Perdu dans la forêt vierge, jour 2

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Depuis hier, vous avez appris à connaitre votre héros, ou votre héroïne. Vous ne savez pas encore tout d’eux, mais vous voyez déjà à quoi il (ou elle) ressemble, s’il porte une salopette, un short, ou une jupe vert pomme, s’il mordille la branche de ses lunettes noires quand il est inquiet, s’il déteste les bananes frites, ou quelques petits détails de ce genre… Il n’est pas interdit pour un auteur d’avoir envie de faire rire le lecteur, même dans un récit d’aventure!

Aujourd’hui, je vous propose de raconter la première scène de votre histoire.

Vous avez déchiffré la première phrase, l’incipit, comme on l’appelle (comme beaucoup de mots français, celui-ci vient du latin: incipere, qui signifie: commencer!).

Je vous l’ai déjà donné en message chiffré en morse. Je vous la redonne, au cas où:

. . . /- – – / . . . /    – . . /. /- -/. – / – . / – . . /./   . – /. . – / – / – – – /. – . /. . / . . . / . – / – / . . / – – – / – . /   . – / – / – /. / . – . / . – . / . . /. – . /

 

Maintenant, imaginez que vous êtes à la place de votre héros (ou héroïne). Le moteur de votre avion a des ratés. Vous êtes aux commandes de l’appareil, un petit avion comme il y en a beaucoup en Amérique latine, parce qu’il y a des montagnes difficiles à franchir par route, et la forêt amazonienne.

Vous êtes un excellent pilote, et vous comprenez tout de suite qu’il faut atterrir le plus vite possible. Jamais vous ne parviendrez à rejoindre un aéroport. Votre moteur est en train de vous lâcher. Vous descendez, vous descendez… En dessous de vous, un grand manteau vert: la forêt, la gigantesque forêt..

Vous avez peur, très peur. Votre cerveau tourne à toute vitesse.

Heureusement, là-bas, à travers le cockpit, vous venez d’apercevoir une tâche claire: vous criez: « Une clairière! je suis sauvé! »

Comme vous êtes un excellent pilote, vous parvenez in extremis (encore du latin) à vous poser..

Vous sortez de l’avion en titubant. Voilà ce que vous avez devant les yeux: jungle-4003374_1280.jpg

Petits outils pour raconter cette scène:

Montrez nous ce qui se passe. Si vous écrivez seulement « Il a peur », nous les lecteurs, ne ressentons pas la même peur que votre héros. Mais si vous nous racontez ses gestes un peu brusques, la sueur qui coule de son front, les pensées qui se bousculent dans sa tête, si vous nous racontez comment il réussit à poser son appareil , si vous nous décrivez le paysage qu’il a devant les yeux quand il sort de l’avion, alors, nous, les lecteurs, on s’intéressera à lui (ou elle) et on aura envie de continuer votre histoire…

Quelques mots utiles:

(vous pouvez en chercher d’autres)

Avion: cockpit, train d’atterrissage, hélice, tanguer, les ailerons, les ailes, le nez, la queue, le manche…

La peur:  frissonner, transpirer, affolé, glacé, serrer les mâchoires…

A demain, pour un nouvel épisode (et un nouveau message codé)!

Sophie Humann

 

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