Perdu dans la forêt vierge, texte de Tiago

Perdu dans la forêt vierge

Par Tiago

Il était une fois un héros du nom de Mac Habanne. Agé de 18 ans et originaire de Normandie, il était moustachu, blond et portait un chapeau qu’il ne quittait jamais, sauf pour dormir. A l’écoute des autres, il était gentil et plutôt sportif. Il aimait les cannellonis. En revanche, il avait peur des piranhas.

Il n’avait pas beaucoup d’amis, son meilleur ami s’appelait Nestor. C’était d’ailleurs avec lui qu’il survolait la forêt d’Amazonie. Quand soudain l’avion tombait en panne. « Il faut vite trouver une solution », indiquait Mac Habanne. « Là, une clairière. Posons-nous ! » lui indiquait son copilote. 

L’avion parvenait à se poser sans trop de casse. Les deux aventuriers étaient sauvés. Ils cherchaient à manger avant que la nuit tombe. Un bananier se trouvait sur leur chemin. Ils pouvaient se remplir l’estomac.

Sa famille lui manquait beaucoup. Son instinct lui indiquait de suivre la rivière. Nestor récupérait une petite hache qu’il y avait dans l’avion. Ils allaient construire un radeau. Ils coupaient des branches d’arbres. La construction du radeau prenait du temps. La nuit tombait. « Demain, nous quitterons cet endroit. Il faut préparer notre départ », disait Mac Habanne. Ils récupéraient leur sac à dos dans l’avion. A l’intérieur, il y avait une gourde et deux boîtes de cannellonis.

Mac Habanne pensait à sa chérie, Hélène. Il avait une photo d’elle dans son portefeuille.

Après une nuit à se battre contre les moustiques, les deux amis partaient en radeau. Soudain, un tamarin lion volait le chapeau de Mac Habanne pour jouer avec. Il demandait à Nestor de pagayer plus vite pour rattraper le singe farceur. Mac Habanne tenait beaucoup à son chapeau car c’était un cadeau d’Hélène. Ils descendaient finalement du radeau pour courir après le tamarin.

Le singe semblait voler dans les airs puis il stoppait sa course à l’entrée d’un temple. Mac Habanne et Nestor y entraient. Ils apercevaient une grande salle très sombre. Le sol semblait lisse et visqueux. « Mais nous marchons sur des serpents ! Vite, courons ! ». Ils arrivaient à l’entrée d’une deuxième salle remplie de tamarins lions. Tout à coup, Nestor eut l’idée de sortir la hache du sac à dos. Les singes prirent peur et s’enfuirent. Mac Habanne pouvait récupérer son chapeau et il quittait le temple avec son ami. 

A la sortie du temple, Mac Habanne et Nestor essayaient de trouver des renforts. Ils appelaient à l’aide dans la jungle. Sans succès. Après une journée épuisante, ils passaient la nuit sous un arbre. Mais avant, l’aventurier décidait de pêcher du poisson et son ami de partir à la cueillette de fruits. Les pas de Nestor ressemblaient à ceux d’un éléphant. Un indigène passant dans le coin se cachait derrière les fougères. 

Mac Habanne et Nestor se retrouvaient. Scout dans sa jeunesse, Mac Habanne était un expert en feu. Au bout de cinq minutes d’efforts intenses à frotter des branches sèches, le feu s’allumait. Ils pouvaient manger les bananes de Nestor avec le tambaqui, un gros poisson pêché par Mac Habanne.

Pendant la nuit, Mac Habanne se réveillait. Il ne se sentait pas très bien, sa jambe lui faisait très mal. Une araignée l’avait piqué. Il tentait de se lever, mais il n’y arrivait pas. Allongé, il tombait dans un sommeil profond et rêvait du temps où il s’était marié avec Hélène. Ils s’embrassaient et faisaient la fête toute la nuit. C’était le bon temps, mais la douleur le réveillait à nouveau dans un endroit qu’il ne connaissait pas.

Mac Habanne demandait à Nestor comment ils étaient arrivés là. Son copain lui expliquait qu’une tribu, les Aruak, était passée par là car elle chassait près de leur campement. Les indiens avaient sauvé Mac Habanne grâce à leur guérisseur. Il s’appelait Paléchocote et connaissait toutes les plantes de la forêt. Grâce à un mélange secret, il avait empêché l’effet du poison. D’une étreinte virulente, Mac Habanne remerciait son sauveur.

Dans une langue incompréhensible, un indien rentrait dans la tente. « Pancho ! », criait-il en frappant sa poitrine avec sa main. « Moi Mac », « Moi Nestor », répondaient les deux amis. Le lendemain, au petit matin, Pancho emmenait Mac Habanne et Nestor jusqu’à la pirogue pour descendre le fleuve Tambo. Les deux hommes avaient confiance car Pancho leur parlait de Cuzco, la première ville à des kilomètres à la ronde. 

Les deux aventuriers avaient déjà entendu parler de cette ville, ancienne capitale de l’empire Inca. Mais il leur fallait naviguer trois jours pour atteindre leur but. Les trois hommes entendaient du bruit à l’arrière de la pirogue. Des piranhas voraces étaient en train de grignoter leur bateau ! Vite il fallait se dépêcher sinon ils seraient dévorés !

Arrivés à Cuzco, les secours avaient été prévenus. Mac Habanne et Nestor remerciaient Pancho qu’ils n’oublieraient jamais. Un hélicoptère les attendait, avec, à l’intérieur Hélène, qui avait organisé les recherches. Les deux aventuriers montaient à bord, sains et saufs, soulagés et heureux. Cette aventure avait changé Mac Habanne. Une chose est sûre : à présent, il aurait moins peur des piranhas !

Fin

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