mon chemin. A 14h00, j’ ai très très faim. Mes maigres réserves se sont vite épuisées. A bout de forces, je grimpe à un arbre pour prendre des ananas. Peine perdue . Quand je repense aux baraques à frites où mon père et moi allions déjeuner, je donnerais tout pour y être. Changeant de tactique, je décide de pêcher. J’ entre dans l’ eau et tente de me remémorer le documentaire sur les ours que j’ ai vu en cours de sciences vie et terre ( que d’ ailleurs je n’ ai presque pas écouté car je discutais avec mon voisin : si mon professeur était là , elle prendrait un malin plaisir à me le reprocher …) Me dressant de toute ma hauteur, mais en prenant bien garde à ne pas laisser refléter mon ombre sur l’ eau. Remarquant un poisson, je saute sur lui et tente de l’ agripper : raté, mais à la deuxième tentative, j’y parviens. A la troisième, je roule sur un caillou que je n’avais pas vu et je me foule la cheville.Ouille ouille ouille !!!! Ca fait très mal !Je la panse avec des herbes. Après quelque temps, je pêche deux poissons. Une bien maigre récolte, mais c’est déjà pas mal. Les embrochant, je les fais griller au feu que j’allume en frottant deux morceaux de bois. Enlevant la peau avec mon couteau suisse, je les mange. C’est beaucoup moins bon que les frites belges, mais ça rassasie. Cette longue journée m’a épuisé. Je dresse mon hamac et m’ endors comme une pierre. Dans la nuit, je me réveille précipitamment avec une douleur cuisante à la jambe. Je me penche pour voir ce qui me fait si mal … Soudain, je me fige: là sur ma jambe, une mygale rampe tranquillement. En proie à la peur, je m’ évanouis. Me levant le matin, ma jambe me fait horriblement souffrir. La mygale m’a mordu à l’endroit où je m’étais foulé la cheville hier. Son venin s’est infiltré dans toute ma jambe. Après quelque pas je m’ écroule. Tout mon corps est en proie au venin. Ma jambe est gonflée et brulante. Autour de moi, du vert, du vert … Tout devient flou.Je perds conscience.Je me réveille .Devant moi, Justine est là :

-Ju…Justine?

Je me précipite pour la serrer dans mes bras. Mais elle me repousse:

-Tu es parti trop longtemps , Samuel. Je t’ai oublié. Tu n’ es plus mon meilleur ami . 

Non.Non, ce n’ est pas possible. Non. Pas Justine. Non. NON !!!

Je me réveille( cette fois,vraiment ). Epuisé, mais sain d’esprit.Je suis allongé sur un nid de feuilles. Ma fièvre est tombée. Une voie chuchote à côté de moi :

-Je crois qu’il est réveillé .

– Où suis-je ? Comment ai-je fait pour me retrouver là? je demande.

– Nous chassions quand nous t’avons trouvé étendu par terre, en proie à des hallucinations. Après t’avoir transporté dans notre village, notre chamane t’a administré des herbes médicinales, puis nous t’avons couché dans ce lit et tu t’es réveillé. Si nous ne t’avions pas ramené , tu serais mort à l’heure qu’il est.

Cette dernière phrase me fait frémir.

– M…M…Merci. De quelle tribu êtes-vous ?

-Des Yanomami, me répond l’homme, avec une pointe de fierté dans la voix 

– Tu es perdu ? me demande la femme assise juste à côté de lui avec un sourire bienveillant

-C’est une longue histoire…

Mon périple raconté, ils me proposent de m’emmener en pirogue dans un village plus  gros d’où je pourrais communiquer avec l’ extérieur. Tout excité à  l’idée de revoir ceux que j’aime, je réponds:

– Bien-sûr !

– Le trajet durera une journée, m’ explique l’ homme.

Nous embarquons. La pirogue m’a l’air pas très en forme. Je demande :

– Vous êtes sur que nous pouvons monter à trois sur cette pirogue ?Sans vouloir vous offenser , bien-sûr , mais j’ ai l’ impression qu’ elle est un peu cabossée et …

