Perdu dans la forêt vierge, texte de Ryan

Perdu dans la forêt vierge

Par Ryan

SOS demande autorisation d’atterrir. MAYDAY MAYDAY ! SOS !

Pas de réponse. Tant pis j’y vais quand même ! Kirb a peur. Il a les jambes qui tremblent et le cœur qui bat très vite. Il voit une grande clairière et il essaye d’y atterrir. Il arrive à stabiliser son avion pour se poser sans se crasher. Ouf il y arrive. Il se sent soulagé. Il sort de l’avion et découvre une grande clairière verte. Il n’y a aucun arbre autour. 

Il s’assoit sur une grande pierre. Il pose ses mains sur son visage. Il pense à sa famille, à sa petite sœur Julie qui a 12 ans et à ses parents. Il aimerait tellement être avec eux.  Il pense à son chat Malou. « Je n’ai pas de chance, pourquoi ça m’arrive à moi ? En plus je suis tout seul ». Il s’allonge et s’endort. Le lendemain il réfléchit et se dit « Que vais-je faire maintenant ? ». Il remonte dans l’avion.  Il décide de prendre son sac à dos rouge qui ne le quitte jamais et le remplit de provision : une pomme, son sandwich, des chips, des bonbons et une petite bouteille d’eau. Il ajoute un stylo, un carnet, une boussole, un couteau suisse, une lampe de poche et un hamac.

 Il commence à marcher pour trouver de l’aide. Il s’aventure dans la forêt. Il voit une rivière. Il décide de boire un peu. L’eau est froide et a bon goût. La rivière est peu profonde. Il suit la rivière en espérant tomber sur un village.  Après plusieurs minutes de marche, il commence à être un peu fatigué.  Il s’assoit sur l’herbe et en la touchant il voit qu’elle est humide. Il a faim et décide de manger. Il a tellement faim qu’il mange tout. Il regarde autour de lui. Les arbres sont très grands et leurs branches sont très longues. Il entend le bruit du vent dans les arbres et le son des oiseaux. Après quelques minutes, il reprend sa route. Il trouve par terre un grand couteau avec du sang. « Je ne suis peut-être pas seul dans la forêt ! ». Il le ramasse, le rince et le met dans sa poche. « Il me servira surement ! ». 

Kirb continue à suivre la rivière. Il aperçoit un sentier qui s’enfonce dans la forêt. « Je me demande où mène ce sentier ? ». Il hésite puis décide de le suivre. Le sentier est grand et le sol est plein de cailloux et de sable.  Kirb commence à avoir très mal aux pieds. Cela fait déjà 3 heures qu’il marche sans s’arrêter. Des branches longues et un peu dures l’empêche d’avancer. Il est gêné. Il prend le couteau trouvé et l’utilise pour couper les branches. Mais c’est difficile. Ça lui fait mal au bras. Il a envie de s’arrêter mais il ne peut pas rester coincé ici. L’endroit peut être dangereux. Kirb a très peur des serpents et il n’aimerait pas en voir un ! Il trouve le courage de continuer. Il sort du sentier et découvre un grand temple. « Waouh impressionnant ! ». Il s’avance pour le voir de près. Ce temple ressemble à une pyramide Maya. Elle est très grande et mesure au moins 50 mètres. Elle est faite de pierres. Il y a un grand escalier qui mène au sommet.

Kirb se demande si le temple est encore habité. Il fait le tour du temple mais ne voit personne. Il décide de grimper au sommet de la pyramide pour voir s’il y a un village quelque part. Il monte les marches, il s’aperçoit qu’elles sont hautes et grandes. « Elles font mal aux jambes ces marches » ! Il regarde en bas et a un peu le vertige. Il continue et arrive au sommet. « On voit tout d’ici ! ». La forêt est vraiment très grande.  En faisant le tour, il découvre une pièce cachée remplie de crânes humains. Il s’approche les voir de plus près. Il n’en avait jamais vu auparavant. Il prend un crâne entre ses mains et le regarde attentivement. Soudain, il entend le bruit d’un serpent à sonnette. Kirb lâche le crâne et hurle « non mais je rêve ! ». Le crâne se casse. Kirb a peur, il redescend à toute vitesse.

