Perdu dans la forêt vierge, jour 3

J’espère que la nuit vous a porté conseil et que vous avez fait atterrir votre héros sans trop de casse!jungle-4003374_1280

Maintenant, je vais vous demander de le (ou la) regarder attentivement. Il (elle) s’est assis par terre, a mis sa tête dans ses mains. Que faire? La radio de l’avion est hors service, il (elle) a peu de nourriture, et une seule gourde à bord. Il (elle) est à mille lieux de toute zone habitée, et ne sait même pas si le SOS envoyé en vol a été reçu par une tour de contrôle quelconque.

Ca y est, Vous l’avez bien observé votre personnage? Il vous serre le coeur, vous ne pouvez pas le laisser seul ainsi dans la forêt vierge! Vous allez l’aider à s’en sortir.

Aujourd’hui, je vous propose d’écrire deux paragraphes.

  1. Vous allez raconter les pensées de votre héros, tel que vous le voyez là, assis sur les cailloux, à coté de son avion. Essayer de montrer son découragement. Il pense aux gens qu’il aime (profitez en pour nous dire qui ils sont). Il réfléchit. Il a peut-être envie de s’allonger et de  mourir. Il se force à avoir du courage. Essayez d’imaginer ce que vous éprouveriez si vous étiez à sa place. Expliquez-nous ce qui ce passe dans sa tête.  Cela s’appelle un « monologue intérieur »
  2. Tout à coup, votre personnage décide de lutter, de vivre, d’affronter la jungle. Il va partir. Il se lève, il entre dans l’avion, il prend le petit sac à dos qui ne le quitte jamais et il engouffre dedans tout ce qu’il trouve et qui pourra lui être utile. Vous aller faire une liste de ces objets (à vous de les trouver. Je vous donne des exemples: canif, lampe de poche, boussole, biscuits de survie, sifflet…) Cela s’appelle dresser un inventaire.

 

Voilà maintenant un code secret. Déchiffrez le et vous saurez dans quelle direction votre personnage doit partir à l’aventure! Attention, la clé qui va vous permettre de craquer le code figure dans la photo ci-dessous.

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Bonne chance!

A demain

Sophie Humann

Perdu dans la forêt vierge, jour 2

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Depuis hier, vous avez appris à connaitre votre héros, ou votre héroïne. Vous ne savez pas encore tout d’eux, mais vous voyez déjà à quoi il (ou elle) ressemble, s’il porte une salopette, un short, ou une jupe vert pomme, s’il mordille la branche de ses lunettes noires quand il est inquiet, s’il déteste les bananes frites, ou quelques petits détails de ce genre… Il n’est pas interdit pour un auteur d’avoir envie de faire rire le lecteur, même dans un récit d’aventure!

Aujourd’hui, je vous propose de raconter la première scène de votre histoire.

Vous avez déchiffré la première phrase, l’incipit, comme on l’appelle (comme beaucoup de mots français, celui-ci vient du latin: incipere, qui signifie: commencer!).

Je vous l’ai déjà donné en message chiffré en morse. Je vous la redonne, au cas où:

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Maintenant, imaginez que vous êtes à la place de votre héros (ou héroïne). Le moteur de votre avion a des ratés. Vous êtes aux commandes de l’appareil, un petit avion comme il y en a beaucoup en Amérique latine, parce qu’il y a des montagnes difficiles à franchir par route, et la forêt amazonienne.

Vous êtes un excellent pilote, et vous comprenez tout de suite qu’il faut atterrir le plus vite possible. Jamais vous ne parviendrez à rejoindre un aéroport. Votre moteur est en train de vous lâcher. Vous descendez, vous descendez… En dessous de vous, un grand manteau vert: la forêt, la gigantesque forêt..

Vous avez peur, très peur. Votre cerveau tourne à toute vitesse.

Heureusement, là-bas, à travers le cockpit, vous venez d’apercevoir une tâche claire: vous criez: « Une clairière! je suis sauvé! »

Comme vous êtes un excellent pilote, vous parvenez in extremis (encore du latin) à vous poser..

Vous sortez de l’avion en titubant. Voilà ce que vous avez devant les yeux: jungle-4003374_1280.jpg

Petits outils pour raconter cette scène:

Montrez nous ce qui se passe. Si vous écrivez seulement « Il a peur », nous les lecteurs, ne ressentons pas la même peur que votre héros. Mais si vous nous racontez ses gestes un peu brusques, la sueur qui coule de son front, les pensées qui se bousculent dans sa tête, si vous nous racontez comment il réussit à poser son appareil , si vous nous décrivez le paysage qu’il a devant les yeux quand il sort de l’avion, alors, nous, les lecteurs, on s’intéressera à lui (ou elle) et on aura envie de continuer votre histoire…

Quelques mots utiles:

(vous pouvez en chercher d’autres)

Avion: cockpit, train d’atterrissage, hélice, tanguer, les ailerons, les ailes, le nez, la queue, le manche…

La peur:  frissonner, transpirer, affolé, glacé, serrer les mâchoires…

A demain, pour un nouvel épisode (et un nouveau message codé)!

Sophie Humann

 

Perdu dans la forêt vierge, jour 1

Règle de ce petit atelier d’écriture pour s’échapper du confinement.