– Malheureusement, nous n’avons plus que celle là, me coupe le vieil homme au bout de la pirogue. Une tempête s’est déchaînée sur notre belle forêt il y a maintenant un mois. Nous avions accosté toutes nos pirogues au bord du fleuve. Quand la tempête a commencé, tous les hommes sont sortis, mais trop tard. Toutes les pirogues étaient brisées contre les rochers. Seule celle-ci est restée. Pourquoi ?La réponse est simple:La veille au soir avant la tempête, j’ étais le seul à avoir remarqué que le ciel s’ était assombri, ce qui signifie une grosse tempête. Je suis donc allé ranger ma pirogue. J’ étais allé prévenir les autres de faire de même, mais ils m’ ont ri au nez. Puis, tout d’ un coup , la tempête s’est déchaînée. Dès qu’elle s’est arrêtée, tout le monde à accouru à sa pirogue : elles était toutes cassées, ou emportées par le courant du fleuve. Cette pirogue est donc la dernière qui nous reste, et en même temps la mienne. Nous sommes en train d’ en reconstruire, mais cela prend du temps…

Et bien, sacrée histoire . «Pas de chance », pense -je … Pour moi et pour eux d’ailleurs ( pour eux car ils n’ont plus de  pirogues, et pour moi car nous aurions pu partir à plusieurs vers ce village, et il nous aurait été donc plus facile de le repérer) . Après deux heures de pirogue, nous nous arrêtons pour pêcher et cueillir des fruits. Pendant que je les observe chercher de la nourriture, je vois très bien qu’ils ont grandi en contact avec la nature. Ils grimpent aux arbres comme des singes et repèrent les endroits où se trouvent les fruits en quelques secondes ! Après s’ être rassasiés, nous reprenons notre chemin. Il fait très chaud. L’ eau est fraîche. J’ y trempe ma main pour me rafraîchir. Soudain, le vieil homme qui m’avait raconté l’ histoire me saute dessus et me retire vivement la main de l’ eau. Je me débats.

– Mais qu’est-ce qu‘il vous prend? Je me rafraîchissais et ne faisais de mal à personne . 

-Au contraire, me répond-il, tu vois ce caÏman, là-bas? Il y a quelques secondes, il était tout près de ta main, prêt à la croquer! Horrifié, je m’excuse et le remercie. Six heures après cet incident, nous arrivons au grand village. Je suis ébahi. C’est la réplique parfaite du village qui m’a recueilli, sauf qu’il est plus grand. Beaucoup plus GRAND. Les gens nous accueillent tout sourire.

Les autorités ont étés prévenues que je suis sain et sauf. Les secours ont pris ma piste et sont sur la route pour venir me chercher. Les indiens m’invitent à un dernier repas. Après avoir mangé, une longue danse s’organise autour du feu. La danse finie, je m’ assois à l’écart, sous les étoiles, pour réfléchir à tout ce qui m’ arrive. En trois jours, j’ ai appris à pêcher, à cueillir, à me débrouiller seul dans la nature, j’ ai frôlé la mort … Il m’est arrivé tellement de choses… Papa est parti avec les secours pour me chercher. Justine a insisté pour venir, elle aussi .Ca me fait chaud au cœur qu’elle ne m’ ait pas oublié.Et qui sait, peut- être ma mère sera là…

Perdu dans la foret vierge, texte de Robin

Perdus dans la forêt vierge 

Robin

Je m’appelle Robin, j’ai 8 ans et je vais vous raconter mon aventure. 

Je me suis sauvé de chez moi pour échapper au confinement, avec ma sœur, Agathe, qui a 10 ans et mon petit frère, Thomas, qui a 5 ans. 

On a emprunté un avion pour aller à Rio parce qu’il y a de belles plages. C’était moi le pilote. Le début de notre voyage se passa très bien. Mais, alors qu’on était presque à destination, un ouragan fit tourbillonner notre avion au-dessus de la forêt amazonienne. J’ai envoyé un message de détresse « SOS DEMANDE AUTORISATION D’ATTERRIR ». Mais c’était trop tard. Notre avion s’écrasa dans l’épaisse forêt. Agathe, Thomas et moi avons eu le temps de sauter en parachute. Nous avons atterri dans une clairière bordée d’arbres qui semblaient toucher le ciel. 

Ouf, nous étions sauvés mais nous avions peur car on était seul dans cette immensité. Thomas a pleuré, Agathe aussi. Moi, j’ai essayé de les rassurer mais en fait j’étais aussi affolé qu’eux. Nous regrettions d’être partis. On aurait dû rester à la maison avec nos parents !

Comment pourrions-nous être sauvés si nous restions dans ce lieu hostile et isolé ?