Il reprend sa route à la recherche d’un village où on pourrait l’aider. Il marche plusieurs heures sans rencontrer personne. Il est fatigué, il commence à faire nuit, il décide de s’arrêter et dormir un peu. Il sort son hamac de son sac à dos, c’était le dernier cadeau d’anniversaire que lui a offert son père. Il l’accroche à des branches. Il a faim et s’aperçoit qu’il n’a plus rien à manger. « Nom d’un petit bonhomme, j’ai tout mangé ! Que suis-je bête ! ». Il faut que je trouve quelque chose à manger ». Mais il fait nuit, ça va être difficile de chasser dans le noir. Il trouve un arbre avec des petits baies. Il en prend une petite et la goute pour voir si elle est bonne. « C’est plutôt bon ! » et en mange plusieurs. Ensuite il s’allonge et s’endort malgré les bruits des animaux. En pleine nuit, il se réveille car il a mal à la jambe gauche. Il allume sa lampe de poche qu’il avait gardé à côté de lui et l’allume. Il remonte le bas de son pantalon et voit une mygale géante ! Elle est énorme, poilue et couleur noir et orange. Il sent une piqure « aie elle m’a piqué la vilaine ! ». Il sursaute et tombe de son hamac. Il se relève et se dit « je ne reste pas une seconde de plus ici ! ». Il ramasse toutes ses affaires et reprend sa route.

Après 30 minutes de marche dans le noir éclairé par sa lampe, il sent sa jambe toute bizarre. Il s’arrête et l’observe. Elle est toute gonflée et brûlante. Il commence à paniquer et à avoir très chaud. Le venin de la mygale qui l’a piqué commence à faire effet. Il continue de marcher mais il commence à trembler et il s’effondre par terre. Il vomit. Il se met sur le dos et voit tous les arbres tourner au-dessus de lui. Le soleil commençait à se lever. Il s’évanouit. Il se réveille, il est pendu et enfermé dans un cocon blanc. Il panique et essaye de se libérer. Il utilise son couteau suisse pour couper le cocon, il arrive à s’enfuir. Il s’aperçoit qu’il a des ailes, « je suis un papillon, je vole, trop bien ! ». Il survole le forêt et se pose sur une branche. Tout à coup, il se fait dévorer par un oiseau, « aaahhhh » crie-t-il !

Il commence à se réveiller et se sent très fatigué. Il entend des voix mais il ne les connait pas. Il se demande où il est. Il se frotte les yeux et réalise qu’il n’avait plus d’ailes « quel rêve horrible ! ». C’est à cause de la fièvre qu’il avait fait ce drôle de rêve.  Il est allongé sur un lit de feuilles et voit un toit fabriqué avec des branches. Trois personnes autour de lui le regardent. Kirb ne le sait pas encore mais il a failli mourir. En effet, il a été trouvé et sauvé par un groupe d’indiens  qui chassaient dans la forêt. Kirb était inanimé au sol et brulant de fièvre. Ils l’ont porté à plusieurs jusqu’à leur village. Ces hommes étaient très forts ! 

Arrivé au village une femme lui avait préparé un remède contre la fièvre avec des feuilles de thé. Heureusement la potion a fonctionné et Kirb n’avait plus de fièvre ! Ce peuple était constitué par des indiens Waiapi d’Amazonie. Ils vivaient dans la réserve protégée de Renca. Ils étaient tous habillés d’une jupe en tissé rouge. Les enfants étaient tous nus ! Leurs petites maisons étaient construites avec de la paille et des branches. Il n’y avait pas d’électricité, ni d’eau et encore moins la télévision. Ils vivaient en groupe avec un chef. Il n’avait pas beaucoup de contact avec le monde extérieur. Kirb est soulagé car il n’était plus seul mais il avait un peu peur car il ne les connaissait pas. Ils étaient peut-être des cannibales !