  1. Le but est de vous aider à écrire une histoire d’aventure intitulée « Perdus dans la forêt vierge« .
  2. Il s’adresse aux enfants à partir de 8 ans, encadrés par leurs parents à la maison, ou leur enseignant à distance, ceux que j’ai déjà rencontrés, et tous les autres…
  3. Il va y avoir dix étapes. Chaque jour, du 23 mars au 27 mars, et du 30 mars au 3 avril, je publierai un nouveau message qui vous aidera à avancer dans votre histoire.
  4. Vous pouvez demander des conseils à vos parents, mais, surtout, ne les dérangez pas quand ils sont eux-mêmes en train de faire leur télétravail! Appelez aussi vos grands-parents pour leur demander des informations si vous avez envie. Ils seront certainement très heureux de vous aider à distance!
  5. Soyez honnête, ne recopiez pas les textes d’un autre, et ne faites pas écrire vos histoires par les adultes.
  6. Vous pouvez me laisser des messages si vous avez des difficultés.
  7. Après le confinement, je publierai sur mon site les histoires les plus réussies!

C’est parti!

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Alors, voilà, si vous avez réussi à déchiffrer le message en morse que j’ai envoyé dans le post précédant, vous avez compris que le héros de votre histoire est en mauvaise posture dans un avion.

Autant vous le dire tout de suite, il va devoir atterrir en pleine jungle… Mais c’est un peu trop tôt pour nous en préoccuper.

Il vous faut, vous, l’auteur, apprendre à le connaitre un peu mieux, ce héros (héroïne), avant de le(la) lancer à l’aventure.

Alors, aujourd’hui, je vous propose de mettre en route votre machine à imaginer pour lui donner de la vie.

Vous allez répondre à ce questionnaire:

Mon héros:

Quel est son nom, son âge, sa nationalité?

A quoi ressemble-t-il? Est-il gros, mince, petit, a-t-il des moustaches rousses? A-t-elle les cheveux frisés? Porte-t-il des lunettes noires, une verrue sur le front, un tatouage etc…?

Quels sont ses forces? Le courage? L’humour? Le souplesse physique? trouvez en d’autres…

De quoi a-t-il (elle) peur? Des araignées, des scorpions, de rien? à vous d’inventer…

Quelles sont ses faiblesses? un héros (héroïne) en a toujours! Il a peut-être peur des souris, ou les mains qui transpirent, il se met peut-être trop facilement en colère.. Réfléchissez! pensez aux caractères de gens que vous connaissez et mélangez-les!   

A-t-il (elle) des ennemis identifiés?

Qui sont ses amis? 

Quand vous avez répondu à toutes les questions, ( ça doit prendre plus que 5 minutes, si on se creuse vraiment la tête: au moins une demie-heure) vous dessinez votre héros, ou héroïne.

A vos plumes, et à demain!

Sophie Humann

 

Atelier d’écriture en ligne

Voilà, je vous avais promis des petits cailloux. Alors, à partir de lundi je commence un atelier d’écriture en ligne pour les enfants de 8 à 12 ans qui le souhaitent.

Puisque nous sommes confinés, partons à l’aventure dans notre imagination!

Inventons chacun une aventure dont le titre sera:

Perdu dans la forêt vierge

Chaque jour, je donnerai de nouveaux outils pour avancer dans votre histoire.

Vous êtes prêts?

Alors, traduisez ceci pour lundi, c’est la première phrase de votre histoire.

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Bon weekend!

Sophie Humann

Petits cailloux

Troisième jour de confinement à Paris.

Envie de grimper au creux d’un chêne avec un livre.

Envie d’aller voir si les bourgeons des arbres fruitiers ont gonflé.

Envie de faire une galipette dans l’herbe.

Alors, les enfants, je pense à vous, surtout à ceux qui sont comme moi, confinés dans un appartement.

Et je voudrais apporter chaque jour un tout petit caillou pour vous aider à amasser un trésor de patience.

Je commence par ce conte animé que vous propose le musée Giverny

Pièce jointe

http://www.iris.mdig.fr

Rendez-vous demain pour un message secret….

Bon courage!

Sophie Humann

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Berlin 1989: un mur s’écroule

Le Journal d’Anita pendant les derniers mois de la RDA. Sa grand-mère a connu la guerre et elle a fui sa région natale, donnée aux vainqueurs soviétiques. Sa mère a vu le mur se construire sous ses yeux…

Anita, elle, nage. Elle aligne les longueurs de bassins, elle rêve aux jeux olympiques, à l’Allemagne des Autres, à l’océan, à la Tour Eiffel… pour oublier que l’ombre de la Stasi ne laisse percer que de rares lumières. Elle nage pour ne pas se laisser vaincre par la rage, comme son amie Brigit. Elle nage parce que son père a disparu.

Elle va assister à la révolution pacifique de l’été 1989, qui a eu la force de détruire le mur de mensonges, de béton et de barbelés.

Sophie Humann

Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire » parution le 10 octobre 2019

 

« Là-haut sur la montagne…

… L’était un vieux chalet… ». Il fait trop chaud à Paris pour chanter, mais non pour rêver à l’air frais de Saint-jean-de-Sixt, où j’ai passé cinq jours en classe de lecture-écriture avec les CM2 et CM1 de l’Ecole Gerson (Paris), au Château de l’association Oval.

Il y a deux semaines. Une éternité…

Heures intenses où, dans une salle de classe au charme 1900, de l’imagination de quelques soixante enfants, ont jailli trois histoires inspirées par les Alpages qui nous entouraient.

Il ne nous restait plus qu’à conduire la vache Sybeline jusqu’en Inde- en passant par le Canal de Suez, s’il vous plaît- pour qu’elle puisse échapper à l’abattoir, à délivrer la pauvre Sixtine, enlevée sur le chemin de l’école à Genève et enfermée dans un vieux chalet poussiéreux, à sauver l’Europe enfin, tétanisée par une poussée de croissance végétale anormale, en négociant le remède à cette catastrophe.. auprès des Indiens Yanomanis du Brésil.

Facile, non?

Voici, pour vous y retrouver, quelques dessins au trait de nos auteurs-illustrateurs en herbe.

 

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