Perdu dans la forêt vierge, texte de Tiago

Perdu dans la forêt vierge

Par Tiago

Il était une fois un héros du nom de Mac Habanne. Agé de 18 ans et originaire de Normandie, il était moustachu, blond et portait un chapeau qu’il ne quittait jamais, sauf pour dormir. A l’écoute des autres, il était gentil et plutôt sportif. Il aimait les cannellonis. En revanche, il avait peur des piranhas.

Il n’avait pas beaucoup d’amis, son meilleur ami s’appelait Nestor. C’était d’ailleurs avec lui qu’il survolait la forêt d’Amazonie. Quand soudain l’avion tombait en panne. « Il faut vite trouver une solution », indiquait Mac Habanne. « Là, une clairière. Posons-nous ! » lui indiquait son copilote. 

L’avion parvenait à se poser sans trop de casse. Les deux aventuriers étaient sauvés. Ils cherchaient à manger avant que la nuit tombe. Un bananier se trouvait sur leur chemin. Ils pouvaient se remplir l’estomac.

Sa famille lui manquait beaucoup. Son instinct lui indiquait de suivre la rivière. Nestor récupérait une petite hache qu’il y avait dans l’avion. Ils allaient construire un radeau. Ils coupaient des branches d’arbres. La construction du radeau prenait du temps. La nuit tombait. « Demain, nous quitterons cet endroit. Il faut préparer notre départ », disait Mac Habanne. Ils récupéraient leur sac à dos dans l’avion. A l’intérieur, il y avait une gourde et deux boîtes de cannellonis.

Mac Habanne pensait à sa chérie, Hélène. Il avait une photo d’elle dans son portefeuille.

Après une nuit à se battre contre les moustiques, les deux amis partaient en radeau. Soudain, un tamarin lion volait le chapeau de Mac Habanne pour jouer avec. Il demandait à Nestor de pagayer plus vite pour rattraper le singe farceur. Mac Habanne tenait beaucoup à son chapeau car c’était un cadeau d’Hélène. Ils descendaient finalement du radeau pour courir après le tamarin.

Le singe semblait voler dans les airs puis il stoppait sa course à l’entrée d’un temple. Mac Habanne et Nestor y entraient. Ils apercevaient une grande salle très sombre. Le sol semblait lisse et visqueux. « Mais nous marchons sur des serpents ! Vite, courons ! ». Ils arrivaient à l’entrée d’une deuxième salle remplie de tamarins lions. Tout à coup, Nestor eut l’idée de sortir la hache du sac à dos. Les singes prirent peur et s’enfuirent. Mac Habanne pouvait récupérer son chapeau et il quittait le temple avec son ami. 

A la sortie du temple, Mac Habanne et Nestor essayaient de trouver des renforts. Ils appelaient à l’aide dans la jungle. Sans succès. Après une journée épuisante, ils passaient la nuit sous un arbre. Mais avant, l’aventurier décidait de pêcher du poisson et son ami de partir à la cueillette de fruits. Les pas de Nestor ressemblaient à ceux d’un éléphant. Un indigène passant dans le coin se cachait derrière les fougères. 

Mac Habanne et Nestor se retrouvaient. Scout dans sa jeunesse, Mac Habanne était un expert en feu. Au bout de cinq minutes d’efforts intenses à frotter des branches sèches, le feu s’allumait. Ils pouvaient manger les bananes de Nestor avec le tambaqui, un gros poisson pêché par Mac Habanne.

Pendant la nuit, Mac Habanne se réveillait. Il ne se sentait pas très bien, sa jambe lui faisait très mal. Une araignée l’avait piqué. Il tentait de se lever, mais il n’y arrivait pas. Allongé, il tombait dans un sommeil profond et rêvait du temps où il s’était marié avec Hélène. Ils s’embrassaient et faisaient la fête toute la nuit. C’était le bon temps, mais la douleur le réveillait à nouveau dans un endroit qu’il ne connaissait pas.

Mac Habanne demandait à Nestor comment ils étaient arrivés là. Son copain lui expliquait qu’une tribu, les Aruak, était passée par là car elle chassait près de leur campement. Les indiens avaient sauvé Mac Habanne grâce à leur guérisseur. Il s’appelait Paléchocote et connaissait toutes les plantes de la forêt. Grâce à un mélange secret, il avait empêché l’effet du poison. D’une étreinte virulente, Mac Habanne remerciait son sauveur.

Dans une langue incompréhensible, un indien rentrait dans la tente. « Pancho ! », criait-il en frappant sa poitrine avec sa main. « Moi Mac », « Moi Nestor », répondaient les deux amis. Le lendemain, au petit matin, Pancho emmenait Mac Habanne et Nestor jusqu’à la pirogue pour descendre le fleuve Tambo. Les deux hommes avaient confiance car Pancho leur parlait de Cuzco, la première ville à des kilomètres à la ronde. 

Les deux aventuriers avaient déjà entendu parler de cette ville, ancienne capitale de l’empire Inca. Mais il leur fallait naviguer trois jours pour atteindre leur but. Les trois hommes entendaient du bruit à l’arrière de la pirogue. Des piranhas voraces étaient en train de grignoter leur bateau ! Vite il fallait se dépêcher sinon ils seraient dévorés !

Arrivés à Cuzco, les secours avaient été prévenus. Mac Habanne et Nestor remerciaient Pancho qu’ils n’oublieraient jamais. Un hélicoptère les attendait, avec, à l’intérieur Hélène, qui avait organisé les recherches. Les deux aventuriers montaient à bord, sains et saufs, soulagés et heureux. Cette aventure avait changé Mac Habanne. Une chose est sûre : à présent, il aurait moins peur des piranhas !