Un des indiens commençait à lui parler. Mais il ne comprenait pas ! « Je ne comprends pas ce que vous dites ! Où suis-je ? ». L’homme qui s’appelait Rio, lui parlait d’abord dans son dialecte. Il réalisa que Kirb ne pouvait pas comprendre. Il lui parlait en portugais. Kirb avait appris cette langue au collège, quelle chance ! Rio lui raconta tout ce qu’il s’était passé et comment il l’avait sauvé. Kirb comprit que le peuple ne lui voulait aucun mal. Il était rassuré et le remercia. 

Rio lui proposa de le conduire en pirogue jusqu’au village Macapà, qui était plus grand et d’où il pourrait communiquer avec l’extérieur. Kirb était ravi et accepta. 

Avant le départ, il fallait prendre des forces et manger. Il lui donna du manioc, des baies, et un peu de poisson que Rio avait péché dans la rivière. Rio lui expliqua que pour vivre ils se nourrissaient de la cueillette, de la chasse, de la pêche et d’une petite agriculture.

Une fois le repas terminé, Kirb rassembla ses affaires, remercia son groupe de sauveurs et s’en alla avec Rio. Ils marchèrent plusieurs kilomètres avant d’arriver à la rivière Feliz. Une pirogue les attendait. Ils montèrent dedans avec toutes les affaires. Rio avait pris des provisions pour manger.

Ils commencèrent leur voyage et se mirent à pagayer.  La rivière était calme et l’eau vert foncé. Rio expliqua qu’il y avait des animaux dangereux dans l’eau et qu’il fallait être prudent.

Kirb avait un peu peur mais il se disait que le plus dur était derrière lui ! Rio chantait des chansons de sa tribu pour se motiver. Ils avancèrent pendant des heures avant de faire une pause. Ils s’arrêtèrent sur la terre ferme pour se dégourdir les jambes. Kirb avait chaud, pagayer était très fatiguant et il voulait se baigner. Il entra dans l’eau nagea un peu et Rio lui cria « attention il y a un crocodile !!!, Sort vite !!! ». Kirb nagea aussi vite qu’il put et sortit de l’eau. Son cœur battait à toute vitesse. « il y a trop de danger ici ! ». Ils reprennent leur route jusqu’au coucher du soleil. Ils s’arrêtèrent pour dormir à la belle étoile. Kirb était inquiet, il avait peur d’être encore attaqué par une bête. Rio le rassura. Kirb garda près de lui son couteau suisse. Heureusement il n’a pas été embêté par des animaux dangereux, sauf par des moustiques et son couteau suisse ne pouvait rien y faire !

Au petit matin, ils mangèrent des petites baies et reprirent leur chemin. Kirb était tellement impatient d’arriver qu’il ne profitait pas de la belle vue qu’il y avait !

Après deux jours de voyage, ils arrivèrent au village Macapà. Les deux nouveaux amis étaient épuisés mais contents d’avoir réussi ! Rio emmena Kirb dans une petite boutique qui avait une radio. Le propriétaire de la boutique appela les autorités pour les informer que le rescapé d’un crash d’avion avait été sauvé par des indiens et amené ici, il fallait donc venir le récupérer. Les sauveteurs se mirent en route. Kirb était sain et sauf ! 

Avant l’arrivée des secours prévue le lendemain, Kirb voulait profiter de sa dernière soirée avec Rio pour le remercier de lui avoir sauvé la vie. Ils discutaient de longues heures autour d’un bon repas pris au coin du feu. En souvenir de leur amitié, Rio fit un tatouage tribal sur le bras gauche de Kirb avec des formes géométriques et des symboles sacrés. Ainsi Kirb ne pourrait jamais oublier l’aventure qu’il avait vécu en Amazonie. Il souviendra à jamais de ce peuple indiens Waiapi qui lui avait sauvé la vie.

Kirb, épuisé par son aventure dans la forêt amazonienne, avait qu’une envie : revoir sa petite sœur Julie et ses parents pour les serrer fort dans ses bras !!! Et aussi retrouver son chat Malou qu’il voulait entendre ronronner.

Kirb avait qu’un objectif en rentrant : profitez de la vie après avoir frôlé la mort à plusieurs reprises !!!

FIN

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