Perdu dans la forêt vierge, texte de Stan et Gabriel

Perdu dans la forêt vierge

Par Stan et Gabriel 

 

« SOS demande autorisation atterrir »

homme français 30 ans Tony Gauthier

mesure  : 1, 90 m et pèse 90 kilos

brun physique athlétique

avec une petite barbe

habillé avec une veste en cuir

point fort : Ping Pong  , vitesse , conduire, force et un puissant regard de tombeur

point faible : un peu raciste , il est pas discret , frileux ,

qui sont ses amis : son faire valoir qui s’appelle Samba

ennemis : Dave la pieuvre

CHAPITRE 1 : LE CRASH

« Sos demande autorisation atterrir«

– On va tous mourir, dit Samba

Moi j’ai peur mais je garde mon calme. Je suis un bon pilote, pourtant je sens que le moteur de mon avion a des ratés. Samba, mon ami, hurle ..

Ma radio grésille, je demande de l’ aide mais je crains que personne ne puisse venir à notre secours.

Tout d’un coup l’avion chute dans une clairière. On pourrait dire par chance, en plein milieu de la forêt  amazonienne .

Nous descendons de l’ avion heureusement vivants.

Samba pousse des cris de rage:

– Mais où sommes nous? Alors c’ est ça le meilleur pilote européen et bah bravo!

Il fait chaud et humide. Des arbres a perte de vue, de gigantesques cascades nous entourent.

J’essaie par tous les moyens de garder mon calme.

Il faut que nous rejoignions la ville le plus vite possible pour reprendre notre route.

Je suis assis par terre près de mon avion, découragé, au bord des larmes.

Je vérifie dans notre garde manger et nous n’avons de la nourriture que pour de deux jours .

Je pense aux gens que j’aime. Particulièrement à Samba avec moi.

Même si il a la peau de couleur foncée, il  a été très courageux de me suivre dans mon périple.

Je suis désespéré, en plus ma radio est brouillée .

Si je ne fait rien Donald la pieuvre, heu Dave la pieuvre, mon pire ennemi va retrouver le précieux sérum et anéantir le monde !

 

Après avoir passé de longues minutes à me lamenter sur mon sort, je puise dans le plus profond de mes ressources et je me ressaisis.

Je rentre dans mon avion. J’essaie de le réparer: je vérifie le moteur, les hélices et le train d’atterrissage, en vain. Tout est hors service.

Alors je décide qu’on continuera à pied.

Je prends mon sac à dos que je ne quitte jamais, ma raquette de Ping Pong, un tas de choses qui pourraient nous servir comme : une lampe torche , une boussole , mon couteau de survie, ma gourde, mon miroir pour vérifier mon regard de tombeur, ma veste en cuir, le peu de nourriture qu’il nous reste.

J’appelle Samba qui hurle toujours de peur et de rage depuis plusieurs minutes et nous nous aventurons dans la forêt amazonienne .

Chapitre 2 : DANS LA JUNGLE

Nous avançons avec la peur au ventre dans l’immense forêt vierge. Nos yeux ont des difficultés à s’adapter, les gigantesque arbres cachent le peu de lumière que nous avons.

Mon instinct de survie me dit de suivre le lit de la rivière, ainsi en cas de besoin l’eau sera toujours présente à nos côtés .

Il fait chaud et humide. Avec ma machette j’essaie de me frayer un chemin entre les fougères et les lianes coupantes comme des lames de rasoir.

Samba n’en peu plus. Il me supplie de nous arrêter pour boire à la rivière .

A genoux, il avale de cette eau terreuse. En levant les yeux ils voit une horde de piranhas qui le fait frémir. Nous repartons.

Des bruit mystérieux nous entourent .

Je crois reconnaitre le singe hurleur qui vit à 50 m de hauteur pour manger des fruits colorés. Nous marchons tranquillement quand soudain des feuilles tremblent  sur notre droite.