Fin

Perdu dans la forêt vierge, texte de Julia

Perdu dans la forêt vierge

Par Julia

Diana vole au-dessus de l’Amérique du Sud mais elle ne se doute pas de ce qui l’attend car au moment où elle survole une forêt vierge, le moteur de l’avion s’arrête.  Elle appuie sur le bouton SOS qui donne l’alerte puis elle demande à la tour de contrôle l’autorisation d’atterrir. Elle ouvre la porte et demande à son amie Léa de sauter en parachute. Elle réussit à faire atterrir l’avion sur une tache verte et crie : 

-Une clairière, une clairière, je suis sauvée. 

Mais sa joie retombe. Elle sent qu’elle va avoir peur car elle n’est jamais allée en forêt. Elle veut faire demi-tour mais un scorpion l’oblige à avancer. Elle pleure, elle se demande comment elle est arrivée là et ne sait pas du tout où elle est. Soudain la pensée de laisser son amie sans défense la fait trembler. Elle a la marque d’une griffure de son chat qui lui rappelle sa famille. Elle y pense et pleure de nouveau :

-Courage ! Je retrouverai ma famille ! Je le promets !

Une seconde plus tard, un puma se dresse devant elle. Elle n’a pas peur, elle lui parle en langage de puma et il s’allonge soudain. Une araignée passe et elle crie une nouvelle fois :

-Une araignée, une araignée, à l’aide !

 Tout à coup, le puma, alerté par les cris se redresse et écrase l’araignée. Diana le félicite. Elle lui demande de se rendormir mais au lieu de cela, le puma part dans une grotte. Elle le suit et découvre cinq petits bébés pumas. Elle passe une nuit merveilleuse auprès de la famille puma. Le lendemain, tout le monde se réveille en même temps. Elle va faire une promenade avec le puma et ils arrivent sur une plage et Diana trouve un crabe. Elle hurle :

-A l’aide, à l’aide, un crabe !

 Le puma écrase le crabe puis ils reviennent à la grotte. Ils passent une semaine ensemble. Le SOS a été envoyé à tout le monde et Diana est recherchée mais elle ne le sait pas. Diana, pendant ce temps, a été séparée de la famille puma par une tempête. Elle met sa tête dans ses mains. Elle est désespérée. Elle a très peu de nourriture. Avec le puma, elle avait tout ce qu’elle voulait. Elle n’a qu’une gourde qu’elle remplit d’eau quand elle peut. Tout à coup, elle se lève et pense à son amie qui a sauté avec son parachute. Elle retrouve la carcasse de son avion. Elle est contente car elle trouve ce message : «  Diana, je ne t’ai pas quittée, je te retrouverai. Tu sais en ce moment tu devrais me trouver devant un fleuve ou une rivière car j’adore l’eau. Ta meilleure amie, Léa ». Diana est un peu triste d’être loin de son amie mais courageuse pour affronter les dangers de la forêt pour la retrouver. Elle prend son sac dans lequel elle met des cadeaux, une lampe-torche, un hamac, des fruits, une gourde, un couteau, un duvet et une tablette. Diana suit la rivière et ne sait pas ce qui l’attend. 

Elle s’aventure dans la forêt amazonienne. Elle cueille des fruits magnifiques (mangues, fruits de la passion, goyaves). Elle parle le langage de tous les animaux qu’elle rencontre. Elle leur dit :

– Venez, je ne suis pas méchante, au contraire, je suis très gentille.

Et tous les animaux la suivent. Quelle chance, elle arrive près d’un cours d’eau ! Diana touche l’eau, elle est glacée. Elle grimpe sur un tronc, trouve un nid d’oiseaux ; elle est émerveillée. Elle court et saute de joie en apercevant des poissons. Elle leur parle et leur demande : 

-Pouvez-vous m’aider ? Avez-vous vu une jeune fille d’une taille moyenne aux cheveux blonds et bouclés ?

-Oui, nous l’avons vue mais elle s’est fait enlever par un singe hurleur. Ne t’inquiète pas, car la grotte du singe hurleur est au bout du cours d’eau. 

Dès qu’ils ont fini de parler, elle part comme un éclair. A la fin du cours d’eau, elle trouve la grotte et entre. Elle retrouve Léa entourée de nourriture. Diana la fait sortir et l’emmène au bord du cours d’eau. Elle dit : 

-Tu m’as manqué. 

-Toi aussi, si tu savais ce qui m’est arrivé. 

-Raconte. 

-Un singe hurleur m’a enlevée. 

-Oui, ça je sais, mais le reste ? 

-Il voulait m’épouser et il est allé chercher des fruits pour que moi aussi je veuille l’épouser. Et ça a marché ? 

-Non, je suis prisonnière et il va revenir vite. Sauvons- nous ! 

Elles traversent la forêt avec difficulté. Elles se font des passages à coup de couteau. Diana pense arriver chez un peuple indien mais elles arrivent à un temple abandonné. Elles trouvent derrière le temple des gravures d’un soleil. Cela leur paraît logique que ce temple soit dédié au dieu soleil. Mais, à l’intérieur du temple, il y a des gravures de vent et de pluie. Elles ne savent pas ce que cela signifie. Diana fait le tour du temple. Elle trouve un harpon et des allumettes certainement laissés par des aventuriers. Diana et Léa vont pêcher car elles n’ont plus rien à manger. Elles mangent aussi des racines. Un lézard passe, Diana le retient prisonnier, fait un feu et le fait cuire. 

Elles installent le hamac. Elles dorment dessus pendant la nuit. Le hamac est très confortable. Mais pendant la nuit la jambe de Diana lui fait mal, très mal. Elle se réveille et voit une mygale s’éloigner. Elle a la peur de sa vie.