On a marché à peu près trois heures, on ne sait pas combien de kilomètres. Puis, nous avons commencé à avoir faim et soif. On s’est alors arrêté. J’ai eu l’idée de faire un inventaire des choses qu’on avait dans notre sac : un téléphone, des bouteilles d’eau, une boussole, des paquets de gâteaux, une carte, des pulls, un couteau, des allumettes, un jeu de cartes, une lampe torche, des sacs de couchage. On n’allait pas tenir très longtemps. Il ne fallait pas gaspiller nos gâteaux. Nous avons repris notre marche pour essayer de trouver un village. Sur le chemin, nous avons rencontré un tamarin. C’est un petit singe de la forêt du Brésil. Il était très gentil. On a décidé de l’adopter.

 

 Tout à coup, il s’est mis à courir le long de la rivière. 

 

Nous l’avons suivi en courant. Au bout d’un moment nous avions très chaud. On transpirait. Nos vêtements étaient tout mouillés. Le singe a plongé dans la rivière. Nous l’avons imité. L’eau était fraiche. C’était agréable. Nous sommes sortis. On s’est séché. Le petit singe nous a apporté des fruits exotiques.

 

 Ils étaient de toutes les couleurs : orange, verts, rouges, roses, jaunes, marron… C’était extraordinaire. Il y en avait qui piquaient. Il y en avait qui étaient poilus et qui grattaient. Il y en avait des tout doux et d’autres tout lisses. Certains étaient lourds, d’autres étaient légers. Les goûts étaient différents des fruits que je connaissais. C’était comme de la framboise, mélangée avec de la mangue, du citron. Un autre avait un goût de banane acide. Ça sentait très bon. Je découvrais aussi ces odeurs. 

Puis soudain, on a entendu un puissant et long hurlement. Ça ressemblait à un loup ou un ours, ou une vache ou un cheval…La peur nous saisit et les larmes coulèrent sur nos visages. Le petit singe nous cacha dans le tronc d’un gros arbre. Nous avons dormi. Ça nous a fait du bien. Le lendemain matin, très tôt, notre petit ami nous a réveillés. Il nous avait encore apporté des fruits pour notre petit déjeuner. Nous avons quitté le tronc d’arbre et nous avons marché plusieurs heures. C’était difficile de marcher car la végétation était touffue. Il a fallu prendre le couteau et couper les feuilles et les branches pour avancer. C’était long. C’était fatiguant. Au bout de trois heures, toujours pas de village. 

Mais, alors que le découragement nous gagnait, nous avons découvert un temple Maya. 

 

Il était en forme de pyramide. C’étaient de grosses pierres recouvertes d’une mousse verte et glissante. Agathe, ma grande sœur, nous a raconté l’histoire du peuple Maya. Ils ont vécu entre le 4ème siècle et le 17ème siècle après Jésus-Christ. Ils ont construit des temples pour leurs Dieux. Leurs Dieux étaient le Soleil, la pluie et le Maïs. 

Nous avons escaladé le temple pour voir au loin s’il y a un village. En montant, nous avons vu des choses effrayantes : des crânes partout, des os, des squelettes. Mon petit frère a encore pleuré. Toujours pas de village en vue. Quelle déception !

Nous sommes redescendus totalement découragés. Avec notre petit singe, nous sommes retournés boire à la rivière. Tout en buvant, on a aperçu des poissons qui scintillaient. On les a pêchés. Avec les allumettes, on a fait un feu qui a fait peur au petit singe. Il s’est enfui. On a couru pour le rattraper.  

Comme nous étions fatigués, nous avons installés nos sacs de couchage. On s’est serré les uns contre les autres. On s’est endormi. Soudain, j’ai senti quelque chose qui grimpait sur ma jambe. J’avais à peine les yeux ouverts. J’ai cru que c’était le petit singe qui me faisait une blague. Je l’ai poussé et là j’ai senti comme une grosse morsure à la jambe. J’ai ouvert les yeux et j’ai hurlé : une mygale m’avait mordu. 

 

Alertés par mes cris, ma sœur et mon petit frère ont bondi, affolés. J’ai cru que j’allais mourir. Je leur ai dit adieu. J’ai pleuré. Ma sœur Agathe m’a rassuré. Elle avait appris en sciences que la piqûre de certaines mygales n’était mortelle qu’au bout de quelques heures.  On a donc fait un garrot autour de la jambe avec ma chaussette pour éviter que le venin ne se propage jusqu’au cœur mais c’est trop tard. 

