Perdu dans la forêt vierge, texte de Chloé

Perdu dans la forêt vierge

Par Chloé 

SOS DEMANDE AUTORISATION D ATTERIR

J’ai très peur. Je sais que l’avion va tomber dans pas très longtemps. Alors je me dis « il faut que j’atterrisse et vite sinon… je vais m’écraser ». Je vois devant moi une clairière. Je suis si soulagée que je lâche les commandes, l’avion tangue puis je les reprends de justesse et j’atterris sans encombre. Les grandes forêts amazoniennes que je vois devant moi me terrifient ; je me demande combien de temps je vais rester là, des heures, des jours peut-être ? Je vois un petit ruisseau qui coule devant moi et je me dis que je ne risque pas de mourir de soif !

Dès que je descends de l’avion, je pense à ma famille ; à mon père Hans, ma mère Eléonore, ma sœur Laura et à ma tante Suzanne. Je me demande si je les reverrai un jour. Ils m’avaient pourtant prévenue que si je partais en avion, il m’arriverait malheur ! J’aurais dû les écouter ! Les reverrai- je un jour ? Et ma copine Nina ? Et mon chat Milou ? Mais quelle idée j’ai eu de dire oui à ma maitresse pour ce voyage ? J’espère qu’ils ont reçu mon message SOS ! Pourvu qu’ils soient en route ! Je rassemble dans un sac à dos le plus d’affaires possibles : Boussole, montre, carte, biscuits, gourde, papier, crayon, lampe de poche, corde, casquette, couverture, couverture anti feu, allumettes, canif, tente, K-way, hamac.

Pour commencer ma première journée dans la forêt amazonienne, je décide de regarder si l’eau de la rivière est potable. Comme je me sens très fatiguée, je décide de dormir un peu. Quand je me réveille, je sens sous ma main un contact rugueux. Je la soulève et là, je pousse un grand cri. Une mygale d’environ 20 cm était nichée dans ma main. En me voyant hurler, elle s’est repliée sur elle-même. Quelques instants plus tard, j’entends un bruit, une sorte de rugissement lointain. Ma curiosité me pousse à aller voir ce que c’est. Il y a plein de branches partout, j’entends le gazouillis de petits toucans et de petits oiseaux puis je réentends ce rugissement, mais cette fois il me semble plus proche. J’aperçois derrière un buisson deux mâles jaguars d’environ un mètre trente qui se battent ; alors je choisis de m’éloigner sans faire de bruit ; mais, manque de chance un des deux jaguars m’aperçoit et se lance à ma poursuite. Alors je prends mes jambes à mon coup, mais le jaguar gagne du terrain et se rapproche dangereusement de moi. Tout près de moi, je vois un anaconda, il est énorme. Je décide de ruser en fonçant droit sur l’anaconda puis au dernier moment je saute sur le côté dans un buisson. Le félin ne m’ayant pas vu sauter, fonce droit sur l’anaconda. Une lutte acharnée entre les deux commence. Je l’ai échappée belle !!

En revenant vers mon campement, je sens une odeur étrange et je décide d’aller voir ; c’est une carcasse d’animal en voie de décomposition. Je poursuis mon chemin.

Pas très loin du ruisseau, je vois un buisson rempli de baies, je suis tentée de les goûter mais au moment où je vais en manger, je vois un crapaud en train d’agoniser. Ce dernier en a encore une dans la bouche. Alors je me dis qu’il ne faut pas que j’en mange car c’est du poison. Juste à côté se trouve un buisson avec des cassis. J’en mange beaucoup, c’est délicieux ! 

Le soir tombant, je construis ma tente à côté du ruisseau avec un feu de camp et je vais me coucher. Je ne suis pas très rassurée.  Au loin, j’entends les derniers chants du toucan.