Le matin, elle se réveille. Elle n’arrive plus à marcher. La mygale lui a sûrement donné la fièvre. Elle sent le venin de la mygale dans tout son corps. Elle voit du vert partout, du vert, que du vert, jamais du rose. Le premier village semblait loin avant la nuit maintenant il est encore plus loin. Les animaux essaient de la réconforter mais personne ne réussit. Elle ne voit pas Léa. Elle se sent mal à l’aise. Elle se rendort.

Diana se réveille sous un toit de branchage, le plus étonnant c’est qu’elle n’a plus de fièvre. Des indiens sont réunis autour d’elle. L’un d’eux dit :

-Nous sommes la tribu des Tikunas et nous t’avons trouvée pendant une chasse au sanglier.

-Merci de m’avoir sauvée, mais comment m’avez-vous enlevé la fièvre ?

-Avec une plante particulière que nos ancêtres utilisaient.

-Je dois retrouver Léa ! Où suis-je ?

-Dans notre village.

-Oui, mais où ? Je dois retrouver mon amie et repartir chez moi. 

Les Tikunas proposent à Diana de l’emmener jusqu’à l’Océan Atlantique. Ainsi ils s’aventurent  sur le fleuve Amazone avec une pirogue. Ils rencontrent des piranhas, mais les tuent avec leurs harpons. Ils rencontrent aussi les crocodiles mais, Diana fait bouger la pirogue sans arrêt et manque de renverser l’embarcation. 

La pirogue a fini par arriver dans un village. Quelqu’un court vers  Diana, Diana la reconnaît ; c’est Léa. Les deux filles se serrent dans les bras. Diana dit :

-Je suis contente de te revoir !

-Et moi encore plus !

Diana fait la connaissance du chef du village et lui offre les cadeaux qu’elle a dans son sac (un collier, des gâteaux, des bonbons). Elle fait un dernier repas avec les Tikunas. Prévenus, les secours arrivent, mais en voyant le sourire de Diana, ils repartent.  Diana devient heureuse dans une forêt.

                                                                FIN

 

Perdu dans la forêt vierge, texte d’Adrien

Perdu dans la forêt vierge

Par Adrien

SOS DEMANDE AUTORISATION ATTERIR 

Il était une fois un petit garçon appelé Vittorio et sa famille qui avait atterri en catastrophe dans une clairière dans la forêt Amazonienne. Ils se sentaient seuls et en danger avec tous les animaux tout autour d’eux. Surtout Vittorio qui a peur des serpents en particulier parce que, quand il était petit, un serpent qu’il avait autour du cou l’a étranglé. Toute sa famille avait les jambes qui tremblaient. Ils avaient presque plus d’eau mais heureusement il y avait une rivière dans les environs. Toute la famille de Vittorio est désespérée ils sentent qu’ils ne vont pas survivre, sauf Vittorio qui a envie de reprendre la tête, mais il ne sait pas comment le faire. 

Mais un jour il décida de partir tout seul et il fait une liste de choses à récupérer dans l’hélicoptère avant de partir : sa lampe torche, son doudou, ses baskets, son sac préféré qu’il emmène partout, son porte-bonheur, son GPS qui ne capte pas pour l’instant, ses lunettes vision nocturne, et surtout l’amour de ses parents et de sa petite sœur. 

Vittorio essaye de trouver de la nourriture. Il entend plein d’animaux. Il essaye de les prendre en photo avec son appareil. Il essaye aussi de toucher l’eau pour savoir la température. Il goûte des noix de coco et il aime beaucoup. Pour la nuit, il tente de se fabriquer un abri pour dormir. Le soir il met ses lunettes vision nocturne, prend son doudou et s’endort. Il se réveille pendant la nuit, il voit des singes, des mygales ; il les prend tous en photo puis il se rendort. 

Au matin, il part explorer à la découverte de tous les animaux de la jungle. Mais soudain il voit un escalier. Il se dit qu’il peut trouver un village en suivant ces escaliers. Il les descend. Parfois, il doit se frayer un chemin entre les bambous. Et soudain il voit un temple et il dit : « C’est extraordinaire ! ». Il se précipite vers le temple sans faire attention aux pièges qu’il pourrait y avoir. Il voit plein de gravures sur les murs et il s’imagine des tas d’histoires. Il s’imagine des combats, des sacrifices. Mais cela ne l’intéresse pas beaucoup et donc il part du temple, pour essayer de se faire un hamac pour la nuit. Il s’endort ensuite profondément. Puis, soudain, il se réveille parce qu’il a une douleur au pied et il voit une mygale : il s’affole et crie. La mygale a les yeux verts, les pattes rouges et un corps tacheté de noir. Elle l’a piqué. Mais il arrive quand même à se rendormir. Il fait un rêve terrible de la mygale qu’il a vue qui grossit, grossit, grossit et elle devient plus grosse que lui donc il essaye de s’enfuir mais elle est tellement grosse que ça fait comme une cage pour un oiseau. Il se pince et se rend compte qu’il était dans son rêve et donc il se rassure, mais il a quand même mal par la piqure de la mygale. Puis il  se rendort avec de la fièvre. 

Puis le lendemain matin il se retrouve couché dans un tas de feuilles et il n’a plus mal à la tête mais il ne sait pas où il est. Puis au bout d’un certain temps il a compris qu’il avait été recueilli par des indiens mais en particulier les Waiapis. 