Je sursaute, je bondis et me retourne d’un quart de tour: un félin au pelage tacheté sort de la forêt. 

Samba crie

– Un jaguar !!!!!

– Reste derrière moi.

L’animal nous saute dessus.

Je me débats de longues secondes.

Heureusement la félin n’a pas encore atteint sa taille adulte.

Avec ma machette je transperce la bête .

Nous nous relevons. Mon ami n’ose  même me pas regarder, je  suis dans un bain de sang.

L’ adrénaline   me fait  repartir sans même vouloir me retourner .

Après plusieurs heures de marche qui paressent pour Samba interminables nous avançons plus vite que prévu

Mais je lui inflige un rythme élevé pour son gabarit peu sportif .  La nuit va bientôt tomber. Nous installons notre  camp: des hamacs avec moustiquaire pour éviter de  nombreuses piqures  par des centaines, je dirais même des milliers  de moustiques qui rodent chaque nuit dans la forêt vierge.

CHAPITRE 3 : LA DECOUVERTE DU TEMPLE 

La nuit a été mauvaise .

Dans cette forêt des millions de bruits d’ animaux ont perturbé notre sommeil .

A l’aube, nous commençons notre deuxième jour de marche . Samba a des courbatures, certainement à cause du violent crash et de cette difficile journée de marche.

Décidément il n’a pas de physique…

Après quelques pas, je me trouve face à un sentier.

Sauvés! A mon avis nous n’avons pas dû le voir hier soir avec la pénombre.

Nous décidons de le suivre. Avec un peu de chance, nous arriverons à trouver un village pour remplir notre garde-manger, sachant qu’il ne nous reste de la nourriture que pour 24 heures seulement. Il nous faut surtout de l’eau potable car avec cette chaleur moite nous transpirons à grosses gouttes.

Peut-être pourrons nous trouver un véhicule et avancer plus rapidement?

Après 3 heures de route épuisante, je suis exténué.

J’ai trop chaud. Je glisse ma veste en cuir dans mon sac dos. Maintenant les lanières me rentrent dans la chair.

Soudain, une merveille s’offre devant nous : un temple gigantesque se tient là. Certainement la trace d’une ancienne civilisation qui vivait ici.

Les façades sont gravées d’écritures indéchiffrables.

Il ne reste que la moitié du temple, je pense que ce gigantesque bâtiment servait à des cérémonies religieuses.

A  cet instant  précis je regrette de ne pas avoir une arme à feu sur moi car il y a peut-être des rebelles may may  cachés.

Je m’ avance à pas de loup pour faire le tour des vestiges.

Machette  à la main je me retourne et je vois plusieurs arbres couverts de fruits juteux et colorés : des mangues bien mûres. Au moins ça nous assurera le repas d’ aujourd’hui.

A mon retour Samba dort presque déjà.

J’installe le camp pour la nuit. Impossible de faire du feu, à cause de cette satanée humidité.

CHAPITRE 4 : LE REVE

Une douleur intense à la jambe droite me tire de mon sommeil.

Je n’ai aucune idée de l’ heure. Je cherche ma lampe torche. Je la trouve dans ma poche de pantalon que j’inspecte. Je ne vois rien pourtant ça me brûle

Rapidement j’ ai la réponse : une mygale grosse comme mon poing sort de ma botte.

Je tremble, je n’ose même pas bouger d’un poil, j’étouffe un cri.

Samba dort à poings fermés  .

Je sais par expérience que ma jambe va gonfler, elle sera brûlante car le venin se glisse peu à peu dans mon corps.

Je ne dois surtout pas bouger parce que mes organes seraient touchés plus rapidement .

Une famille, un enfant et ses deux parents, passent des vacances dans une petite crique méditerranéenne.  

L’ eau est turquoise, le sable fin.

Un vrai petit paradis 

Le petit garçon décide d’ aller jouer dans l’ eau 

Il court vers les vagues

Quelques mètres avant d’ y parvenir un pieuvre géante sort de l’ eau.