La fièvre montait. J’avais chaud, mal au cœur. Je finis par m’évanouir. Je fis alors un affreux cauchemar. J’étais dans la cour de l’école avec mes copains. Tout était flou. On jouait au foot et tout à coup, tout le monde disparaissait. Je étais seul. Je criais, j’appelais mais il n’y avait personne. Soudain, à la place de mes copains, je vis des mygales poilues, énormes, elles avançaient vers moi. Je criais. J’hurlais. Je courais Elles me rattrapaient. Elles me sautaient dessus et me faisaient tomber. Elles se mettaient à crier Robin, Robin, Robin, … Puis j’entendis au loin la voix de ma sœur qui me disait : Robin, Robin, réveille-toi. Nous sommes sauvés. Je me réveille très doucement. J’ai très mal à la tête. J’ouvre péniblement les yeux et je vois une tribu d’indiens face à moi. 

 

Ils sont habillés avec des feuilles autour de leur taille. Ils ont des peintures sur le visage. Ils ont des plumes dans les cheveux. Qui sont-ils ? Est- ce des indiens Waiapi, qui vivent dans la réserve de Renca au Brésil? Ou des Awà qui vivent au Brésil, en tous petits groupes dans la forêt de Maranhao et qui n’ont pas de contact avec l’extérieur? Ou des Yuhup, ces chasseurs qui vivent en Colombie? Des Waorani qui vivent en Equateur ou encore des Yanomani venus du Vénézuela? Je ne sais pas. Ma sœur non plus mais tout ce que je sais c’est que je suis content de voir des hommes et des femmes. 

J’en vois un préparer une sorte de soupe avec des grandes feuilles vertes, mélangées à de l’eau et une bête qui ressemblait à une sauterelle. Ça l’air dégoutant. L’un d’eux s’est approché et m’a mis la sorte de soupe devant ma bouche en disant quelque chose comme « kanupo, kanupo, kanupo binana ». Je ne comprenais rien. Mon petit frère Thomas m’a dit « à mon avis, il veut que tu boives ». Je me suis bouché le nez. J’ai fermé les yeux. Et j’ai bu. C’était un peu amer, croquant et pas très bon mais tout de suite je me suis senti mieux. 

Quand je me suis relevé, le petit singe a grimpé sur mon épaule, on a pris nos sacs et on a suivi les indiens vers la rivière. Au bord de cette rivière, il y a avait plusieurs pirogues. 

 

Avec mon frère, ma sœur, le petit singe et deux indiens, on est monté dans une pirogue. On ne savait pas où on allait mais on leur a fait confiance. Le voyage était très très long, très fatigant, en plein soleil. Il faisait très chaud. Pour se rafraichir, on a mis nos mains dans l’eau. L’indien a crié. Il a fait un geste pour dire de remettre les mains à l’intérieur. Avec sa rame, il nous a montré plein de crocodiles qui nageaient dans la rivière. Depuis, avec ma sœur et mon frère nous sommes restés très sages, les mains à l’intérieur de la barque. Le voyage dure encore plusieurs heures. Au bout d’un moment nous avons aperçu un grand village avec des maisons, des voitures et un port. Nous sommes descendus de la pirogue et quelle surprise : papa et maman étaient là. 

Après notre départ, ils étaient inquiets. Ils ont appelé la police qui nous a retrouvé grâce au GPS de notre téléphone. Papa et maman ont vite pris un avion. Mais ils ne savaient pas où on était. Quand les indiens nous ont vu, ils ont appelé la police locale et mes parents ont été prévenus. Je n’ai jamais été aussi content de les voir. On s’est fait le plus gros câlin du monde. On a tellement pleuré de joie. Mais il fallait se dépêcher car l’hélicoptère nous attendait pour me transporter à l’hôpital. On a remercié les Indiens et on est monté dans l’hélicoptère. Le petit singe, qui était sur mes épaules depuis le début, n’a pas pu monter avec nous. J’ai demandé à mes parents si on pouvait l’amener avec nous à Paris. Mais ils ont répondu que c’était impossible. J’ai recommencé à pleurer. Je l’ai pris dans mes bras, je l’ai remercié, je lui ai dit que je ne l’oublierai jamais. Je l’ai pris en photo et je l’ai laissé partir. J’avais le cœur gros mais en le voyant s’éloigner j’ai vu mon petit singe commencer à jouer avec un enfant indien, de 4 ou 5 ans. Ça m’a rendu heureux de savoir qu’il n’était pas seul et qu’il avait trouvé un nouvel ami. Dans l’hélicoptère, je me suis endormi sur les genoux de maman, très profondément. Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais à Paris, dans ma chambre. Tout était calme. Ai-je rêvé ? 

Perdu dans la forêt vierge, des nouvelles!

Je félicite tous les participants à l’aventure d’écriture du confinement!