Les Waiapis lui parlent de la plante qui guérit les maux de tête et la fièvre et lui disent que c’est le Tapukuriwachu, un arbre qu’ils trouvent dans la forêt, et dont ils utilisent l’écorce pour soigner. Puis les semaines passent, pour se parler ils utilisent des signes avec leurs mains et leur corps. Ils arrivent ainsi à se comprendre les uns les autres. Les Waiapis se nourrissent de plantes, de singes, d’oiseaux et de canard et en font goûter à Vittorio. Il aime particulièrement le canard et le singe même s’il trouve ça bizarre d’en manger. Un jour un Waiapi propose à Vittorio de l’emmener à Rio Branco pour qu’il puisse prévenir les secours de son accident et pour retrouver sa famille qui est toujours perdue dans la forêt. Vittorio accepte et ils partent en pirogue le long du Purus, un affluent du fleuve Amazone. Après un dernier déjeuner de singe, ils partent pour Rio Branco. Ils naviguent pendant près de 5h jusqu’à une chute d’eau. Vittorio se demande comment ils vont la passer. Mais l’indien décide de passer sur la terre et de se remettre à l’eau en bas de la chute. Soudain ils voient arriver un crocodile et des caïmans et du coup Vittorio a peur mais l’indien le rassure qu’ils ne vont pas les attaquer s’ils ne les embêtent pas. Au bout de 10h de voyage ils arrivent enfin à Rio Branco. Vittorio est joyeux mais épuisé. Ils sont bien accueillis et du coup ils se font des amis vite. Vittorio prévient les secours puis va boire un coup pour remercier l’Indien de l’avoir emmené jusque là. Il fait une sieste car il est à bout de force. Au réveil de sa sieste quelqu’un lui explique que ce soir il y aura une fête. Le soir quand la fête commence Vittorio est joyeux mais à la fin de la fête il est triste parce que il doit quitter l’Indien demain matin et il sait qu’il ne le reverra plus. 

Le lendemain matin Vittorio fait un cadeau à l’Indien pour le remercier de l’avoir emmené à Rio Branco. Puis l’après-midi il repense à sa famille du coup il demande aux secours de repartir « mais avec moi ! » dit-il d’un air souriant. Plus tard Vittorio part avec les secours en hélicoptère. Au bout d’un certain temps il voit un hélicoptère craché avec la famille de Vittorio à côté de l’hélicoptère. Soudain Vittorio est plein de joie. Ils descendent vers la famille de Vittorio. Une fois revenue au village la famille prend une leçon qu’il faut toujours être bien équipé quand on part au dessus d’une forêt en hélicoptère. Puis la famille rentre chez elle et en retient la leçon. 

FIN

                                                                                                                 

Perdu dans la forêt vierge, texte de Jules

Les aventures de Jules Rouge-Gorge

par Jules 

Je m’appelle Jules Rouge-Gorge et j’ai 19 ans.

Je suis en train de piloter un avion au-dessus de la forêt vierge quand soudain le moteur me lâche. Il est en feu. J’ai une peur bleue. Surtout moi qui ai peur du vide.  Heureusement, à travers mon cockpit, j’aperçois une clairière avec une rivière. Ouf, je vais pouvoir éteindre le feu en me posant sur la rivière. 

Enfin, j’ai réussi à atterrir. Mais je crois que je me suis cassé le bras. Je sors de l’avion et je vais vite me chercher une liane pour me faire une attelle. Et après, je vais chercher du secours. J’espère que je vais en trouver dans cette jungle…

Je suis tellement inquiet que je me mets à crier : « Je vais mourir ! » Alors, pour me rassurer, je pense à ma famille. Je vois le visage heureux de mon grand-père quand il travaille le bois. Et celui de mon oncle ravi quand nous faisions des gâteaux ensemble.

Ça va mieux maintenant, je peux partir dans la jungle mais, je dois prendre mon sac à dos et je dois le remplir. 

A l’intérieur , je mets :

Une tente, une boussole, une lampe, des couteaux

Je me fabrique une canne à pêche.

Je cherche des vers de terre pour accrocher à l’hameçon.

Je me fabrique une lance avec un couteau.

Voilà, je suis prêt à partir dans la jungle ! 

Je marche le long de la rivière. J’aperçois un singe qui saute d’arbre en arbre.

Tout d’un coup j’entends un bruit alors je me retourne. C’est une mygale géante ! Je cours sans me retourner ! Puis, dès que je l’ai semée, je vais pêcher le premier poisson. C’est un brochet que je dévore après l’avoir fait cuire. Après, je monte ma tente pour aller dormir car il va faire nuit.

 Le lendemain, je me lève à l’aube, je prends mon sac et une banane. Je commence à marcher sur un sentier. Il y a plein de branches et de racines sur mon chemin.

Heureusement que j’ai pris un couteau. Je coupe les branches. Parfois, c’est difficile avec la chaleur et la pluie. Ah, je vois un temple ! Enfin, je vais pouvoir me mettre à l’abri. Oh, ça a la forme d’une pyramide. C’est peut-être un temple Inca ?

Il y a un panneau sur lequel il est marqué :

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Peut-être il y a un trésor dedans s’ils ont mis un panneau écrit avec du sang ? J’imagine un labyrinthe à l’intérieur plein de pièges mortels. Au bout, il y a peut-être un disque d’or qui représente le soleil ? Et si je le lance, il va peut-être illuminer mon cœur ?

Après avoir fait le tour du temple, il faut que je trouve à manger. Heureusement que je me suis fabriqué une canne à pêche et que j’avais pris quelques vers de terre. Je vais en accrocher un à l’hameçon, et repêcher au bord de la rivière.

Je prends des branches et des silex pour faire un feu et cuire les poissons.

Il faut que je trouve un avocat et un ananas pour manger aussi des fruits.

Je suis fatigué ce soir, je vais me coucher dans ma tente.