Je suis réveillée par une émeute sur la berge. Deux caïmans se battent. Alors, je rassemble rapidement mes affaires, et je choisis de prendre le petit chemin que je vois devant moi. Il doit bien mener quelque part ; peut-être à un village avec des habitations. Il est très endommagé, je prends beaucoup de temps pour me frayer un chemin. Je m’avance, et je vois un tapir du Brésil qui mange des feuilles. Comme je ne sais pas s’il est dangereux, je me recule tout doucement pour ne pas l’effrayer. Je continue mon chemin et croise un ara tout bleu. Il est splendide et mesure environ un mètre. Je continue ma route. Je vois un arbre avec des racines très étranges et derrière, j’aperçois un temple en ruine. Ce doit être des indigènes qui ont dû le construire il y a longtemps. Je vais visiter ces ruines. Oh ! un tityus serrulatus! Il ressemble un peu à un scorpion. Je continue et je vois des statues de dieux, de jaguars et d’autres animaux étranges. Je gravis le petit escalier qui mène à la porte, et je vois derrière le temple un village abandonné. Je décide d’aller le visiter, là, je vois beaucoup d’animaux surtout des oiseaux. Il y a des toucans, émeraude d’Olivares, aras, colibris, chouettes à lunettes… Que c’est beau ! De plus, il y a de majestueux rayons de soleil au-dessus de ma tête qui rendent l’endroit magique ! Puis, je décide de continuer de visiter le temple, il y fait si sombre que je dois prendre ma lampe de poche et là, je vois… un squelette !!! Je décide de continuer l’exploration. Je découvre des statuettes et plein de ruines.  

Le lendemain, je continue de marcher dans cette jungle. J’espère trouver un être humain qui pourra m’amener avec lui et me prêter son téléphone pour avertir ma famille et dire que je suis en vie. Mais pour le moment, je suis dans cette forêt et il n’y a personne avec moi. Je me sens si seule, mais je garde espoir. Je cherche un moyen de manger, peut-être chasser, mais je ne me sens pas à la hauteur. Il faut que j’essaie de pêcher, sinon je vais mourir de faim. Je dois fabriquer une canne à pêche ou pêcher à mains nues ; mais je préfère l’idée de fabriquer une canne à pêche. Donc je m’aventure dans la forêt à la recherche d’un grand bâton et d’une sorte de corde. Pour cette dernière, je trouve une liane banisteriopsis carapi et une branche d’arbre mais, pour ne pas abimer la forêt, j’en prends une par terre. J’assemble ma canne à pêche. Je longe l’Amazone et je vois des dauphins roses sauter. Je continue de longer la rive à la recherche d’un endroit pour pêcher et soudain, je vois un gros rocher. Je me dis que ce sera l’endroit idéal. Trois quarts d’heure plus tard, je sens quelque chose tirer, alors je soulève ma canne et je découvre un Jacunda. Je fais un feu et je le fais griller. Puis je le mange. J’adore ! Après avoir fini mon succulent repas, je décide de commencer à chercher un endroit où dormir cette nuit. J’en trouve un très sympathique avec deux arbres pas très loin l’un de l’autre. Parfait pour mettre mon hamac. Puis je vais me coucher. Je me réveille en pleine nuit avec une douleur à la jambe. Je regarde et…je vois UNE ENORME MYGALE !!!!

Je descends de mon hamac pour essayer de faire quelques pas. Je tombe et je m’évanouis. Je suis en proie à d’étranges songes. Je suis en train de faire un feu et une mygale en sort suivi par des milliers de mygales et elles me disent « piquer NAOMI ; piquer NAOMI ». Elles se jettent toutes sur moi et me piquent et j’en meurt. Je me réveille en sursaut ; j’ai très mal à la tête. Je crois que j’ai de la fièvre à cause du venin. Je sombre dans un deuxième rêve tout aussi affreux. Une araignée est sur moi et me parle et je lui réponds. Elle crie HA HA HA et d’un coup elle se transforme en ma maman et chante la chanson de « la fleur au trésor » qu’elle me chantait quand j’étais petite. Puis elle se change en mon papa et me raconte une histoire comme il le faisait tous les soirs. Elle se retransforme en mon papi et ma mamie et me fait un long câlin. J’essaye de me dégager mais elle me serre si fort que je ne peux plus sortir. Puis je me réveille en sueur.

Ma fièvre est tombée. Je suis allongée sur un lit de feuilles et je me demande où je suis. Je vois une femme arriver avec un bol de soupe ou de purée ; un peu entre les deux. Je goûte et je sens qu’il y a du miel. Je demande à la femme :

-Où suis-je ? De quelle tribu êtes-vous ?

– … ?

Je reformule plus lentement.

-De quelle tribu êtes-vous ?