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Je remercie tous ceux qui m’ont envoyé leurs textes. Je vais publier jeudi 30 mai les plus aboutis!

Je donne un nouveau délai aux participants jusqu’au 15 mai pour m’envoyer de nouveaux textes, et je publierai alors un nouveau groupe!

Bravo encore et continuez à imaginer des histoires, même quand vous serez sortis de chez vous!

Amitiés à tous

Sophie Humann

Perdu dans la forêt vierge, jour 10

La pirogue a fini par arriver au village.

Les autorités ont été prévenues par radio que votre héros (héroïne) est sain et sauf.

Des secours ont pris la piste et sont en route.

Racontez ses adieux avec les Indiens. Peut-être prend-il un dernier repas avec eux autour d’un feu?

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A quoi pense-t-il (elle)? Cette aventure l’a t-il (elle) changé? Comment se sent-il (elle) après toutes ces émotions? Excité, épuisé? Va-t-il (elle) retrouver ses proches? Ses amis? C’est le moment de ressortir la fiche que vous avez écrit sur lui (elle) au début de l’atelier.

Quand vous aurez dit tout cela, ce sera le moment, à votre tour, comme plein d’auteurs, d’écrire le mot…

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Relisez bien tout ce que vous avez écrit. Ceux qui veulent, peuvent me joindre dans l’onglet « Contact », ou sur Facebook, d’ici le 30 avril. Je leur expliquerai comment m’envoyer leur texte. Les 3 histoires les plus haletantes, ou drôles, ou émouvantes seront ensuite publiées sur mon site!

Merci d’avance à tous les participants et bon courage pour la suite du confinement!

Sophie Humann

 

Perdu dans la forêt, jour 9

Votre héros (héroïne) arrive bientôt au bout de ses peines! Un des indiens propose de le conduire en pirogue jusqu’à un village plus gros, où il (elle) pourra communiquer avec l’extérieur…

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Je vous laisse trouver sur quel affluent ou confluent du fleuve Amazone ils vont naviguer, cela dépend de l’endroit où vous avez situé votre histoire. Combien de jours va durer le voyage? Comment font les Indiens pour passer les chutes d’eau? Comment se nourrissent-ils pendant le trajet?

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Quels sont les dangers: les piranhas qui arrachent la peaux des pieds? Les caïmans ou des crocodiles qui déchirent un bras ? Les chauve-souris vampires qui sucent le cou la nuit? Les anacondas qui tombent des branches au beau milieu de la pirogue?

A vous de voir!!

A demain….

Perdu dans la forêt, jour 8

Vous avez laissé votre personnage en proie à la fièvre et au délire, et vos lecteurs se demandent s’il va s’en sortir….

A début de cet épisode, il se réveille, épuisé, mais sain  d’esprit. Sa fièvre est tombée. Il est allongé sur un lit de feuilles. Au-dessus de sa tête, un simple toit de branchages.

Il se demande où il est..

En fait, il a été trouvé, et sauvé, par un groupe d’indiens qui chassaient dans la forêt.

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Qui sont-ils? A vous de nous raconter son sauvetage. Cela va vous permettre de faire des recherches sur un de ces peuples victimes de la déforestation. Votre héros (héroïne) a pu être recueilli:

Par des Indiens Waiapi, qui vivent dans la réserve de Renca au Brésil?

Ou des Awà qui vivent au Brésil, en tous petits groupes dans la forêt de Maranhao et qui n’ont pas de contact avec l’extérieur?

Ou des Yuhup, des chasseurs qui vivent en Colombie?

Des Waorani en Equateur?

Des Yanomani au Vénézuela?

Ou d’autres encore..

Chercher avec quelles plantes ils ont pu soigner votre personnage? Comment ils le nourrissent, comment il arrive à communiquer avec eux..

Bonne exploration!

A demain!

 

 

Perdu dans la forêt, jour 7

Aujourd’hui, je vous propose d’écrire un songe.

Le songe de votre héros (héroïne), en proie à la fièvre. Sa jambe est gonflée et brûlante, le venin s’est glissé dans son corps. Il a essayé de marcher, tant qu’il pouvait, mais il a fini par s’effondrer, là, par terre, au milieu de la forêt.. Au-dessus de lui, du vert, partout…

Il ne sait plus très bien où il est, il délire… Racontez son rêve étrange, fermez les yeux quelques instants pour mieux y penser, avant de les rouvrir pour écrire….

Va-t-il s’en sortir?

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Ne nous répondez surtout pas encore…

A demain!