Le lendemain, à mon réveil, j’ai peur.

La brume dans les arbres ressemble à un tombeau et les lianes à des serpents. Je pense très fort à mes parents. Je n’ai même pas la force de me lever pour me fabriquer une canne. Comment vais-je pouvoir m’en sortir ?   

Le matin suivant, je me lève et je me m’interroge : « Où suis-je ? ». Tout d’un coup, je vois un homme. Je lui demande : « Qui êtes-vous ? »

Il me répond : « Je suis le chef des Waoranis et toi qui es-tu ? »

« Oh, moi je suis Jules Rouge-Gorge. Je me souviens avoir eu de la fièvre. Que s’est-il passé ? »

Le chef indien me dit : « Nous étions en train de chasser quand nous t’avons vu sur le sol, tout fiévreux. Alors nous t’avons ramené ici et nous t’avons soigné avec la Chiricsanango, une belle plante de feuilles blanches et violettes. »

« Oh, merci vous m’avez sauvé la vie ! », je lui réponds en étant un peu rassuré car j’avais peur que ce soient des cannibales.

Alors je lui pose la question : « Mais qui êtes-vous, les Waoranis ? »

« Nous sommes les gardiens de la forêt amazonienne. Nous continuons à chasser avec des lances et des flèches empoisonnées. » 

Le lendemain de cette rencontre avec les indiens qui m’ont sauvé, je sens mieux. 

Un des indiens me propose de remonter la rivière Tigre pour aller à Belém et repartir en France. Je prépare donc mon sac. Comme c’est le soir, je vais manger avec eux et je leur explique mes plans. 

« J’ai été ravi de te connaitre Jules, me dit le chef. Je m’attendais à ce que tu partes alors je t’ai fabriqué cet arc et ce carquois. Au nom des Waoranis, nous t’offrons ce totem, il te protègera des mauvais esprits. Tu partiras à l’aube. Nous avons mis à l’eau notre meilleur bateau et je te donnerai deux gardes. Que la chance soit avec toi ! »

Le lendemain, à l’aube, je fais mes derniers adieux aux indiens et je pars sur le Tigre.

Je prends le premier tour de ronde car il y a d’énormes jaguars dans les parages.

Je sors ma carabine, il me faut quatre balles pour tuer un singe que nous mangeons très vite mais il faut économiser des balles. 

Le soir arrive rapidement et je prends comme couverture la peau du singe. Je fais plusieurs cauchemars en me voyant mort, tué par une phoneutria, l’araignée errante de l’Amazonie. 

Tout d’un coup, je sors brusquement de mon sommeil. Un des gardes est en train de hurler : « Un serpent ! Il y a un serpent sur le bateau ! Nous avons essayé de le tuer mais nous n’avons pas réussi. Venez vite !!! »

En arrivant, je remarque que c’est un anaconda vert. « BOUM ! », je tue l’animal avec ma carabine. Les gardes sont rassurés. Enfin ils vont pouvoir dormir tranquillement. 

Le lendemain matin, après avoir mangé, je vais faire une sieste mais j’entends des bruits. Je plonge la tête sous l’eau et je vois des piranhas qui sont en train de casser la coque. 

Vite, je remonte la tête. J’ai très peur, et je dis aux gardes : « Remontez l’ancre ! ». Les gardes me répondent : « Mais, on vient de la mettre à l’eau ». 

« Je vous expliquerai plus tard. Faites ce que je vous dis ! » Les gardes remontent l’ancre et ils partent sans se retourner. 

Le voyage dure trois semaines. Dès que le bateau entre dans le port, je vais tout de suite voir la Police en disant : « Je suis tombé d’un avion et je voudrais retourner chez les miens. » 

Le policier lui répond : « Très bien. J’appelle la Police française tout de suite. Monte dans ce bateau, il te ramènera chez toi en France ! » 

« Merci beaucoup », 

Dès que je monte dans le bateau, je suis tout excité. Lorsque j’arrive, après 38 jours passés dans le bateau, je suis accueilli par sa famille comme un héros !

Fin.

          

Perdu dans la forêt, texte de Gabriela

Perdu dans la forêt vierge

Par Gabriela

Bien loin d’ici, au dessus de la forêt amazonienne, vole un avion. 

À son bord, il y a Leonard, notre fameux héros. Parti de Manaus, au Brésil, il va à Macapa pour retouver sa famille.

Cela fait longtemps qu’ils ne se sont pas vus à cause de sa mission d’étude sur la pollution de l’Amazone. 

Leonard fait 1m79, il est mince, athlétique et a 31 ans. Ses cheveux blond et raides lui tombent sans cesse devant les yeux. 

Alors qu’il est à mi-chemin, un bruit l’interpelle. 

Leonard vérifie le niveau de carburant. 

Oh Oh ! Il se rappelle avoir tout vérifié avant le départ, mais là, on dirait qu’il n’y a plus de carburant ! Il est obligé de faire atterir son avion en urgence. 

Combien de temps lui reste-t-il ? Comment trouver un endroit sûr dans la forêt vierge ? Il se concentre et soudain … il voit une clairière.

– Qu’est-ce que c’est ? se demande t-il. On dirait un champ abandonné… avec un peu de chance, je pourrais y atterrir !

Leonard commence sa descente, mais alors qu’il arrive au niveau des arbres, un des moteurs s’arrête. L’avion n’a presque plus de carburant et l’atterrissage risque d’être difficile. Heureusement, Leonard est un excellent pilote. L’avion avance un peu trop vite et accroche quelques arbres, mais Leonard arrive à se poser sans trop de dégats. 