-T-A-N-O-M-A-N-I

Je lui montre le bol qui contient le miel. Elle me fait un signe dans la direction des fleurs présentes dans le vase. J’en déduis que le miel provient de là. 

Elle sort et revient avec une plante écrasée dans une coupelle et me fait un signe de la manger. Elle repart précipitamment. J’aperçois à travers le rideau deux hommes qui discute avec elle, puis d’autres indiens qui arrivent. Ils ont avec eux quatre pécaris et un singe hurleur. La femme revient et avec un geste m’invite à la suivre. Je la suis un peu chancelante et on s’assied sur un banc avec au tour tous les autres indiens afin de manger. Il y a du boa, de l’anaconda, du tapir, mais aussi des bananes, du mais, du manioc, des cacahuètes et des cannes à sucre. Il y a aussi beaucoup de choses que je ne connais pas. Je mange un peu de tout et j’apprends que le fruit qui ressemble un peu à une mangue s’appelle une papaye. C’est délicieux. Puis le chef de la tribu fait un signe et tout le monde sort de table pour aller se coucher. Je retourne dans ma petite chambre et je m’endors.

Quand je me réveille la femme d’hier est là avec du miel et je le bois. Elle me fait signe de la suivre. Elle m’amène devant deux hommes. Le plus grand prend la parole.

-THA O MONTANA A COHARET ?

Voyant que je ne comprends pas, il fait des gestes. Il me montre une pirogue puis le ruisseau et enfin l’immensité. J’en comprends qu’il veut m’emmener avec lui sur cette pirogue jusqu’au village le plus proche. Alors pour montrer que je suis d’accord, je hoche la tête. Il semble comprendre. Je rassemble mes affaires et nous prenons la route. Tout le village est venu me dire au revoir. Nous partons sur la rivière IRINI. Nous naviguons pendant trois longues heures avant de faire une pause sur la berge. L’indien me fait signe de rester ici. Il part chasser un petit singe. Moi, pendant ce temps, je me mets en quête de brindilles pour faire un feu. Quand il revient, je suis en train de sortir une allumette, alors il me fait un signe pour me dire non et me montre comment allumer un feu sans allumette. En premier, il prend une brindille qu’il frotte avec une autre. Ensuite, il met de la mousse et des feuilles mortes dessus et pour finir il souffle sur le tout doucement et des flammes commencent à jaillir. Puis, nous faisons cuire le petit singe. On le mange avec comme assiette des feuilles. Je fais un signe de dormir et je montre les alentours pour demander « Où allons-nous dormir ? ».

Il me montre le sol. J’aperçois une petite grenouille jaune. Je la pointe du doigt et il dit :

-« PHY-LLO-BA-TES TE-RRI-BI-LIS »

Je répète, PHYLLO quoi ?

-« PHYLLOBATES TERRIBILIS » dit- il.

Puis, il fait un signe d’aller dormir.

Un toucan croisse. C’est l’heure de se réveiller. Nous prenons la route après avoir mangé des cassis. Nous naviguons depuis deux heures quand un caïman nous prend en chasse. Nous ne sommes qu’à un kilomètre de Santarém donc l’indien accélère la vitesse et nous arrivons à destination sans embuche. 

-« Bonjour ».

-« Bonjour » répond dis-je.

L’homme qui parle est un policier. L’indien s’enfuit.

-« Qui es-tu petite ? »

-Je m’appelle Naomie et j’ai 9 ans ½.

-D’où viens-tu ? 

-De la forêt amazonienne.

-Que faisais- tu ?

Et je raconte toute mon histoire.

-« Waouh ! »

-Pourrait-on appeler ma famille ?

-Oui, suis moi, je vais te prêter mon téléphone dans mon bureau.

-Allo, papa, maman ?

Mon père dit : « c’est toi Naomi ? »

-« Oui »

« Eléonaure, vient vite, c’est Naomi ! »

Ma mère dit : « Que s’est-il passé ? Nous étions très inquiets ! ».

Et je leur raconte mon expédition.

Mon père dit : « Nous prenons un billet d’avion et nous arrivons ! Mais où es-tu ? 

Je suis à SANTAREM.

Deux jours plus tard, ils étaient là et je me dis que finalement tout se termine bien !

FIN

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