Le père de l’ enfant se jette vers la mer 

Il soulève le petit juste à temps et le l’envoie en direction de sa femme qui l’attrape en vol

Le monstre empoigne violemment le couple avec ses longs tentacules.

La pieuvre les gobe, puis se retire dans les fond marins.

Le petit bonhomme, Tony Gauthier reste seul sur le sable, 

Il est devenu orphelin à cause de Dave la pieuvre.

J’ouvre les yeux, je sens encore l’ eau salée sur mes lèvres.

Je me touche le visage à mains ouvertes : c’est de la transpiration, j’étais dans mon rêve.

Où suis-je?

Je regarde en l’air: c’est une cabane avec des feuilles en guise de toit. Je me redresse pour m’ assoir, épuisé. Ma jambe me lance encore. Des hommes torse nu, leur lance et hache à la main, discutent dans une langue non compréhensible. Les visages de ces mystérieux personnages sont tatoués de rouge. On a du m’enlever ma veste en cuir.

Je balaie la pièce avec mes yeux:  mon sac a dos est posé sur un rocher.

Quatre hommes entrent avec des branches sur l’épaule et un sanglier sauvage pendu par les pieds au centre. Personne ne me remarque, je me lève et traverse la cabane.

Samba essaie de communiquer avec ces indiens.

Je lui demande: mais ou sommes nous?

–  Hein tu t’es enfin levé ce matin! J’ai attendu que tu te réveilles. Je me suis mis à lever le camp. J’ai essayé de te réveiller, mais impossible. Puis quand j’ai vu ta jambe gonflée et ton front en sueur, je me suis dit que tu avait du te faire piquer. Alors j’ai voulu chercher de l’aide. Je t’ai porté sur quelques mètres, j’ai crié au secours et ses gens sont sortis de nulle part : des  Waorani d’ Equateur. Tu étais quasiment mort, mais ils t’ont soigné avec cette plante, regarde!

Il me montre un tas de feuilles. On aurait dit de la menthe. En m’approchant, je reconnais l’astragale, une plante qui guérit les morsures de serpent et de mygale.

– Un des indiens va nous amener en pirogue jusqu’au village le plus proche, c’est certainement là que nous pourrons trouver un véhicule et retrouver Dave la pieuvre et sa base dans les montagnes. Le voyage durera 3 jours jusqu’à la capitale.

Je me réjouis de cette nouvelle je commence a rassembler mes idées et mes affaires: nous partons demain à l’aube, mais avant ça j’ai faim!

Après 5 heures d’attente pour le sanglier à la broche, nous partageons un diner excellent sous les moustiques et la chaleur

CHAPITRE 5 : RETOUR A LA CIVILISATION

Cela fait déjà 1 heure que nous sommes partis. Nous voguons sur le Rio Napo. L’indien ne parle pas. Je sais qu’il a peur du dangers qui rodent comme les piranhas, les caïmans, les chauve-souris vampires (qui te sucent le cou la nuit), les anacondas.

La fièvre  intense  me reprend et malgré Samba qui jacasse je m’endors.

Je ne profite pas du magnifique paysage vierge du parc national Yasuni, ni des dauphins roses qui sortent à la tombée de la nuit

Nous entrons dans le port de El coca. Je me réveille avec le bruit du forage de pétrole qui ruinent les berges et les abords de la forêt. Nous avançons à petite allure jusque au barrage.

A terre, je salue l’ indien de la main et je le remercie. Le Woraoni d’équateur ne me regarde même pas. Ils ne sont décidément pas bavards.  Samba, lui, verse une larme en le voyant partir.

Dans cette ville j’espère trouver des informations sur la localisation de la base de Dave la pieuvre. Avec mon regard de tombeur on me donnera certainement ces informations

J’espère aussi trouver un véhicule tout terrain qui nous mènera vers Quito.

Vivement que je quitte cette jungle de malheur!

FIN

 

 

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