Il a mal à la tête, mais il n’est pas blessé. Il descend de l’avion et regarde le paysage autour de lui. Aucune trace d’homme. Dans cette partie du monde, difficile à dire s’il y a un village à proximité. Il pense à la radio et retourne dans l’avion pour voir si elle fonctionne. Dans sa tête resonnent les derniers mots échangés avec avec la tour de contrôle  : 

« MAYDAY ! MAYDAY ! ». 

Hélas, la radio ne répond plus et Leonard pense qu’il est perdu.

– Je n’ai qu’une gourde à boire et peu de nourriture ! se dit-il.

Il pense à sa famille, sa femme, ses enfants. Aux gens qu’il aime: Valentin, Shirel, Paul-Antoine, Adélaïde, tout ses amis. Il a envie de rentrer chez lui, mais la jungle est immense ! Il risque sa vie.

Les idées se bousculent dans sa tête. Aucune n’est bonne ! Les bruits d’animaux lui font peur. Le courage manque. Personne ne sait où il est. Il voulait faire une surprise à sa fille pour son anniversaire. Cela ne sert à rien de rester sur place. Il pourrait attendre des semaines avant de voir les secours arriver.

    • Que faut-il faire ? Dans quelle direction aller ? se demande-t-il. 

Tout à coup, le courage lui revient.

– Pas question d’abandonner ma famille ! se dit-il. Il se lève, prend son sac à dos, met dedans tout ce qu’il trouve et qui pourrait lui être utile.

A bord de l’avion, il retrouve: 

– Une boussole, une lampe torche, un sifflet, de l’eau, des biscuits de survie, un couteau, une corde, un chapeau, des jumelles, des allumettes, un hamac.

Il n’oublie pas le cadeau qu’il avait préparé pour sa fille : un petit collier avec un coeur dans une boite rose.

Une fois son sac chargé, il descend de l’avion.

Il regrette ses vieilles cartes remplacées par les GPS. Ca lui aurait été bien utile.

Il essaye de se répérer avec sa boussole et de ce qu’il se rapelle de son trajet. Puis, il part vers l’Est. Au bout de quelques mètres il pénètre dans la forêt amazonienne.

Il s’est déjà aventuré dans la jungle, mais c’est une première dans ces conditions et seul en plus. Il marche lentement droit devant lui, voit des arbres géants, des lianes tombantes et quelque fleurs cherchant les rayons du soleil. 

Au bout d’une heure de marche, il aperçoit une source d’eau et quelques bananiers autour.

– Hourra ! Je suis sauvé ! Pour le moment en tout cas. Je vais en profiter pour remplir ma gourde d’eau fraiche, je n’ai plus d’eau à boire ! pense-t’il.

Il y plonge sa main.

–  Brrrrrrrr ! Quelle est froide ! Ca ne donne pas envie de se baigner ! se dit-il.

Puis il ramasse quelques bananes tombées par terre et les met dans son sac à dos. 

Tout d’un coup, il entend des bruits bizarres. Il écoute… On dirait des singes appeurés qui s’éloignent. Il a chaud, très chaud, et en plus, l’air est humide. Il a toujours mal à la tête et commence à être épuisé ! La nuit va bientôt tomber. Il est temps de se coucher. Il regarde autour de lui et en voyant deux arbres côte à côte, il se dit:

– Il y a de quoi attacher mon hamac. Cela fera l’affaire pour un campement ! 

Sa première nuit dans la jungle n’est pas de tout repos. Longtemps, il écoute toute sorte de bruits, guettant un éventuel danger qui pourrait le menacer. Enfin, il s’endort d‘épuisement.

  Au réveil, Leonard est bien décidé à avancer et part en exploration. Au bout de deux heures de marche, il trouve un sentier qui s’enfonce dans la forêt. Il se demande s’il doit le suivre ou pas ? La réponse est Oui. Il espère que ce chemin va l’amener à un campement d’indiens ou un village…

Après trois heures de marche, il perd tout espoir et décide de faire une pause.  La marche dans la forêt est difficile, il n’en peut plus. Il mange une banane et deux biscuits, et un quart d’heure plus tard, il repart de nouveau poursuivre son exploration. 

Au bout du chemin, il voit enfin, que la route ne mène ni à un campement d’indiens, ni à un village, mais à … un temple ! Il reconnait les images des temples Inca qu’il rêvait visiter dans son enfance. Impossible de résister à l’appel de l’aventure.

– Je vais faire un tour de ce temple, décide t-il. On ne sait jamais ce que je peux y trouver.

Le temple n’est pas très grand. 

-Il doit y en avoir d’autres dans les parages ! se dit-il. 

Il monte les marches pour voir la vue d’en haut en espérant réperer un village aux alentours. Quelle n’est pas sa déception quand, une fois au sommet, il ne voit qu’une étendue de verdure. 

– Ces ruines ne vont pas m’aider à retrouver mes proches ! se dit -il. Le voilà reparti dans la jungle, à la recherche d’êtres vivants qui pourraient lui porter secours. 

– Je n’ai plus rien à manger. Je vais chercher de la nouriture avant que la nuit tombe ! se dit-il. Dans les alentours du temple, il trouve une mangue, des baie rouges et une source d’eau douce. Il y remplit sa gourde, mange un peu et s’endort dans son hamac, fatigué.

Soudain au beau milieu de la nuit, il est réveillé par une morsure. Il prend sa lampe de poche et l’allume. Au départ, il ne voit rien, mais quelque secondes plus tard il aperçoit ce que c’est.

– U…U…UNE MYGALE !  crit-il. La bête qui est encore dans son hamac l’a mordu à la jambe gauche. Il sursaute et l’arraignée tombe par terre. Leonard a du mal à se rendormir. Il scrute les arbres autour de lui avec la peur que l’arraignée revienne, mais finit tout de même par se rendormir.

Le lendemain matin, il se réveille fatigué, sa jambe est gonflée et brûlante. Il a de la fièvre. Il essaie de marcher, mais c’est difficile. Au bout de quelque mètres, il tombe par terre au beau milieu de la forêt amazonienne. Tout au tour de lui il voit du vert partout.

– Où suis-je ? se dit-il. Doucement, ses yeux se ferment, il s’endort. Il fait un drôle de rêve. 

Les feuilles lui parlent. « Reveille-toi ! » disent-elles. « Ta jambe n’est plus gonflée ! ».

Les arbres ont des yeux et des bouches, ils lui parlent « Relève toi ! ».

Des dinosaures le regardent et certains le renifflent.

Au moment où Leonard perd conaissance, un petit groupe d’indiens Waiapi chassait dans la forêt. Ils ont entendu Leonard tomber et se sont précipité pour vérifier d’où venait le bruit. Voyant Leonard endormi par terre, ils l’observent, remarquent la morsure de la mygale et décident de le ramener à leur village.

Ils soignent Leonard durant deux jours avec des plantes de la forêt.

Quand Leonard se réveille, il se trouve dans une petite salle meublée d’un lit sur lequel il était allongé, une chaise et une table. Il apperçoit une porte à sa droite et essaye de se lever. Sa jambe lui fait encore un peu mal, mais elle est soignée avec des feuilles posées dessus. Il réussi à marcher et sort de la pièce. 

Dehors, il y a un petit groupe d’indiens qui discutent. Ils sont habillés avec un tissu rouge accroché à la taille et ont leurs peaux teintées de rouge. Un vieil homme le voit sortir de la salle. Il dit quelque chose que Leonard ne comprend pas. Il lui fait signe alors de venir et Leonard avance lentement vers eux. 

Le vieil homme montre sa jambe puis avec ses mains il mime une arraignée. Leonard comprend qu’il parle de sa blessure. 

Puis, une femme aux cheveux longs attachés avec un bandeau demande en mimant s’il veut manger. Leonard hoche la tête. Il commence à avoir très faim. La femme s’éloigne et revient avec un bol de soupe. Leonard le prend dans ses mains. La soupe est chaude et sent bon. Dès la première gorgée, Leonard veut montrer à la femme combien ça faisait du bien. Il frotte son ventre en faisant des ronds pour montrer que c’est bon, mais la femme ne semble pas comprendre son geste. «»Elle pense peut-être que j’ai mal au ventr?» Il a fait alors « Mmmmm » et la femme sourit.

 Quelques instants plus tard, un homme habillé normalement arrive. La femme au bandeau s’approche de lui. Il enlève ces habits et elle enduit son corps et son visage d’une sorte de pommade rouge.

– Je m’apelle Diego – se présente-t-il. 

Leonard est soulagé de constater que Diego parle sa langue.

– Et moi Leonard ! Heureux de vous connaitre. – dit notre héros.

– Heureux de te voir vivant. Tu dois te demander ce que c’est cette pommade rouge que j’ai sur mon corps ?

-Oui, c’est vrai, ça m’intrigue.

– C’est le jus du fruit de l’uruku qu’on met sur ma peau pour la protéger ! expliqua Diego. – Le vieil homme que tu as rencontré, juste avant c’est le chef de notre village. Moi, je vis entre la ville et notre village. Je représente notre tribue et défend ses intérêts. De nos jours, nous ne nous défendons plus avec les armes, mais juste avec la parole. Du coup, quand je suis en ville, je vis et je m’habille comme toi et ici, je vis selon nos traditions ! dit Diego.

  Pendant qu’un groupe d’hommes s’arme pour aller à la chasse, Diego propose à Leonard d’aller dans la forêt pour lui expliquer avec quoi il a été soigné. Il lui montre des arbres et des plantes inconnues jusqu’ici pour Leonard.

– Tu sais, nous avons tout ce qu’il faut dans la forêt, pour nous soigner et pour nous nourrir. Tout est gratuit ici, contrairement à la ville où tout est payant ! dit Diego.

– Allez ! il est temps de rentrer au village, nous allons faire une fête ce soir en ton honneur, nous nous reposerons ensuite et demain matin, je t’emmenerai avec Pablo à la ville où je travaille et tu pourras communiquer avec l’extérieur ! conclue t-il.

De retour de la chasse, les hommes rapportent des oiseaux et un singe. Pendant ce temps, les femmes ont recolté du manioc, du maïs et des fruits.

Tout le monde prépare la fête : les hommes allument le feu, les femmes préparent les aliments. Tout le monde se retrouve autour du feu et une discussion s’installe. 

Au moment où le Soleil commence à se coucher, les enfants viennent faire une danse accopagnés par le chant des femmes. Ensuite, c’est au tour des hommes de montrer leur savoir-faire. En faisant des gestes guerriers, ils racontent leurs histoires et miment la chasse, les combats et les croyances. Une fois le repas prêt, les femmes servent les aliments dans des bols qui sont distribués par les enfants.

Les enfants couchés, la soirée se terminent entre hommes. Ils racontent que leur forêt est ménacée. Ils ont gagné une bataille faisant annuler un décret permettant la déforestation pour utilisation industrielle de leur terre, mais le danger est toujours présent. 

Le lendemain matin, Leonard est reveillé dès le lever du soleil. Diego explique à Leonard qu’ils seront obligés de prendre une pirogue pour se rendre à Santarem où il travaille. 

– Le trajet va durer deux jours. C’est plus dangereux que la voiture, mais c’est plus rapide. Nous avons de la chance, il fait beau. D’abord, nous allons traverser une partie immergée de la forêt avant d’arriver sur la rivière Trombetas. Ensuite seulement nous pourrons atteindre l’Amazone. Le jour, il faudra faire attention aux aligators et aux piranhas et la nuit aux chauve-souris. On a pris des fruits et un peu de poisson. Cela devrait suffir pour le trajet ! expliqua Diego.

Le trajet parait long sur la pirogue qui avance grâce à la force des bras et des pagaies au mileu de la forêt immergées. 

Le paysage défile doucement sous les yeux de Leonard.

  Diego communique avec la nature et montre à Leonard les animaux dans la fortêt : les poissons, les oiseaux, les singes… 

A l’arrière de la pirogue, c’est le jeune Pablo qui dirige.

Une journée entière s’est écoulée pour nos trois héros et il est temps pour eux de se reposer avant d’entamer le deuxième jour. Ils accorchent la pirogue à un arbre et décident de dormir dessus durant quelques heures avant de reprendre leur trajet.

Cette nuit là, ils sont réveillés par un bruit sourd. Leonard sent que l’embarcartion s’enfonce subitement et apperçoit Pablo se jeter dans l’eau.

Diego se réveille aussitôt et plonge avec son ami.

Du rouge remonte alors à la surface et Leonard ne sait plus quoi faire.

– Pourvu qu’il n’y ait pas de piranhas … pense-t-il.

Les deux amis sortent de l’eau et tiennent un anoconda mort qu’ils viennent de tuer. 

Notre héros les aide à remonter sur la pirogue. Diego et Pablo sont contents, car ils sont sains et saufs et vont pouvoir manger de l’anaconda au petit-déjeuner.

– Comment l’avez-vous tué? demande Leonard.

– C’est Pablo qui lui a tranché la tête avec sa machette ! répondit Diego.

– L’anaconda s’approchait de toi pendant ton sommeil ! dit Pablo.

Au petit matin, Leonard déguste pour la première fois de sa vie, du serpent au mileu d’une forêt immergée, réchauffé par la douceur du lever de soleil. 

– Ca restera pour toujours dans ma mémoire ! dit Leonard à ses nouveaux amis.

Arrivé sur la rivière Trombetas, Pablo démarre le petit moteur de la pirogue. Elle avance plus vite à présent. Mais après une journée de bateau, l’arrivée qui était prévue pour le soir même a pris trop de retard.

– Nous n’avons plus beaucoup d’essence et la nuit va tomber. Nous continuerons demain sur l’Amazone, c’est trop dangereux pour le moment ! dit Pablo en coupant le moteur de la pirogue.

Cette fois, la nuit se passe sans emcombres.

Le lendemain matin, un canon de fusil réveille en sursaut Leonard.

Un bateau de pirates a accosté à côté de leur pirogue.

– L’ARGENT ! crie le pirate.

-Nous n’avons pas d’argent ! dit Pablo.

-JE VAIS VOUS TUEEEERRR ! Hurle le pirate.

Au moment où il vise Pablo avec son fusil, la police surgit de nulle part. La sirène surprend tout le monde, y compris les oiseaux qui s’envolent.

Les pirates lachent leurs armes et se rendent, car ils savent qu’ils n’ont aucune chance de s’échapper.

La police finit par remercier Leonard, Pablo et Diego. Nos trois héros ne comprennent pas trop toute cette histoire, car ils venaient juste de se réveiller.

-Oh ! L’essence ! On n’a plus d’essence! dit Pablo au moment de démarrer le moteur.

Un des policiers entend cela, et décide alors de leur donner un jerrican d’essence du bateau des pirates. Nos amis s’en sortent bien à nouveau. Tout le monde finit par se dire au revoir et reprend sa route: les uns après avoir arreté les pirates, les autres ayant récupéré de l’essence.

Pablo accélère mainenant sur l’Amazone et la pirogue file avec le courant.

Diego se retourne vers Leonard et lui montre quelque chose dans l’eau.

-Regarde, un Boto ! dit-il.

A ce moment, une ombre blanchâtre s’approche de leur pirogue.

Diego donne un poisson à Leonard.

– Jette ce poisson ! dit Diego.

Leonard lance le poisson et un dauphin saute hors de l’eau, l’attrape au vol et s’enfuit aussitôt. Leonard sourit. 

– Ouaaahh, je n’avais jamais vu de dauphin rose ! dit Leonard. Quel beau moment !

Quelques minutes avant d’arriver à Santarém, Pablo arrête la pirogue.

Diego et Pablo s’habillent avec des vêtements de la ville.

Leonard comprend que le voyage arrive à son terme. Il est triste de quitter ses nouveaux amis et content de retrouver sa famille.

La pirogue arrive à un embarcadère et un policier s’avance vers eux.

– Nous vous attendions. Nous avons été prevenu ce matin par radio par la brigade fluviale ! dit le policier.

Après tant d’aventures, nos trois amis sont émus, car ils savent qu’ils ne se revéront plus.

Leonard décide de laisser un souvenir à ses amis. Il donne son couteau à Diego et ses jumelles à Pablo. Il leur donne aussi tout son équipement de survie pour les aider à retourner au village.

Au loin, un hélicoptère attend Leonard. Le policier l’accompagne et fait signe au pilote pour le départ. 

L’hélicoptère decolle doucement. Leonard serre son sac contre lui et sent quelque chose de dur à l’intérieur. Il l’ouvre et découvre la sarbacane de Diego.

Il regarde par le fenêtre ses amis qui lui font alors les signes guerriers indiens. 

Il leur répond à sont tour par les mêmes signes.

Leonard comprend qu’il restera pour toujours l’ami des indiens Waiapi.

                                              FIN